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Marine Labaisse

dimanche 20 mai 2018

Le Royaume d’Éna — Livre I

Chapitre 2

« Nos ingénieurs, avec l’aide des Mages, ont mis au point des sphères lumineuses capables de recevoir la lumière de Fos pour la redistribuer ensuite lors de l’obscurité. Elles furent nommées lampions. »

Rapport du conseiller Farü au Chancelier Genvger.
(Ronde 3, Premier Cycle, 433)



La pluie claquait sur les toits des Hauteurs, presque assourdissante dans le silence de la ville. Ses gouttes se liaient en un torrent qui s’échouait au sol et allait jusqu’à recouvrir les dalles inégales des bas-fonds de Völlat, vestiges d’un temps où des pieds plus respectables les foulaient. On évitait de s’aventurer au-dehors par ce temps lorsque l’on habitait les strates les plus basses de la ville : ce n’était pas les larmes de Neró qui tombaient sur les visages, mais une eau salie par son passage aux étages supérieurs. Seuls les citoyens de première classe pouvaient prétendre à la bénédiction de la Lune d’Eau. D’ici-bas, l’astre n’était pas même visible, à moins de se placer sous l’un des rares puits de la cité.

De nombreuses révolutions plus tôt, on ne trouvait rien à cet endroit, un simple gouffre dans la roche du flanc de montagne contre lequel Völlat avait été bâtie. La ville s’était étendue depuis cette position en hauteur stratégique, descendant petit à petit vers la plaine, mais cela n’avait pas suffi à recevoir la population toujours plus grandissante. Alors le gouvernement avait mandaté les meilleurs ouvriers, des dizaines de Mages, et quelques ingénieurs afin d’exploiter ce précipice à l’arrière de la capitale. La magie avait sécurisé les travailleurs attelés à la construction d’énormes escaliers à même la falaise et lissé le sol inégal pour rendre le dallage possible.

Pendant un temps, vivre au fond du gouffre était un privilège réservé aux plus riches Citoyens. On y organisait des soirées dont les échos montaient jusqu’aux hauteurs de la ville et narguaient ceux qui n’avaient été conviés. Puis le souci démographique revint à la charge. Au cours des trois révolutions qui suivirent, les ingénieurs durent redoubler d’inventivité pour créer étage sur étage, jusqu’à combler le canyon, ne laissant que çà et là des puits de lumière. Cinq strates se succédaient, des bas-fonds de Völlat aux Hauteurs. Plus personne n’enviait les habitants au pied du gouffre.





Une silhouette encapuchonnée évoluait furtivement dans les allées, se tenant loin des rares lampions et des quelques badauds postés sur le perron des tavernes et autres lieux peu fréquentables. L’obscurité presque impénétrable du dernier étage était une aubaine pour quiconque cherchait à fuir les regards, et une règle tacite dictait aux résidents de ne pas poser de questions. Il se tramait des histoires peu reluisantes, mais rares étaient ceux qui osaient se tourner vers les Guerriers affectés au secteur ; les représailles des coquillards dissuadaient.

Une mèche blanche s’échappa de la cape sombre, et Zoya s’empressa de la replacer derrière son oreille. Elle aurait dû prendre le temps de tresser une natte de ses longs cheveux avant de partir, mais il était déjà tard lorsqu’Alren lui avait confié sa mission. Si elle avait attendu le lendemain, nul doute que tous les regards auraient été posés sur elle. Elle demeurait, après tout, l’unique Réceptacle encore présent dans la capitale. La pensée lui serra le cœur.

La trahison de Wilann, la disparition de Jonah, et maintenant celle de Mihren. Trois sur cinq. Le peuple se demandait certainement qui serait le prochain et ce qui allait advenir à la suite de ces disparitions. La faiblesse de Gi suffisait déjà à créer la panique. Mais ils oubliaient une question essentielle : pourquoi ? Quelle raison pouvait bien pousser Wilann à agir ainsi ? Cela faisait sept révolutions que Zoya tentait de trouver une réponse, en vain. Le Réceptacle de Fotiá avait toujours été un bon guide pour elle, une figure respectable et douce. Sa trahison restait un mystère douloureux.

« Hey, la petite ! Si tu cherches un endroit où crécher, j’peux te faire une place dans mon plumard. »

Zoya ne daigna pas accorder un regard à l’ivrogne qui l’apostrophait. D’un léger mouvement de poignet, elle envoya une bourrasque contre un gobelet de bois vide. Un grognement indiqua à la jeune femme que l’objet venait de percuter l’importun en plein visage, et elle s’autorisa un petit sourire satisfait. Elle détestait les remarques sur sa taille.

La voix de Mihren s’insinua dans son esprit pour l’appeler à la prudence. Elle se rembrunit aussitôt : le vieil homme lui manquait. C’était lui qui l’avait formée ; étant tous deux des Réceptacles de lunes, ils possédaient une affinité naturelle. Cela fut d’autant plus prononcé lorsque les parents de la jeune femme disparurent, Mihren s’apparentant le plus à ce qui lui restait de famille. Il avait endossé ce rôle sans hésiter, et Zoya lui devait sa force d’esprit et de cœur.

Elle s’arrêta net au détour d’une ruelle : devant elle, une altercation venait d’éclater et deux Guerriers accouraient pour mettre fin au grabuge. Plusieurs vigies flottaient dans les airs. Zoya recula doucement jusqu’à retrouver l’obscurité, puis fit volte-face et emprunta une rue parallèle. Elle allait devoir se montrer prudente : les petites bulles de surveillance volantes ne tarderaient pas à libérer les lieux pour reprendre leur patrouille.

La jeune femme vouait une haine viscérale aux vigies. Elle ne comptait plus les fois où ces espions l’avaient empêchée de quitter Völlat sans autorisation préalable du Chancelier. Le gouvernement avait bien tenté de lui coller une surveillance permanente, mais la famille royale s’y était opposée.

Zoya avait besoin de sa liberté, et les rares retraites qu’on lui octroyait étaient loin de suffire. La situation l’avait rapidement amenée à connaître la capitale sur le bout des doigts, ainsi qu’à gagner en discrétion. Ses escapades et son enseignement militaire en faisaient une femme redoutable. Si elle n’avait pas été l’hôte d’Ánemos, la Confrérie aurait tout entrepris pour la recruter dans leurs rangs.

Elle avançait dans les ombres des allées, évitant au maximum les lampions et les espaces où le toit laissait place au vide ouvert sur le ciel. Elle ne pouvait la voir d’ici, mais elle savait que sa Lune s’était levée depuis quelques rayons. Elle formula une prière muette :

« Veille sur mes pas. »

Enfin, elle parvint au nord-ouest de la cité, à l’endroit où elle savait se trouver une porte condamnée dans la muraille. Rares étaient ceux qui connaissaient son existence, cela faisait des cycles que personne ne l’empruntait plus. Elle servait autrefois à laisser un passage pour l’acheminement des matériaux, lorsque les premiers travaux avaient eu lieu dans le gouffre. Ezfëm était encore en guerre à l’époque, et la muraille avait constitué la priorité de la cité lors de son élargissement. Et au plus proche de la roche naturelle, cette imposante porte de bois, suffisamment grande pour qu’un attelage puisse s’y glisser, dissimulait en son sein un huis à taille humaine.

Zoya l’avait trouvée lors d’une expédition et il lui avait fallu une bonne vingtaine de rondes pour réussir à l’ouvrir. Depuis, elle l’utilisait quand la situation l’exigeait, sans en abuser pour ne pas attirer les soupçons, et prenait soin de repositionner les plantes grimpantes qui recouvraient le bois et dissimulaient la sortie.

Plus qu’une demi-lieue et elle serait…

« Ouch ! »

Zoya se redressa d’un bond, replaçant hâtivement le capuchon qui avait glissé de sa tête dans la chute. Devant elle, celui qui venait de la percuter de plein fouet se frottait le crâne, encore étendu au sol. Une grimace barrait son visage à peine visible dans le noir. La jeune femme vérifia rapidement les alentours, mais la rue restait vide et silencieuse, tout juste troublée par le bruit de l’eau qui s’écoulait. Qu’est-ce que cet homme pouvait bien faire ici ? Il n’y avait pas de tavernes dans ce coin, seulement des logements abandonnés et la décharge. L’avait-il suivie ?

Le Réceptacle s’approcha de l’inconnu encore au sol et l’empoigna par le col pour le soulever. Il était léger, mais ridiculement grand : elle avait beau le tenir aussi haut que possible, ses pieds touchaient terre sans problème. Elle se contenta donc de resserrer son emprise, bloquant son cou dans le tissu de sa chemise.

« Qui es-tu ? » siffla-t-elle.

Le jeune homme – elle pouvait discerner les traits de son visage à cette distance – leva les mains en signe de reddition :

« Du calme, ma p’tite dame. Désolé de t’avoir bousculée, mais je te veux pas de mal. »

Zoya s’apprêtait à lui faire comprendre le fond de sa pensée lorsqu’un léger vrombissement lui fit suspendre tous mouvements. Elle connaissait ce bruit : une vigie. Elle poussa l’indésirable entre deux bicoques en ruines et plaqua une main sur sa bouche pour l’empêcher de parler. Si son attention n’avait pas été tournée vers le système de surveillance, elle aurait aperçu un air surpris, puis amusé, se dessiner sur le visage du jeune homme.

Le bourdonnement se fit plus insistant. Une faible lueur éclaira la ruelle où ils s’étaient trouvés quelques gouttes plus tôt. Zoya retint sa respiration et appuya plus fort sa main sans s’en rendre compte. La vigie apparut devant eux, flottant doucement dans les airs. Tout comme les lampions accrochés aux murs, elle était de forme ronde et pouvait tenir dans la paume. Seul l’avant dégageait un faisceau lumineux qui éclairait le chemin et permettait au Mage la contrôlant à distance de voir à travers l’artefact. Elle n’avait plus qu’à prier pour que celui-ci n’ait pas l’idée de tourner la vigie sur sa droite.

L’attente lui parut interminable, mais l’espion s’éloigna enfin vers une allée adjacente. Avec un soupir soulagé, Zoya relâcha la prise qu’elle avait maintenue sur l’étranger. Celui-ci massa doucement sa mâchoire malmenée :

« On dirait pas comme ça, mais t’as sacrément de force. »

Zoya regretta instantanément sa décision. Il ne semblait pas savoir se taire. C’était bien sa veine. Elle ne comptait pas s’éterniser de toute manière.

« Fais attention où tu mets les pieds, la prochaine fois », lui lança-t-elle avec un dernier regard noir avant de faire volte-face.

Elle s’apprêtait à quitter la niche dans laquelle ils s’étaient réfugiés lorsque deux bras l’attirèrent en arrière. Son dos percuta ce qu’elle devina être un torse, et une main se plaqua sur sa bouche. Elle avait comme une impression de déjà-vu.

Zoya se préparait à régler son compte au jeune homme, mais elle entendit ce qu’il avait perçu bien avant elle : des bruits de pas. Plusieurs voix s’élevèrent :

« Je l’ai vu partir dans cette direction !

— Fouillez toutes les maisons, chaque recoin. »

La peur s’insinua lentement dans l’esprit de la jeune femme, et elle se força à respirer calmement pour la chasser et rester maîtresse d’elle-même. Si l’alerte avait déjà été lancée pour sa disparition, elle n’avait que peu de temps pour quitter la cité.

Au loin, elle entendait les portes qui claquaient, les rares pièces de mobilier restantes dans les habitations abandonnées qui se renversaient. Une incessante rengaine indiquait qu’ils n’avaient rien trouvé. Ils se rapprochaient.

« Je te jure que si je lui mets la main dessus, il va me le payer cher. Foutu voleur. »

Zoya leva deux sourcils étonnés ; ces hommes n’étaient pas à sa recherche. Ils n’étaient pas membres de la Confrérie. Il ne lui fallut pas longtemps pour comprendre qui était la cible de leur courroux. C’était donc pour cela qu’il s’était retrouvé à courir dans un coin si désert. Tout faisait sens à présent.

Deux solutions s’imposaient à elle : maîtriser l’homme qui la ceinturait et le livrer à ses amis, ou bien l’aider à fuir. La première proposition était incroyablement tentante, mais cela signifiait s’exposer inutilement, au risque qu’on la reconnaisse. Non, elle n’avait pas vraiment le choix…

Zoya dégagea l’une de ses mains pour faire danser ses doigts dans la direction opposée à la leur. Le souffle serpenta lentement dans la rue, fit rouler quelques pierres, puis s’engouffra dans une maison vide où il devint tornade. Le bruit alerta aussitôt les traqueurs qui s’élancèrent :

« Il est là ! Ne le laissez pas s’échapper ! »

Mais le vent conservait une longueur d’avance, il glissait de logements en ruelles, percutait des couverts qui tintaient sur le sol, perturbait les hommes qui ne savaient plus où donner de la tête. Chaque courbe, chaque impact obéissait au désir du Réceptacle. Le souffle d’air les mena toujours plus loin, jusqu’à ce qu’enfin on ne les entendît plus. Zoya ferma les yeux pour se concentrer : aucun bruit n’était plus discernable. Danger écarté. Bien.

Elle asséna un violent coup de coude dans l’estomac du voleur qui relâcha sa prise sous le choc. Vive, elle se retourna, dégaina le coutelas accroché à sa ceinture et le plaqua contre la gorge de son adversaire.

« Ne refais plus jamais ça », siffla-t-elle, les dents serrées.

Le jeune homme ne sembla pas effrayé, ni même impressionné. Une lueur malicieuse brillait dans ses yeux tandis qu’un sourire étirait ses lèvres :

« Tu es la Vénérable. Je savais bien que ton visage me disait quelque chose. On a rarement l’occasion de vous voir traîner par ici. Vous préférez les Hauteurs d’habitude. Alors pourquoi la Vénérable Zoya viendrait-elle se cacher dans les bas-fonds ? Je suis curieux.

— Ferme-la ! »

Elle avait crié. Elle s’en voulut immédiatement. Mihren lui avait appris à rester calme en toutes circonstances. Ses parents lui avaient inculqué la maîtrise de soi. Elle-même se targuait d’être inébranlable.

« Ou quoi ? la provoqua-t-il. Tu vas m’égorger peut-être ? Me fais pas rire. »

Il avait raison. Elle ne pourrait pas le tuer. C’était contre nature, contre le désir des Astres. Ánemos ne tolèrerait pas qu’elle s’abaisse à un tel acte. Elle n’était pas Wilann. Elle n’était pas une traîtresse.

Doucement, elle baissa sa lame et recula de deux pas. Elle devait partir, et vite. Elle avait déjà perdu bien trop de temps. Que penserait le prince Alren si elle se faisait intercepter avant même d’avoir pu sortir de Völlat ? Elle ne pouvait pas faillir à sa mission, pas celle-ci. Leur vie à tous en dépendait peut-être.

« Tu ne m’as pas vue. Si tu respectes un tant soit peu nos Astres, tu ne diras rien. »

Face à elle, le voleur haussa les épaules avec une moue :

« Je les respecte. Mais je ne conclus jamais de marché où je n’ai rien à gagner. »

Quelle surprise, de la part d’un chapardeur.

Elle garda sa pensée pour elle. Celui-ci se tenait nonchalamment face à elle, et Zoya prit le temps de l’observer un peu. Il faisait bien une tête de plus qu’elle – elle se refusait à admettre que la différence était plus marquée que cela – et était si maigre que la moindre bourrasque aurait pu le casser en deux. Il était difficile d’y voir plus clair dans la pénombre, mais ses cheveux ébouriffés semblaient sombres. Elle ne parvenait pas à percevoir la couleur de ses yeux. Il n’était ni fils d’Ánemos, ni de Neró. Un Soleil donc. Il en avait le tempérament.

La jeune femme ne se départit pas de son regard dur. Elle était énervée. Contre le mécréant, mais surtout envers elle-même. Ce n’était pas dans ses habitudes de se retrouver dans des situations pareilles, son sort entre les mains d’un autre. La vie ne te fera pas de cadeaux, Zoya. Ne compte pas sur les autres pour arriver à tes fins. Tu dois rester maîtresse de toi-même. Combien de fois sa mère le lui avait-elle répété ? Elle pensait avoir retenu la leçon. De toute évidence, ce n’était pas le cas.

« Qu’est-ce que tu veux ? » céda-t-elle.

Son interlocuteur, lui, conservait son sourire joueur. Elle aurait voulu le lui arracher.

« Sortir d’ici. Et si j’en crois ce que je vois, toi aussi. Je sais pas où tu vas, mais j’en suis. »

Il savait ce qu’il voulait. Le ton de sa voix véhiculait une motivation sans faille, malgré l’air léger qu’il portait au visage, et sa réponse ne s’était pas fait attendre.

Celle de Zoya fut implacable :

« Non. »

Elle savait l’entrevue sans issue. Il ne ferait aucune concession, elle non plus. Elle n’avait pas le choix. Un poing aussi précis que violent vint percuter l’estomac du malheureux, le pliant en deux, et Zoya fit volte-face pour reprendre son chemin, sans se retourner. Elle détestait la violence, mais cela l’immobiliserait suffisamment longtemps pour qu’elle puisse s’enfuir. L’homme ne tarderait pas à la dénoncer, elle devait donc quitter Völlat avant que l’alarme ne soit donnée. Hors de la ville, il lui serait bien plus aisé d’échapper à la Confrérie.

Droite. Gauche. Elle était encore à trois divisions de son but : le temps lui était compté. Ses pas se firent course, silencieuse et rapide. Elle ralentissait parfois, scrutant la pénombre pour vérifier que le chemin était libre. Heureusement, aucune vigie, aucun Guerrier, aucun völlatien ne vint barrer sa route.

Elle arriva enfin aux abords de la ville. Le mur d’enceinte lui faisait face, impénétrable. Zoya caressa furtivement la pierre qui les protégeait.

Méthodiquement, elle commença à écarter le lierre qui n’y était plus accroché depuis longtemps, devenu rideau de végétation sous ses mains. Une porte apparut sous la masse de verdure, vieille et abîmée, mais dont on ne pouvait douter de la solidité. Les barres de métal qui la traversaient ne montraient aucun signe de rouille ou d’abandon. Zoya en avait rapidement déduit que son existence n’était pas oubliée et que la ville continuait son entretien. Elle avait donc redoublé de prudence pour faire en sorte que ses passages soient indétectables. Le vent avait l’avantage de ne pas laisser de traces.

La jeune femme crocheta la serrure avec facilité, l’air guidé par ses doigts se montra à la fois précis et puissant. Un cliquetis distinctif l’informa de son succès et elle tira le battant sur quelques pouces, juste assez pour se faufiler à l’extérieur. Il ne lui fallut qu’une dizaine de gouttes de plus pour refermer l’huis derrière elle et le verrouiller de nouveau.

Elle avait réussi. Elle était hors de Völlat, hors des bas-fonds. Ses yeux se posèrent sur le ciel et les Lunes qui éclairaient sa route. Elle laissa avec délice la pluie ruisseler sur son visage.

Son voyage commençait.



Le bois de la porte grinça légèrement dans le mouvement. Sans bruit, une silhouette se glissa à l’air libre. Ses yeux perçants ne tardèrent pas à repérer sa cible.

La chasse commençait.

Commentaires

Ça commence fort ! J'aime la façon dont Zoya maîtrise son élément (ainsi que son caractère). Et, surtout, comment tu caractérises ton univers. Hâte d'en savoir plus !
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dimanche 20 mai à 13h39
Tu ne devrais pas être déçu alors, on va beaucoup découvrir Zoya dans son élément par la suite ;)
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jeudi 19 juillet à 15h50
Hiiii. J'adore !
J'aime la description de Vollat, c'est assez clair pour se faire une image de la ville.
Vraiment fan de la magie de Zoya. Elle est classe la "petite"
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dimanche 20 mai à 14h25
Je te déconseille fortement de l'appeler comme ça si tu ne veux pas qu'il t'arrive malheur hehe. Et c'est cool que tu aies bien pu visualiser Völlat, c'est un détail sur lequel j'ai pas mal travaillé !
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jeudi 19 juillet à 15h50
J'adore la ville que tu décris ici, on l'imagine vraiment bien et sans problème particulier.
Zoya me plait de plus en plus, entre son pouvoir et son caractère, je sens qu'elle va en faire voir de toutes les couleurs.
Je sais pas pourquoi mais je pense que nous reverrons le voleur prochainement haha
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lundi 21 mai à 14h01
Je peux te dire la même chose qu'à Julien et Sinmua XD. Et quelque chose me dit que tu as peut-être raison hehe
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jeudi 19 juillet à 15h51
J'ai beaucoup aimé ce chapitre et cette ambiance dans les bas-fonds de la ville ! De plus, je ne l'avais pas mentionné au chapitre précédent mais maintenant j'y repense : c'est cool le système de mesure du temps que tu as établi ; quand tu parles de gouttes, de rayons ou de divisions, c'est un bon moyen de nous immerger un peu plus dans ton univers et c'est très efficace ;)
J'ai juste quelques petites remarques :
"Mihren s’apparentant de plus près à ce qui lui restait de famille." : je trouve que "de plus près" ne fait pas très naturel, en général il me semble qu'on dit "s'apparenter le plus à" ?
"Heureusement, aucune vigie, aucun Guerrier, aucun völlatien ne vinrent barrer sa route." : j'ai un p'tit doute, ce ne serait pas plutôt "vint" au singulier ?
Sinon j'ai été un peu surprise que Zoya se jette sur le voleur après l'avoir bousculé. Depuis le début elle cherche à avancer rapidement sans être vue, pourquoi elle perdrait du temps à lui parler au lieu de fuir en courant ? (même s'il la suivait elle aurait pu le semer, en le leurrant avec le vent si besoin, non ?).
Et je me demande aussi ce qu'il y a derrière la porte qu'elle franchit à la fin, je n'arrive pas bien à visualiser comment elle peut voir les Lunes alors qu'elle était au fond d'un gouffre juste avant… est-ce que c'est encore le gouffre, ou est-ce qu'il y a un escalier ? (je suis peut-être passée à côté d'un truc hein ^^)
Voilou =3 J'ai hâte de découvrir la suite !! J'imagine que ce voleur va revenir… peut-être qu'on saura alors ce qu'il a volé ! Que de suspense… Merci pour ce moment de lecture en tout cas :)
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mardi 22 mai à 20h55
Ah, super si le système temporel te plaît :D Je vais me pencher sur tes remarques (et corriger si besoin donc), merci ! Pour Zoya, tu apprendras à la découvrir un peu plus avec la suite, mais c'est son caractère qui justifie cette impulsivité, c'est donc normal ^^ (et si elle prend le temps d'y repenser ensuite, nul doute qu'elle aura la même réflexion que toi et qu'elle va se maudire d'avoir fait n'importe quoi XD). Quant à la fin, la muraille est la limite de la ville, elle sort donc de Völlat et se retrouve dehors, donc il n'y a plus les étages au-dessus de sa tête ! Je vais voir si ce n'est vraiment pas clair pour reformuler ça ;)
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jeudi 19 juillet à 15h51
Comme les autres, j'aime beaucoup Zoya et sa magie. Ton personnage est très intrigant. Elle a des valeurs qu'on ne peut pas encore totalement cerner et j'ai trèèèèèès envie d'en savoir encore plus sur elle !
J'aime beaucoup la construction de Völlat et ta façon de la décrire (tu me connais, j'ai souvent du mal à adhérer aux descriptions). Là, c'est parfait. On imagine bien dans quel état sont les bas-fonds et ça donne une image claire de la société et des ressentis de certains habitants.
Je suis aussi curieuse de connaître le rôle du voleur par la suite et de savoir qui est la silhouette qui guette sa proie...
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mercredi 6 juin à 15h14
Zoya est juste ♥
Je suis contente que Völlat te plaise ;; merci !
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mercredi 27 juin à 22h11
Super utile, les extraits postés en début de chapitre ! Ils sont bien choisis en plus, c'est une bonne manière d'expliquer le fonctionnement / les possibilités de ce monde ^^

On connaît le nom de trois Réceptacles sur cinq, disparus, et d'une quatrième en la personne de Zoya. Mais qui est le cinquième ? mhh...

Tes descriptions sont toujours aussi soignées, les bas-fonds nous apparaissent très nettement, on s'y faufile agilement aux côtés de Zoya... et j'ai adoré le nouveau personnage x)

Suspense : qui est le chasseur ? Pourvu que le chapardeur suive aussi et puisse se rendre utile !
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mercredi 20 juin à 15h57
Merci pour les intros :D

Tu vas rencontrer le cinquième Réceptacle dans le chapitre suivant ;)

Ah, ce chapardeur... ^^
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mercredi 27 juin à 22h15
"Hey, la petite ! Si tu cherches un endroit où crécher, j’peux te faire une place dans mon plumard." Déjà, pour commencer : j'aime cet homme.

"Plusieurs vigies flottaient dans les airs. [...] les petites bulles de surveillance volantes ne tarderaient pas à libérer les lieux pour reprendre leur patrouille."
Les descriptions et explications de ces "vigies" sont données plus tard dans le chapitre, je pense que tu devrais les mettre à la suite de ce paragraphe. C'est un détail important qui enrichit le cadre du lieu et pose des contraintes à la progression de Zoya, même si on se doute à quoi elles servent de par leur nom, peut-être serait-il préférable d'exposer les explications à leur sujet directement ?

"Le Réceptacle s’approcha de l’inconnu encore au sol et l’empoigna par le col pour le soulever. " Cette avalanche de bienveillance de la part de Zoya, comment dire ça... J'adore. On commence déjà à avoir quelques éléments d'information sur le personnage, et pour le moment, c'est alléchant. Hâte d'en savoir plus !

La Confrérie... À ce que j'ai compris, c'est le nom du clergé de mages ?


Cette étrange cité me rappelle beaucoup Coruscant (Star Wars), avec ses bas-fonds, ses coups-jarrets misérables, sa milice exécrable et sa surveillance et son isolation constante. En tout cas, je la trouve fort plaisante (même si je n'y passerais pas mes vacances) !
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lundi 25 juin à 23h20
Toi, tu cherches !
Pour les vigies, je préfère laisser comme ça. Il est plus logique que je mette l'information de leur visibilité limitée au moment où elle est à la limite de se faire chopper ^^ et comme on comprend dès le départ que ce sont des dispositifs de surveillance, y a rien de gênant.

Zoya est très bienveillante et patiente x)

Merci pour ton commentaire !
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mercredi 27 juin à 22h19
Le seul Réceptacle encore dans la ville... Mais tu ne parles que de 4! Qui et où est donc le cinquième...

En tout cas c'est un vrai plaisir de te lire : je suis actuellement en voiture et j'ai préféré lire Le Royaume D'Ena sur téléphone que mon livre papier en cours... Ça en dit long ;)
Plus qu'un chapitre et ensuite je vais devoir attendre !
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samedi 30 juin à 10h53
Réponse au chapitre suivant haha !

T'es un amour ♡
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samedi 30 juin à 14h25
Nomnomnom, ce chapitre ne se lis pas, il se déguste avec un bon thé à la menthe. Vite, la suite !
(J’aime Zoya <3)
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mercredi 1 août à 08h46
Merciii ! (Vive Zoya)
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mardi 7 août à 21h31