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Julie Nadal

vendredi 5 octobre 2018

Prime de Fisc

Chapitre 9

Trois mille deux cent cinquante-cinq jours, trois heures et trente-quatre minutes.

Tel devait être l’âge exact de Grace, si le petit cadre rose brodé que sa mère lui avait donné disait la vérité. La fillette calcula rapidement qu’il restait moins de soixante-dix-huit jours avant la date tant attendue.

Tout changerait lorsqu’elle fêterait ses trois mille trois cent trente-trois jours. Le trois, c’était le meilleur chiffre : trois comme le nombre de sœurs de sa fratrie ; trois comme les rois mages venus apporter les premiers cadeaux de Noël de l’histoire ; trois comme les Moires chargées de tisser le fil du destin du monde ; trois comme les sorcières Halliwell dans sa série télé préférée ; trois comme ses parfums de glace favoris – caramel, noisette, pistache ; trois comme les coups de cloche qui annoncent la fin de la journée d’école ; trois comme Riri, Fifi et Loulou ; trois comme les Pokémons offerts au début du jeu ; trois comme les côtés d’un triangle…

Zut ! Elle avait réussi à compter plus de trios la dernière fois, elle devait être mal réveillée. La tête toujours dans ses chiffres, elle descendit de son lit au milieu du dortoir bruyant, attrapa sa brosse à dents, et rejoignit la salle de bain pour commencer la journée. Elle trouva une place devant un robinet, au fond de la pièce. Ainsi, elle n’était pas trop près de l’agitation qui régnait au centre, là où les teenies se maquillaient et rigolaient. Une fois, au début, Grace avait fait l’erreur de rester au milieu avant qu’elles n’arrivent. Elle se souvenait encore de leurs moqueries : «  Dents de cheval, va manger du foin ».

Les teenies, c’était un groupe d’adolescentes qui avaient toutes entre douze et seize ans. Elles se prenaient pour les stars du foyer et les autres ne les aimaient pas beaucoup, mais personne ne disait rien, parce que les adultes, eux, les appréciaient. Elles savaient comment avoir l’air sympa devant les éducateurs et le reste du personnel, alors balancer des méchancetés sur elles revenait à s’attirer des ennuis. Grace les avait surnommées les teenies lorsqu’elle avait appris que « teen  » voulait dire « adolescent » en anglais. Elle avait trouvé le mot amusant et l’avait donc immédiatement réutilisé. Depuis, beaucoup d’enfants l’avaient adopté en secret.

Elle se brossa rapidement les dents. Elle n’avait jamais aimé ses gros chicots blancs, énormes, qui semblaient dépasser de sa bouche comme s’il n’y avait pas assez de place pour tous dedans. Les adultes lui avaient assuré que c’était juste des quenottes de lait, que les définitives seraient mieux. En vieillissant, elle avait pu constater que ce n’était qu’un mensonge de plus des grands. Elle coiffa ses cheveux en un carré désordonné. Sa frange, trop longue, masquait presque ses yeux bleus. Il faudrait qu’elle demande un rendez-vous avec la coiffeuse qui passait régulièrement les voir.

Elle quitta la salle de bain en prenant bien garde à ne pas déranger les trois starlettes vedettes. Ça en faisait un autre de trio, bien négatif celui-là, alors elle ne le comptait jamais dans ses odes au chiffre trois. La triade des pestes, les cheftaines attitrées du foyer. Généralement, il s’agissait des trois plus vieilles teenies, qui se renouvelaient régulièrement vu qu’à seize ans, les gens étaient envoyés en internat. Mais depuis que Lætitia était arrivée, elle s’était hissée tout en haut de la hiérarchie grâce à son statut de louve-garou, alors qu’elle n’avait que douze ans. De l’animal, elle avait hérité le mauvais caractère, les aboiements et la loyauté. Jamais elle n’abandonnerait une de ses horribles amies, quitte à sacrifier tous les enfants du foyer. Octave, un gentil fay, en avait souffert lorsqu’il avait été injustement accusé d’avoir cassé la montre préférée de la Mère Sup’.

Grace refusait de retenir les noms des adultes. Nommer les choses et les gens revenait à leur accorder une place dans son existence, ce qu’elle ne voulait pas. Les grands, dans ce foyer, ne les aimaient pas, elle n’avait donc aucune raison de leur donner son affection en retour. À la place, elle leur avait collé des surnoms. La directrice du foyer avait été appelée Mère Sup’, depuis que Grace avait lu un roman sur une jeune fille enfermée contre son gré dans un couvent. Les deux éducateurs qui s’occupaient d’elle étaient devenus Tweedledee et Tweedledum parce qu’ils étaient semblables dans leur stupidité, aussi bien entre eux qu’avec les personnages d’Alice. La grosse cuisinière était l’Ogresse, car elle avait probablement déjà dévoré des enfants pour être aussi énorme. La femme qui essayait de lui trouver des parents, elle, avait hérité de Crazy Frog – elle s’énervait facilement et elle était à moitié grenouille. Les autres n’avaient même pas droit à ces moqueries car ils n’avaient pas assez d’importance.

Lorsqu’elle revint au dortoir, il grouillait toujours de monde. Elle vivait dans celui réservé aux filles humanoïdes, capables de dormir dans des lits. C’était le plus grand avec celui des garçons humanoïdes, puis il y avait les aquariums, les vivariums et les perchoirs. Le foyer avait pour but de leur dénicher à tous une famille, mais les enfants étaient trop nombreux pour ça, même Grace pouvait le voir. Elle salua sa voisine, une sorte de golem en bronze pas très bavarde, farfouilla dans son placard pour se donner l’impression d’avoir le choix et finit par enfiler son uniforme habituel. Avec soin, elle mit le collier que sa mère lui avait offert puis caressa la photo des cinq visages souriants : ses parents, ses deux sœurs et elle. Les deux cadettes avaient un minois plus proportionné, elles avaient échappé aux dents de cheval et aux yeux de hibou. Grace en était reconnaissante à Dieu, car leur vie devait être beaucoup plus facile. Elle aurait aimé les revoir…

Les haut-parleurs se mirent à crépiter, ce qui releva instantanément toutes les têtes.

« Bonjour à tous. Veuillez-vous rendre dans le réfectoire immédiatement, s’il-vous-plait ! »

Un rassemblement en pleine matinée ? Grace se demanda quelle mouche les avait piqués. Au même moment, deux éducatrices entrèrent dans le dortoir pour aider les filles à se préparer et veiller à ce que toutes soient présentables. Il devait y avoir de la visite pour qu’on leur accorde autant d’attention d’un seul coup. Grace fut repoussée vers la sortie par une des adultes qui la gratifia d’un simple : «  Peux pas vraiment faire mieux avec celle-là » et d’un haussement d’épaules. Elle se glissa entre les troupeaux d’adolescents qui traînaient la patte, histoire d’arriver dans les premiers au réfectoire : elle voulait choisir une place qui lui convenait !

La cantine avait été débarrassée à la va-vite de ses tables, et les chaises avaient été alignées devant l’estrade qui accueillait quelquefois des animations comme des spectacles de clowns ou des conteurs. Grace aimait les adultes qui venaient raconter des histoires, ils avaient souvent un look rigolo et ils étaient toujours très gentils lorsqu’elle discutait avec eux après la représentation. Tous, ils l’avaient encouragée quand elle avait dit qu’elle voudrait faire le même métier qu’eux plus tard. Alors, pour s’entraîner, elle aussi inventait des récits qu’elle racontait à Poppy quand elle pouvait passer du temps avec elle.

Ce jour-là, l’invitée ne devait pas être une conteuse ; sa tenue paraissait trop stricte. Grace s’installa au troisième rang, un peu sur le côté, là où elle pouvait bien voir l’estrade, mais trop loin pour être conviée sur scène s’il fallait des volontaires. Elle put observer autant qu’elle le voulait la femme qui discutait avec la Mère Sup’. L’inconnue avait une longue chevelure blanche qui lui donnait l’air plus vieux que son visage le laissait penser, malgré les cernes qui dévoraient ses joues. Elle devait aimer le noir, car sa robe, ses escarpins et même son sac à main affichaient cette teinte. Seul un foulard vert, assorti à ses ongles manucurés, mettait un peu de gaieté sur sa tenue.

La salle se remplit petit à petit jusqu’à être complète. Il avait fallu un peu de temps pour ramener tous les résidents du foyer, car certains bénéficiaient d’aménagements particuliers à cause de leur physique. Deux sirènes barbotaient ainsi au fond de la pièce dans leurs fauteuils aquarium, un centaure avait dû se tasser dans un coin pour ne bousculer personne et quelques enfants-oiseaux s’étaient perchés sur les dossiers des chaises les plus éloignés. Un brouhaha énorme résonnait dans les lieux. Il fut interrompu par le sifflement suraigu d’un micro mal branché. Grace serra les dents et se boucha les oreilles, mais d’autres gamins eurent moins de chance. Tous les semi-animaux se mirent à japper de souffrance, à cause de leur ouïe bien plus sensible que celle des humains. Une cohue s’éleva, dissipée par les tapotements frénétiques de la Mère Sup’ sur son micro.

« Bien, bien, calmez-vous les enfants, calmez-vous. Nous accueillons aujourd’hui madame Comnène, directrice du Service de protection de la jeunesse. Veuillez l’applaudir, c’est grâce à elle que vous êtes parmi nous et pas dans la rue ! »

Des applaudissements timides retentirent. La plupart des enfants ne la remerciaient guère du traitement qui leur était réservé. Grace tapota ses mains l’une contre l’autre trois fois avant de laisser tomber. La femme avait soudain perdu tout attrait à ses yeux : encore une adulte soucieuse seulement de paraître bien auprès des gens en disant qu’elle s’occupait des pauvres petits orphelins. Le surnom s’imposa de lui-même avec la pâleur maladive de l’inconnue : elle serait désormais la Dame blanche.

La Dame blanche dédaigna le micro qu’on lui tendait et força sur sa voix pour se faire entendre :

« Bonjour les jeunes. Vous me comprenez bien comme ça ? Le micro doit faire mal à certains, donc je m’en passerai. »

Un hoquet de surprise parcourut l’assemblée, suivi d’une salve d’applaudissements, sincères ceux-là. Grace se redressa dans son siège, désireuse d’écouter cette adulte qui semblait prendre leurs besoins en considération.

« Bien ! Alors, pour commencer, je vais me présenter : je m’appelle Ophélia, et je suis la personne responsable du bien-être et de la sécurité de tous les enfants du pays. Et si je suis ici aujourd’hui, c’est pour vous dire que je suis sincèrement désolée. Je suis désolée de ne pas être à la hauteur de ma tâche, et désolée que votre vie ne soit pas toujours aussi belle qu’elle devrait l’être. »

Un silence de plomb tomba sur les enfants – et davantage encore sur les adultes.

« Vous êtes tous formidables à votre manière. Vous méritez tous de goûter au bonheur, d’avoir une famille qui vous aime, de pouvoir rire et vous amuser tous les jours. Les circonstances ont fait que, jusqu’ici, cela n’a pas été le cas. Mais je vous promets que nous faisons tout notre possible pour vous offrir une vie meilleure, et nous y parviendrons, ensemble. Je suis simplement navrée que tout ceci prenne autant de temps. Je pourrais vous parler du manque de fonds, de personnel, de la loi… mais qu’est-ce que ça changerait pour vous ? Donc, à la place, je vais vous laisser la parole. Aujourd’hui, vous pouvez me demander ce que vous voulez, et je ferai de mon mieux pour vous l’apporter. Ne soyez pas timides et dites-moi ce qu’il vous manque, ou ce qui vous ferait plaisir. »

Un murmure bourdonna dans la salle. Les jeunes de toute espèce et de tout âge se dévisagèrent et chuchotèrent avec leur voisin, les yeux débordant d’incompréhension. Pour une fois, les adultes étaient logés à la même enseigne, et Grace ne put s’empêcher de rigoler en les voyant se trémousser de gêne. La Dame blanche, elle, détaillait son public avec un petit sourire bienveillant qui s’étira lorsqu’une main s’éleva au-dessus des têtes.

Le centaure du fond de la salle était le premier à s’être jeté à l’eau ; la Dame blanche l’invita à parler.

« Est-ce qu’il serait possible d’aller visiter une ferme ? »

Le silence se fit à nouveau après cette étrange requête, tous les enfants accrochés aux lèvres de la Dame blanche qui ne se départirent pas de leur joie :

« Bien sûr, c’est une très bonne idée ! Je vais en discuter avec les principaux concernés. Je sais qu’il y a une ferme pédagogique tenue justement par des centaures au nord du pays. »

Des applaudissements retentirent à nouveau, suivis d’une armée de doigts levés. Tous se pressaient pour être entendus.

Grace regarda la Mère Sup’ au bord de l’apoplexie. Elle observa les éducateurs dont la mâchoire paraissait prête à se décrocher sous la surprise. L’intervention n’avait pas été prévue comme ça. Elle ressentit une certaine satisfaction à voir les adultes ainsi désarçonnés, qu’elle rangea aux côtés de la chaleur que le discours de la Dame blanche avait créée en elle. Cela faisait tellement longtemps que personne ne lui avait dit qu’elle méritait d’être aimée… Elle ne se rappelait pas combien ces mots pouvaient faire du bien, pourtant, ils changeaient tout à eux seuls. Tout le reste, toutes les discussions que la Dame blanche avait avec ses camarades ne faisaient qu’ajouter à l’aura merveilleuse dont la femme avait su se parer.

Lorsque la séance de doléances fut terminée et qu’on les autorisa à repartir, Grace flotta jusqu’à sa salle de cours, sur un délicieux petit nuage d’adoration. Elle n’écouta que d’une oreille la leçon de mathématiques qu’elle maitrisait déjà parfaitement, toute concentrée à rêvasser sur sa nouvelle idole. Les autres professeurs ne la captivèrent guère plus – elle savait déjà tout ce qu’ils lui racontaient de toute façon. Les trois coups de cloche lui donnèrent finalement sa délivrance. À l’heure des clubs divers, elle pouvait s’échapper vers les terrasses, là où personne ne viendrait la déranger.

La porte donnant accès au toit était censée être verrouillée, mais Grace avait trouvé la clef de secours planquée dans un renfoncement du mur juste à côté. Elle soupçonnait les éducateurs de l’avoir laissée là pour que les teenies puissent discrètement aller fumer. Une fois, Grace avait dû se cacher lorsque les pestes avaient débarqué pour « tirer leur clope » comme elles disaient en croyant avoir l’air cool. Heureusement, il y avait une sorte de véranda derrière laquelle elle pouvait disparaître.

Grace aimait bien les toits parce qu’on y avait une vue super sur la ville. Toutes les bordures avaient été renforcées avec des grands filets qui empêchaient de tomber, mais à travers les maillages verts, on pouvait admirer les bâtiments replets qui se soutenaient dans la rue. Quand la nuit arrivait tôt, on admirait des étoiles, loin au-dessus des lampadaires. Grace adorait venir se lover dans sa grosse couverture, adossée à la verrière.

En plus, c’était là qu’elle pouvait rencontrer Poppy. Tous les soirs, Grace lui donnait rendez-vous à la même heure, et bien que Poppy ne lui réponde jamais, elle était toujours présente le lendemain. Justement, un tentacule rouge vif émergea de la barrière et s’enroula autour de la rambarde pour remonter le reste du corps. Un deuxième appendice apparut, puis un autre, et en quelques contorsions, Poppy se glissa entre les mailles du filet pour se jeter sur Grace. La gamine l’accueillit à bras ouverts en riant. La créature s’agrippa à son amie, et sa peau commença instantanément à se marbrer de bleu aux endroits où elle touchait celle de la fillette.

En quelques secondes, Poppy avait repris la teinte azur qu’elle arborait lorsqu’elle repartait d’une de leurs rencontres clandestines.

« Poppy ! Tu étais encore plus foncée que d’habitude, qu’est-ce qui t’est arrivé ? »

Poppy ne répondit évidemment pas. Elle se contenta de glisser un tentacule sous la manche de Grace qui tenta de la repousser.

« Arrête, tu me chatouilles ! »

La créature n’en parut pas affectée le moins du monde et continua son entreprise jusqu’à remonter à l’épaule où elle s’arrêta. Une fois installée, elle se calma et se laissa caresser par Grace sans plus bouger. La gamine referma la couverture sur elles en gardant une ouverture juste assez grande pour que Poppy n’étouffe pas dessous, et entreprit, comme chaque soir, de lui conter une histoire. Son héroïne, ce jour-là, était toute trouvée :

« Aujourd’hui, je vais te raconter l’histoire de la Dame blanche ! C’est une dame très gentille et qui adore les enfants ! »

Grace parla longtemps des exploits de l’incroyable et courageuse Dame blanche qui battait les méchants adultes pour apporter le bonheur aux enfants. Quand elle eut fini, sur un signal connu d’elles seules, Poppy se détacha et repartit par-dessus la balustrade. La gamine retourna à sa vie d’orpheline. Le cœur plus léger toutefois, d’un peu d’amour qu’on avait su lui promettre.

Commentaires

Mooooh mais t'as réussi à surpasser le potentiel de mignonnerie de Lyre ! L'intervention de la Dame blanche est juste adorable <3 Tu as vraiment pensé à développer tous les aspects de l'intégration des surnat', chaque nouvelle facette de ce monde hybride est un délice à découvrir.
Bon j'ai pas réussi à compter combien d'années ça fait 3333 jours, Google m'a aidée^^ L'histoire de Grace est vachement intrigante, les seuls indices véritables seraient sa laideur et ses "dents de cheval" ? Je vois bien une créature effrayante, genre carnivore, prédatrice, mais qui est en fait une petiote inoffensive qui veut juste être aimée...
Au début j'ai cru que la Dame blanche serait Iuliana, mais nope... hâte d'en savoir plus !
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vendredi 5 octobre à 16h38
Hehehehehe. C'était le chapitre mignon pour vous faire croire que j'écrivais un roman mignon avant qu'on ne plonge dans les limbes de la noirceur de l'horreur cauchemardesque des tréfonds de l'âme humaine. Enjoy !

(Ceci est faux, je tiens à préciser)

Heureuse que le monde te plaise toujours au fur et à mesure de la découverte. Je te rassure, j'ai pas réussi à compter non plus, Google qui m'a dit :D

Quant à la nature de Grace... Ca arrive ça arrive. Peut-être. Quand j'aurai envie quoi.

Ahah ça aurait pu être Iuliana mais pas tout de suite. Quelques explications au prochain chapitre, les autres... en temps utiles :D
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vendredi 5 octobre à 16h52
C'est trop cool, même sur une scène qui n'a rien à voir avec le reste tu as réussi à rester totalement immersive, bravo ! Et tant sur le plan surnaturel que sur l'ambiance d'un orphelinat ;)
Je me demande bien sûr la nature de Grace, mais je suppose qu'on la saura le temps voulu... par contre, intrigué par Poppy, encore plus que Grace semble la seule à lui parler, voire à savoir qu'elle est là !

Ah, juste une petite remarque : "pour que les teenies puissent discrètement aller fumer en secret" discrètement et en secret font pléonasme, je doute que les deux soient nécessaire ^^'
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vendredi 5 octobre à 17h21
Merci !

On en saura plus sur la nature de Poppy également, je ne vous laisserai pas dans le flou à ce propos ! Grace est en effet la seule à s'intéresser à elle à l'orphelinat.

Très bonne remarque, j'ai viré le "en secret" qui n'avait aucun intérêt. Merci pour ton retour !
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vendredi 5 octobre à 18h34
Comme j'ai lu le chapitre 9 avant de commenter le précédent, j'ai été tentée de faire deux commentaires en un... Puis le commentaire est devenu un pavé et je n'avais pas encore parlé de ce chapitre... Deux en un, ce n'était pas une bonne idée x)
M'enfin, beaucoup de choses à dire ici aussi !
Déjà, nous avons enfin l'explication de ce teasing de fou sur le "3" x) Il n'empêche, c'est presque obsessionnel, cette histoire ! Si ça se trouve, Grace est maniaque... :'D
Elle est toute mignonne en tous cas ! Elle donnerait envie qu'on la prenne dans ses bras ! Et ce prénom... Avec une telle description physique, est-ce ironique ? Surtout que "nommer les choses" a l'air d'être très important pour elle ! Très bien choisi son "teenies" et "Crazy Frog"... Serait-ce Mme Cavalla ? x))
Et puis, quel genre de créature est Grace ? Grandes dents, grands yeux... Serait-elle un Totoro humanoïde (je rigole) ? Et qu'est-il arrivé à sa famille ? On verra peut-être ses soeurs plus tard... Que de mystères !
Poppy aussi est un mystère... On devine déjà que ce nom, elle le doit à Grace. Mais est-ce vraiment juste une créature qui se sent seule et qui s'est trouvé une amie en la personne de Grace ? Ou a-t-elle trouvé une sorte de casse-croûte ? C'est étrange cette couleur qu'elle prend au contact de Grace (même si le bleu est un excellent choix !)... Et si Grace avait le sang bleu ? Après tout, Poppy arrive rouge, couleur du sang... Et Grace, trop heureuse de se trouver une amie ne se méfie pas...
Et cette fameuse Dame Blanche (peut-être Grace est-elle plus proche de la vérité qu'elle ne le croit ?), rien ne dit qu'elle est humaine... Et curieusement, elle me fait énormément penser à Elena... M'étonnerait pas qu'elles "bossent" ensemble ou que la Dame Blanche soit sa supérieure... Ou alors, ce sont les tentacules de Poppy qui m'ont fait penser à ceux d'Elena x)
On sent particulièrement bien que nous sommes à une étape cruciale de ton histoire... Le moment où tout est mis en place pour l'arrivée... De quoi ? On ne sait pas... Mais le chapitre avec Elena, celui chez les centaures et celui-ci sont des passages clefs je pense... (Et je pense à voix haute...)
D'ailleurs, très jolie transition entre les chapitre 8 et 9 ! Que ce soit avec la mention de l'orphelinat par l'intermédiaire d'Alta ou avec cette introduction à un monde plus enfantin par l'intermédiaire de Lyre, le passage à cette scène qui au premier abord n'a rien à voir avec le reste se fait tout en douceur. J'aime !
Où allez-vous nous emmener au prochain chapitre ? Auprès de Iuliana ? Grace ? Elena ? Je dirais "une visite du Fisc à l'orphelinat"... Voyons ce que vous en dites au prochain chapitre ! ;P
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vendredi 5 octobre à 21h49
Ahah oui tu es particulièrement bavarde sur ces deux derniers chapitres ! J'aime trop lire tes hypothèses, tes réactions et tes questions, c'est trop cool et ça donne une assez bonne idée de comment mes éléments fonctionnent chez le lecteur, c'est trop précieux pour un auteur !

Hehe voici une hypothèse intéressante sur "Crazy Frog". Qui sait ? :D

Grace intrigue beaucoup quant à sa nature. Je dois avouer que c'était pas prévu, mais les réponses seront données ! Ainsi que sur ce qu'il est advenu de sa famille.

C'est effectivement de la part de Grace aussi le nom de Poppy. Un peu comme les teenies, Grace a appris que Poppy voulait dire coquelicot, et comme Poppy arrive toujours toute rouge... Et bah voilà (oui, Grace est d'une originalité folle pour donner des noms). Quant à ses motivations, je ne sais pas si on aura jamais la réponse, mais en tout cas, on en apprendra plus sur elle (parait que y a un abruti qui sait ce que c'est).

Pour la Dame blanche, des intuitions intéressantes aussi. Je resterai muette là-dessus, on va la revoir !

Heureuse que tu aies senti le basculement. Je pense en effet qu'on a (enfin !) fini l'exposition de l'univers et des différents personnages. On va pouvoir commencer à s'amuser un peu en touillant tout ça maintenant. J'ai trop hâte de commencer à foutre les mains dedans :D

Pour la transition, c'est effectivement volontaire, mais ça traduit aussi l'exiguité du monde surnaturel. Luxembourg est déjà un petit pays ou tout le monde se connait, alors quand on prend une minorité dans cet environnement, ça donne une toute petite communauté ou tout se sait et tout le monde se connait au moins de réputation. C'est la raison pour laquelle il est encore plus difficile d'y pénétrer.

J'aime vraiment tes intuitions :D Il se pourrait que tu ne sois pas loin de la vérité, affaire à suivre le 5 novembre !
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samedi 6 octobre à 17h11
Quelque chose de très plaisant pour le lecteur (et merci l'Attelage pour ça) : avoir les retours des auteurs sur ses propres retours ! Voir combien nos commentaires vous font plaisir, ça fait plaisir ! :'D
Et avoir quelques débuts de réponse aux maintes hypothèses données... C'est encore mieux !

Si jamais une contributrice s'attelait (haha) au dessin de Mme Cavalla, tu crois qu'elle pourrait lui faire faire la chaise contre un mur invisible, les bras tendus, avec un casque sur la tête ? Juste pour voir si c'est bien Crazy Frog ! :P

Je crois que désormais, Dante sera dans mon esprit associé au mot "abruti" x)

Il me tarde de lire la suite en tous cas ! Surtout qu'à présent je sais que certaines hypothèses sont vraies... Ou du moins que je suis sur la voie... Qu'ai-je deviné ? Par rapport à quoi suis-je à côté de la plaque ? Affaire à suivre !
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mardi 9 octobre à 00h09