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Julie Nadal

jeudi 5 juillet 2018

Prime de Fisc

Chapitre 6

Id : Fz971 N°329641 10.47
>>pasdesushi
ouais ‘fin meme les photos ca prouve que dalle, t’as vu celles de y’a deux ans ? tu me laisses 10 minutes sur toshop je te fais la meme chose

Id : FriedrichNiche N°854367 10.49
>>Fz971
Vache tu dois être fun en soirée toi. On parle d’une vraie apparition du Mothman en pleine zone commerciale la !

Id : Fz971 N°329641 10.54
>>FriedrichNiche
pas ma faute si vous avalez tout comme des cons des qu’un mec se ramene avec trois photos qui ont l’air d’avoir été développées dans un putain de solarium.

il a surement jamais existé le mothman d’ailleurs, je vous rappelle que c’est le bouquin de l’autre illuminé qui a lancé le truc, avant c’était juste trois pécores qui ont vu une grue du canada et qui ont paniqué

Id : FriedrichNiche N°854367 10.56
>>Fz971
L’argument sceptique, c’est quand même moyen quand on peut acheter du vrai lait de centaure au Cactus du coin non ?

Id : FlipFlap N°321569 10.58
>>FriedrichNiche
lolfétichisme

Id : Manticore37 N°657842 10.58
>>FriedrichNiche
XD

Id : Fz971 N°329641 10.59
>>FriedrichNiche
rofl touché

il fout quoi ILU sinon ? il pourra nous le dire si les photos de >>pasdesushi valent quoi que ce soit

Id : ILoveUnicorns N°121121 11.07
>>Fz971
je regardais les photos justement et… bah j’en sais rien en fait, j’aurais tendance à dire que c’est des conneries (désolé >>pasdesushi), mais j’ai encore rien de définitif. C’est sur que ça serait la classe d’avoir le premier homme-phalène répertorié ici, mais j’y crois pas trop, t’as raison quand tu dis qu’il a ptête jamais existé

Id : pasdesushi N°549753 11.09
>>ILoveUnicorns
putain je croyais avoir trouvé un truc bien pour une fois

Id : StickyPaf N°447512 11.11
bien ma grotte je sais, mais c’est quoi le mothman ?

Id : Fz971 N°329641 11.13
>>StickyPaf
http://lmgtfy.com/?q=mothman

Id : ILoveUnicorns N°121121 11.17
>>StickyPaf
une créature qui serait apparue dans une petite ville des USA dans les années 60 et qui ressemble, surprenant hein, à un humanoïde avec des ailes de papillon et des yeux rouges luisants

il est apparu un paquet de fois en quelques jours, et les gens ont commencé à lui attribuer tous les événements vaguement inexpliqués de la région : le chien a disparu ? le mothman l’a bouffé. La télé qui grésille ? c’est le mothman. La police a mené quelques recherches, et sans surprise ils ont rien trouvé.

ca aurait pu s’arrêter la, mais un an après la grosse vague d’apparitions, un pont s’est cassé la gueule et a tué 46 personnes. Et la, deux illuminés se sont dits qui y’avait forcément un lien entre les deux et ils ont ecrit des bouquins sur le sujet, en clamant que l’homme-phalène serait apparu pour prévenir les gens du danger qui allait se produire. L’idée d’une créature alien incomprise a plu, et ça a fait exploser la popularité de la bestiole, a tel point qu’ils organisent un festival en son honneur tous les ans

en bref, y’a pas mal de chances pour que ça ne soit qu’une légende urbaine entretenue pour le tourisme, ce qui est dommage parce que le concept est vraiment classe

Id : StickyPaf N°447512 11.21
>>ILoveUnicorns
merci mec, je connaissais absolument pas, faudra que j’aille voir si y’a des trucs sur le sujet
>>Fz971
va chier

Id : Manticore37 N°657842 11.21
>>ILoveUnicorns
Tu sais si il y a des pouvoirs semblables à celui du mothman quelque part ?

Id : ILoveUnicorns N°121121 11.23
>>Manticore37
le problème c’est qu’on sait même pas vraiment si il a une capacité de divination, c’est juste une interprétation possible de la bestiole, mais c’est tout. On en a plein des surnat’ avec de la prescience, je connais même une banshee alors bon…

Id : ILoveUnicorns N°121121 11.27
merde faut que je trace, je repasse ce soir

Id : FriedrichNiche N°854367 11.28
>>ILoveUnicorns
A plus !

Id : Fz971 N°329641 11.30
>>ILoveUnicorns
bye
>>FriedrichNiche

fais péter les photos de centaures, le modo est parti

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Id : Miranda N°658881 17.47
Putain les mecs, y’a une passerelle qui s’est effondrée dans le centre commercial près de Kirchberg, matez ça :

[Cliquez ici pour ouvrir le lien]

Presque vingt-et-une heures. Iuliana se hâtait, dans le respect du Code de la route. Elle rongea son frein derrière une citadine conduite par un grand-père aux réflexes émoussés, passa un feu vert mûr et s’arrêta enfin devant l’Hôtel de Ville. Un portier en livrée récupéra ses clefs pour garer sa voiture dès qu’elle lui eut montré son carton d’invitation.

Iuliana se sentait sublime. La mousseline s’évasait avec délicatesse autour de ses pieds chaussés d’argent, épousait ses hanches sans indécence avant d’enlacer sa poitrine. Un bandeau piqueté de lumière embrassait sa nuque pour retenir toute la tenue. Des boucles d’oreilles en diamant et une pochette assortie complétaient sa toilette, ainsi qu’un impeccable chignon bas et un discret maquillage. Le résultat dépassait ses espérances – tout comme la robe dépassait son budget. Elle avait cédé en voyant l’heure défiler : ce serait l’occasion de se faire pardonner son retard.

Rédiger son rapport sur l’incident des Ichtyans lui avait pris plus de temps que prévu ; elle n’avait pu quitter le bureau qu’à partir de vingt heures. Le reste tenait d’un record de vitesse dont elle s’estimait assez fière. En la voyant ainsi, Alexander ne pourrait lui en vouloir : elle avait fait tant d’efforts pour se mettre en valeur !

Ses talons aiguilles s’enfonçaient dans l’épais tapis rouge déployé sur les marches, ce qui compliquait considérablement sa progression. Elle parvint néanmoins au sommet sans incident majeur, déposa son lourd manteau de fausse fourrure aux vestiaires et pénétra dans le Saint des Saints des mondanités.

Le brouhaha des conversations la frappa. La salle de réception s’étendait sur une bonne cinquantaine de mètres, couronnée d’une gigantesque coupole et de lustres rutilants. Tout le gratin du pays rassemblé dans la même allégresse caritative… Pour un peu, Iuliana en aurait versé une petite larme. Elle repéra instantanément les orpailleuses en quête d’un riche parti, les don Juan à la recherche d’un peu de chaleur pour la nuit et les oubliés à la poursuite du feu des projecteurs. Trois populations aussi détestables que complémentaires, qui trouveraient probablement un accord satisfaisant saupoudré de scandale sexuel et de règlement à l’amiable. Il y avait peu d’êtres surnaturels dans la salle, ou en tout cas peu qui soient remarquables. Quelques zombies et vampires devaient traîner dans le coin.

Alors qu’elle scrutait les visages pour retrouver son compagnon, celui-ci demanda soudain le silence à l’assemblée. Juché sur une estrade officielle, Alexander se tenait bien droit, immense, dans son smoking sur mesure. Iuliana eut un pincement au cœur en le découvrant si élégant. Au centre des attentions, il se transformait en charismatique orateur qui savait accrocher l’affection et l’approbation du public. Il se lança dans un discours émouvant sur la création du Club des parfaits gentlemen, sur les rencontres qu’il avait faites, les efforts qu’il avait placés dans cette institution, jusqu’à la consécration de ce soir-là. Une somme d’argent mirifique avait été obtenue grâce aux soutiens de tous, cagnotte qui serait reversée en son intégralité aux enfants malades à l’autre bout du monde.

Iuliana applaudit chaleureusement quand il eut terminé. Elle avait détesté ce club de toutes ses forces à sa genèse, lorsqu’il monopolisait Alexander et l’éloignait de leur idylle naissante. La jeune étudiante en première année de fac de droit avait craqué sur le brillant finaliste des concours d’éloquence, de trois ans son aîné. Elle qui fuyait d’ordinaire les soirées avait dû apprivoiser ce monde inconnu, pour se rapprocher de celui qu’elle croyait être sa moitié. À force de persévérance, elle avait séduit l’intellectuel peu avant qu’il obtienne son master, mais avait dû se résoudre à le partager avec cette association stupide qu’il s’était mis en tête de fonder pour préserver le réseau acquis lors de ses années estudiantines.

Avec le temps, la jalousie s’était transformée en agacement, puis en indifférence, à tel point que près de quinze ans plus tard, Iuliana reconnaissait volontiers que le projet avait porté tous les fruits espérés. Alexander, président du club, connaissait toutes les personnalités influentes du pays et s’était hissé, l’entraînant elle-même dans son sillage, au rang de ceux qui comptent. Sa propre promotion au rang de commissaire ne faisait que parachever les efforts qu’il avait investis depuis si longtemps dans ce but, et donnait à Iuliana la sensation d’avoir rempli sa part du marché. Elle avait impliqué toute sa personne dans l’obtention de ce résultat.

Elle attendit qu’il serre toutes les mains qui ne l’avaient pas encore été, puis le rejoignit lorsqu’il put souffler un peu. Il discutait avec deux de ses amis proches, un couple d’une quarantaine d’années. Vincent travaillait comme avocat d’affaires tandis que Patricia conciliait l’éducation de leurs enfants avec sa brillante carrière d’expert-comptable. Elle excellait également au jeu des relations sociales et gratifia une fois de plus Iuliana de son insolente aisance lorsque la jeune femme les rejoignit :

« Iuliana, ma chère, que vous êtes belle ce soir ! Notre estimé président ici présent doit sans nul doute être le plus heureux des hommes ! »

Ledit président la regarda pourtant avec un sourire faux que Iuliana décela immédiatement. Derrière leurs verres, ses pupilles brillaient d’un éclat de colère dont elle se savait l’élue. Elle se raidit, consciente soudain que la tenue ne la sauverait pas des remontrances pour son retard, mais prit la peine de répondre poliment à Patricia. Alexander n’estima pas approprié d’en faire de même, car au prix d’une rapide excuse, il s’éclipsa vers un autre groupe. Elle maintint la conversation le temps nécessaire à ne pas paraître discourtoise, puis s’éloigna également pour tenter de retrouver son compagnon.

L’irritation naissait sous la mousseline. Elle s’était donné tant de peine pour venir à cet événement que recevoir un tel accueil équivalait à un coup de couteau dans sa fierté. Comment osait-il l’ignorer ? Qui croyait-il donc être pour piétiner l’ardeur qu’elle avait investie dans sa préparation ? Elle manquait de sommeil, ses nerfs avaient été mis à rude épreuve par le désastre de l’intervention chez les Ichtyans. Son calme habituel, sa parfaite maîtrise d’elle-même commençait à vaciller, malgré l’affabilité extérieure qu’elle affichait toujours. Car le sentiment de culpabilité la rongeait malgré tout, et plus encore, elle s’en voulait profondément de l’éprouver. Elle avait fait ce qu’elle pouvait pour tenter de concilier un changement professionnel majeur et les attentes de son conjoint : ne pas y avoir réussi la remplissait d’une honte qu’elle transformait en rage pour mieux la digérer.

Un serveur lui proposa une coupe de champagne qu’elle engloutit d’un trait, bien qu’elle ait conscience de la stupidité de l’idée. Elle n’avait rien mangé depuis le sandwich avalé le midi, et la fatigue n’arrangerait rien, mais elle trouva du réconfort dans la chaleur qui descendit son gosier et dans le coup sérieux que l’alcool porta à ses inhibitions. En cet instant, elle n’avait plus envie d’être la séduisante fiancée d’un notable de la ville qu’on ne pouvait contrarier.

Ainsi rassérénée, elle repéra enfin la cause de son irritation et fondit sur lui avec un sourire outrageusement charmeur. Il allait regretter très, très vite. Elle s’accrocha à son bras par surprise et le contempla comme s’il était le centre absolu de tout son univers. Sa voix sonna étrangement même à ses propres oreilles :

« Bonsoir, mon chéri, ce n’est pas très gentil de ne pas me saluer ! »

Seulement alors elle reporta son attention sur ses interlocuteurs. La bourgmestre ne cachait pas sa gêne face à la situation. Drapée dans la dignité de son écharpe tricolore, elle dévisageait la jolie blonde inconvenante qui venait de les interrompre. À ses côtés, deux hommes la fixaient également avec amusement. Le plus jeune, dans le genre bellâtre roux trop confiant, lui offrit même un clin d’œil.

Alexander intervint finalement comme s’il lui en coûtait de le faire :

« Iuliana, je te présente madame la Bourgmestre Polfer, monsieur O’Brian, Commissaire en chef du Service Surnaturel et monsieur la Fleur, Inspecteur-chef à l’Unité Spéciale de la Police. Madame, messieurs, voici Iuliana Richter, nouvellement nommée Commissaire. »

Il se garda bien de donner le nom de sa brigade – elle en déduisit qu’il ne l’avait pas retenu – et se contenta d’offrir son plus joli sourire de faux-cul. Iuliana l’aurait volontiers poussé dans ses retranchements afin qu’il avoue publiquement n’être pas foutu de se souvenir du boulot exact de sa compagne, mais elle se retint. Les personnalités présentes comptaient trop pour qu’elle se les aliène, même s’il semblait déjà trop tard pour la bourgmestre. Les deux autres individus l’intéressaient en revanche nettement plus, à un point tel qu’elle avait du mal à choisir lequel regarder. Le rouquin appartenait au corps d’intervention d’élite de la police, Iuliana n’était même pas sûre qu’Alexander ait le droit de révéler son identité avec tant de légèreté. Quant au deuxième, son grade surtout l’interpellait. Le Commissaire en chef O’Brian, celui auquel elle avait justement envoyé un mail dans l’après-midi pour obtenir le droit de visiter sa bibliothèque. Le vieil homme s’inclina en une élégante révérence :

« Commissaire Richter, je suis heureux de vous rencontrer. J’espère que l’Inspecteur Dante vous a donné toute satisfaction aujourd’hui. »

Elle acquiesça, quelque peu prise au dépourvu par la tournure de la discussion, mais n’eut pas le temps d’élaborer une réponse plus détaillée ; le rouquin surenchérit d’un air excessivement enjoué :

« Vous êtes donc la nouvelle Commissaire de la BSSR ! Je suis charmé de vous rencontrer, Madame !

— Vous êtes fort bien renseigné, Monsieur la Fleur. »

Tout le monde la connaissait-elle déjà ? L’attention de ses interlocuteurs s’était maintenant entièrement focalisée sur elle, au point qu’ils en délaissaient Alexander. S’il lui était plaisant d’avoir ainsi volé la vedette à son compagnon, Iuliana ne doutait pas qu’elle n’avait fait qu’aggraver sa colère à son égard. Un coup d’œil en biais lui confirma qu’il s’était encore plus renfrogné. À cet instant, elle se demanda quelle attitude adopter : devait-elle poursuivre son numéro de charme, au risque de déclencher une dispute ouverte avec Alexander, ou bien devrait-elle filer une bonne fois pour toutes ? Jusqu’à présent, elle pouvait toujours plaider de bonne foi avoir fait de son mieux pour lui plaire, mais si elle poursuivait dans cette voie, cette excuse lui serait refusée : elle l’aurait ouvertement défié.

Pourtant, la sensation de rébellion la grisait… à moins que ce ne fût le champagne. La cause réelle de cette euphorie naissante importait toutefois peu, Iuliana tenait surtout à la savourer. Elle se rapprocha donc des flics et lâcha par la même occasion le bras d’Alexander. Le rouquin sauta sur l’occasion sans s’intéresser un instant au conjoint éconduit :

« J’ai cru comprendre que vous aviez rencontré Dante aujourd’hui ? Comment était-ce ? Votre mission a-t-elle été un succès ? »

Peut-être n’était-ce pas une si bonne idée de quitter la tutelle maritale en fin de compte. En trois questions, la Fleur avait réussi à taper aux endroits sensibles. Ne manquait qu’une interrogation sur sa relation avec Alexander et elle tenait le quarté gagnant. Une préoccupation plus urgente l’habitait : comment dire du bien de Dante devant son chef ? Elle ne souhaitait pas spécialement couler cet imbécile, car O’Brian aurait pu y voir une forme d’ingratitude. Et si elle ne voulait pas faire de vieux os avec le SS, elle avait besoin d’en tirer toutes les connaissances nécessaires. Un climat de tension ne lui aurait pas profité.

« L’inspecteur Dante a sans nul doute des méthodes de travail intéressantes. Je crois pouvoir découvrir à ses côtés un pan entier du service qui m’était jusqu’alors totalement inconnu. »

Elle sut n’avoir dupé personne lorsqu’elle saisit le rictus d’O’Brian et que la Fleur éclata d’un rire sonore.

« C’est la plus jolie façon que j’ai entendue de présenter Dante, qu’en pensez-vous ? demanda le rouquin au chef du SS.

— Il semblerait en effet que ce garçon ait fait forte impression à sa nouvelle supérieure. Je connais bien les travers de l’inspecteur Dante, madame, la plupart du temps, c’est un parfait imbécile. Il a néanmoins quelques fois des éclairs de génie qui en font un agent très précieux. »

Déstabilisée par cette réponse, Iuliana s’attarda sur la physionomie de ce commissaire visiblement bien plus indulgent que ne le laissaient suggérer les ragots. L’homme devait approcher à grands pas de l’âge de la retraite – s’il ne l’avait pas déjà dépassé –, mais conservait une forme physique irréprochable. Le léger accent avec lequel il s’exprimait lui donnait un flegme qui contrastait avec l’exubérance de la Fleur. Ils formaient tous deux un duo bien huilé.

Une poigne glacée la dispensa d’avoir à trouver une réponse spirituelle. Alexander, sourd à la pression qui s’était abattue sur sa compagne, lui souffla qu’il souhaitait discuter, et, avant qu’elle n’ait pu l’en empêcher, l’attira à l’écart sans ménagement. Elle faillit s’étaler en se prenant les pieds dans le tapis, tenta de saluer avec panache ses interlocuteurs puis se contenta d’éviter la chute. Les doigts de son concubin serraient son poignet à lui en faire mal, tandis que ses immenses enjambées l’obligeaient à trottiner fort peu élégamment derrière lui. Ils attirèrent plusieurs regards, tantôt curieux, tantôt réprobateurs. Alexander la lâcha lorsqu’ils parvinrent dans un couloir de service faiblement éclairé. Ses traits se tordirent en un rictus de pure haine :

« Je peux savoir à quoi tu joues ? »

Iuliana se recroquevilla sous la surprise, intimement convaincue qu’il allait la frapper. Elle avait dépassé les bornes ce soir, l’avait rendu furieux et elle le paierait. Puis la signification du geste la saisit : il allait la frapper. La peur initiale fut noyée sous la rage. Iuliana se jeta contre lui. Dressée de toute sa taille, elle l’obligea à croiser son regard. Son souffle saccadé heurtait sa peau, son propre cœur emplissait ses tympans, assourdissant. Elle assista, impuissante, à la débâcle de sa voix trop plaintive :

« C’est quoi ton problème, Alexander ? C’est quoi ? Qu’est-ce qui ne va pas cette fois ? Pourquoi es-tu contrarié, qu’est-ce que j’ai encore fait ? Tu n’es jamais content ! »

S’il fut surpris de sa rébellion, Alexander n’en montra rien. Il s’essuya la joue comme pour effacer cet affront, inspira profondément pour retrouver le contrôle de ses émotions. Sa mine se fit peinée lorsqu’il soupira.

« Tu n’es que source de déception. »

Les mots la glacèrent. La pétrifièrent. La colère qui aurait dû la porter se retourna contre elle. Pourquoi ? Pourquoi ? Pourquoi n’était-il jamais satisfait d’elle ? Pourquoi, malgré tous ses efforts, ne lui pardonnait-il rien ? Pas le moindre écart, pas la moindre faute. Toutes ses bonnes actions, toutes ses bonnes intentions, tous ses sacrifices, rien n’avait de valeur à ses yeux. Seuls ses échecs comptaient, et elle n’en était qu’un de plus : un échec, une erreur commise des années auparavant, qu’il devait regretter chaque fois qu’elle s’écartait de l’idéal qu’elle lui avait promis.

La réalité se dérobait sous ses pieds tandis qu’elle fixait le dos de son compagnon. Il ne lui jeta pas un regard, pas même lorsqu’il l’entendit geindre comme une suppliciée. Il se contenta de claquer la porte sur cette erreur avant qu’elle ne puisse davantage souiller sa réputation.

Le salaud.

Le temps se coagula en une interminable seconde pendant laquelle Iuliana contempla sa vie prendre fin. Elle sentait la rancœur lacérer son torse, la vider de son sang dans un couloir de service crasseux. Les fluides se répandaient sur sa sublime robe tandis que son corps entier devenait froid et rigide. Elle s’affaissa lentement contre le mur, le regard vitreux et les mâchoires serrées à s’en rompre les dents. Un brouhaha étouffé transpirait de la pièce principale, couvert par sa respiration haletante. Les restes de son cœur convulsaient dans sa poitrine, menaçant de s’extirper par la plaie béante qu’elle venait de subir.

Elle demeura ainsi. Un instant. Longtemps. Quelle importance. Jusqu’à ce que la révélation la frappe.

Pourquoi elle ? Pourquoi elle se sentait si mal, et pas lui ? Pourquoi était-ce elle, en train de pleurer d’agonie dans ce cagibi, et non pas lui ? Ce fumier. Ce fumier insatisfait et ingrat, cette pourriture intransigeante et égoïste. Elle ne valait pas moins que lui ! Pourquoi devrait-elle ramper à ses pieds en espérant y trouver quelques miettes d’approbation ? Qu’il aille se faire foutre.

Le visage de la jeune femme se tordit de rage. Ses yeux brûlés par le mascara étaient injectés de sang. Ses mains se serrèrent jusqu’à déformer la pochette qu’elle n’avait pas lâchée. Elle allait le lui faire payer. Lui fracasser le crâne à coup de pelle avant de l’enterrer avec.

Iuliana se releva d’un bond, rassérénée par cette idée. Ses talons claquèrent contre le sol bétonné. Elle regarda la porte d’un air assuré, et s’en approcha. À chaque pas qu’elle faisait, ses jambes tremblaient davantage tandis que son faciès perdait de sa hargne. Les sclères écarlates abandonnaient peu à peu leur éclat de rage, devenant de simples preuves de désespoir. Elle n’y arrivait pas. Elle ne pouvait pas. Elle ne le haïssait pas assez et se méprisait trop. Sa main se retira de la poignée de la porte et elle recula de quelques pas. Que devait-elle faire ? Y retourner et faire comme si de rien n’était ? Impossible. Elle n’en aurait jamais la force. Rester ici comme un rat, terrorisée à l’idée d’être découverte ? Non envisageable.

Inconsciemment, elle se frotta les yeux. Le mascara avait coulé sur ses joues et maculait désormais ses doigts. Une inspiration saccadée lui secoua la poitrine. Tant d’efforts. Elle avait fait tant d’efforts. Pas seulement ce soir, mais toute sa vie durant : elle avait toujours essayé d’être parfaite. Pour ses parents. Pour lui. Pour elle-même. En vain ! Ses bonnes intentions ne comptaient pas, juste ses taches. Un sourire sans joie se dessina sur ses lèvres tandis que ses mains farfouillaient mécaniquement dans la pochette difforme. Elle en extirpa un petit miroir et contempla son reflet dévasté. Elle ne pouvait pas ressortir ainsi. Avec attention, elle nettoya ses larmes noircies, remit ses cheveux en place, puis épousseta sa robe.

Rester ici la rongerait. Lui faire face la détruirait. Avec regrets, elle poussa le battant pour replonger dans la lumière. Une fois encore, elle n’allait pas oser se rebeller. Fuir retarderait le problème, elle avait les épaules pour le supporter un peu plus.

Les chandeliers de la salle l’éblouirent. Personne ne la remarqua lorsqu’elle se glissa à nouveau dans la réception, évitant d’approcher des endroits où Alexander avait la moindre chance de se trouver. Elle croisa plusieurs groupes, les ignora en baissant les yeux. Un serveur l’aborda, sourire aux lèvres, plateau de champagne au bras. La flûte pleine qui en décolla s’y retrouva l’instant suivant, vide. La mine déconfite du jeune homme lui prodigua un inattendu réconfort.

« C’est pour une grande occasion », lâcha-t-elle d’un ton aigre-doux avant de repartir.

Elle déambula ainsi pendant quelques minutes, pilla une coupe ici et un verre là, avec un ou deux canapés pour faire bonne mesure. L’alcool et la misère s’accouplaient dans ses veines et teintaient ses joues de rose. Puis, sur un coup de tête, elle mit fin à son voyage. Une table vide, à l’écart, avec trois flûtes pleines, comme un appel au vice : le saint Graal. Ses yeux pétillèrent tandis qu’elle prenait place.

Le premier calice fut rapidement sacrifié. Sa gorge se noua tandis que le liquide glissait le long de son œsophage, signe qu’il était temps de lever le pied. La dégustation fut remplacée par la contemplation. D’abord des bulles, qui dansaient allègrement dans leurs prisons de verre, puis de la table, et enfin de la salle. Elle voyait les gens sans les voir, en reconnaissait certains sans discerner leur visage. La foule s’était muée en une sorte d’organisme unique, grouillant et clapotant, qui se babillait à lui-même des rumeurs dont il n’avait cure. Elle n’avait pas l’habitude de boire, et encore moins d’être dans cet état. Peu importait, sa vie continuait.

La deuxième coupe était au milieu de son exécution lorsqu’une présence s’imposa à elle. Elle sursauta à retardement.

« Quelle belle et flamboyante âme ! »

La silhouette se concrétisa peu à peu sous les traits d’un homme d’âge mûr, aux cheveux épars et indisciplinés. Vêtu d’un chandail à gros carreaux et d’un pantalon en velours côtelé dans les tons bruns, il s’assit en face d’elle sans lui demander son accord. De plus près, elle put percevoir les ravages qu’une vie de débauche avait causés sur son visage creusé : des cernes gonflés, des joues affaissées et un teint cireux. Pourtant, sa voix râpeuse s’exprimait avec bonhomie et ses yeux brillaient :

« Bonsoir, mademoiselle. Avez-vous songé à vendre votre âme ? »

La technique de drague de gros loser ! Iuliana le dévisagea sans masquer sa moquerie. Sa diction pâtit du champagne ingurgité :

« Non, mais… ça a déjà marché sur quelqu’un votre approche ? »

Elle grimaça face au rythme traînant de sa phrase, consciente qu’elle n’obtenait plus le contrôle désiré de son corps. Et engloutit la fin de la deuxième flûte pour faire bonne mesure. Son alcoolémie ne sembla pas dissuader l’importun qui continuait à la fixer un peu au-dessus des yeux – endroit d’attention fort curieux pour un mâle en quête de chair fraîche. Il ne se laissa nullement démonter par la moquerie de Iuliana, qui parut beaucoup l’amuser au contraire :

« Je ne suis pas en train de vous faire du gringue, mademoiselle. Si j’avais eu vingt ans de moins et un peu plus fière allure, je ne dis pas, mais j’ai conscience de ne pas pouvoir séduire une pareille femme par une approche aussi ringarde. C’est un vrai contrat que je vous propose : je suis prêt à payer très cher pour une âme de votre qualité, et j’ai justement besoin d’une telle merveille pour mon œuvre en cours. »

L’homme ne semblait pas saoul, contrairement à Iuliana, ni sous l’emprise de quelque substance que ce fut. Un trouble psychologique, alors ? Possible, depuis l’apparition du Surnaturel, les dégénérés de tous poils avaient pensé trouver une légitimité à leurs fantasmes et dérèglements. Puisque les vampires, les zombies, les métamorphes et les fées existaient, comment exclure la moindre piste ? Comment affirmer que les croyances les plus fantaisistes étaient fausses, alors que l’Homme s’était laissé berner pendant des millénaires par des créatures ridicules qui avaient réussi à se cacher tout ce temps ? La théorie des reptiliens n’avait jamais connu autant d’adeptes, les platistes contaminaient peu à peu la planète, la médiocrité intellectuelle se répandait parmi tous les gens en quête d’un sens à leur vie – toute la population au bout du compte.

Iuliana n’avait pas le temps de jouer avec un imbécile pareil, un idiot qui croyait qu’on pouvait acheter l’âme des humains. Il fallait couper court. Et ne pas entrer dans une discussion sur l’existence de l’âme, elle n’en avait pas le courage.

« Le corps humain est hors du commerce. Maintenant, dégagez ou je vous emmène au poste !

— Oh, madame est une vaillante représentante des forces de l’ordre en prime ? Bien, très bien. »

Un peu plus et il se frotterait ouvertement les mains au-dessus de la table. Iuliana ne saisit pas ce qui l’enchantait autant, elle commençait au contraire à se sentir vaseuse et sa tirade l’avait vidée de ses forces – la concentration nécessaire pour sortir le vocabulaire approprié dans son état dépassait le quota d’énergie dont elle disposait. Le réconfort qu’elle pensait trouver dans le champagne s’échappait au profit d’une humeur morose et encore plus déprimée.

« Mais puisque vous êtes une femme intelligente, dites-moi, l’âme peut-elle être considérée comme faisant partie du corps ? N’est-elle pas au contraire ce qui reste lorsque la chair abandonne ? Il n’existe pas de statut juridique pour les éléments intangibles de l’humain, ne devrions-nous pas calquer le traitement de l’âme sur celui du travail ou de la production artistique ? Ne sont-ils pas aussi des produits de l’individualité de chacun ? »

Et voilà que le cinglé se lançait avec passion dans un débat intellectuel. En temps normal, Iuliana aurait pu y trouver un certain goût – quel serait le statut juridique de l’âme si elle existait ? –, mais le moment s’avérait mal choisi. Une colère sourde née de l’alcool grignotait les barrières naturelles que la jeune femme s’imposait. Sa contenance ainsi ébréchée laissa se répandre des années de frustration :

« Foutez-moi le camp ou je vous en colle une ! J’ai pas envie d’écouter vos conneries ! »

Elle avait dû paraître vraiment effrayante, car, pour la première fois, la tranquille certitude de l’inconnu vacilla et son sourire disparut. Il sembla hésiter à revenir à la charge, mais le regard noir qu’elle lui adressa le convainquit du contraire. La queue entre les pattes, il lui tendit néanmoins une carte de visite avant de partir :

« Si vous changez d’avis, une fois à jeun… »

Par réflexe d’années de conditionnement à la politesse, Iuliana la saisit juste avant qu’il file et la lut.

Émile Rivier, Peintre plasticien

Elle la fourra dans son décolleté sans réfléchir, s’accorda un infime instant de calme… La soirée n’avait que trop duré. La dernière coupe lui donna la force nécessaire pour quitter les lieux presque sans tituber. Elle ne croisa ni Alexander ni aucun des mecs importants auxquels elle allait devoir lécher le cul désormais. Une bouffée d’air glacial lui fit le plus grand bien. Elle enfila son manteau récupéré quelques minutes plus tôt, fouilla dans sa pochette pour trouver ses clefs de voiture et se dirigea vers le parking, ses chaussures balancées par-dessus son épaule pour ne pas se péter une cheville.

En voyant les difficultés qu’elle éprouvait à marcher en ligne droite, elle préféra héler un taxi. La banquette arrière lui offrit un accueil si chaleureux qu’elle s’affala dedans avec délectation.

Et s’endormit avant que le chauffeur n’ait pu redémarrer.

Commentaires

Elle a déjà supporté Alexander pendant 15 ans !! Sacrée âme, en effet... Bien la petite référence à la pelle, c'est Ama qui va aimer ça !
Excellent ce chapitre, l'introspection d'Iuliana est très bien menée.
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jeudi 5 juillet à 16h52
Oui, j'ai casé la pelle ! Une promesse est une promesse :D

Et oui, ça fait une quinzaine d'années qu'ils sont ensemble. Sacrément difficile de tirer un trait sur une relation aussi longue.
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dimanche 15 juillet à 11h47
Ce chapitre est génial ! Alexander est un gros empafé de première et il mérite ses coups de pelle. Quant à Iuliana, elle reste géniale ♡
J'ai hâte de revoir la Fleur du coup hehe
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vendredi 6 juillet à 14h26
La Fleur reviendra dans quelques chapitres. Entre lui et Dante, Iuliana va être aux anges :D
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dimanche 15 juillet à 11h48
Woaaah alors ce chapitre est super intéressant, bravo Iuliana!! Quelle belle âme en effet, le peintre plasticien est très intéressant aussi, sa question sur le statut juridique de l'âme, j'espère qu'il réapparaître!j'aime imaginer qu'Alexander tombe sur sa carte de visite oubliée par Iuliana et qu'il accepte de lui vendre son âme mouahaha bien qu'Emile ne lui accorderait sûrement que peu de valeur
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jeudi 12 juillet à 20h20
Merci Yuyu !

Le peintre reviendra oui !

Et l'âme d'Alexander vaut peut être une petite fortune, dans son égoïsme, elle est probablement remarquable :D
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dimanche 15 juillet à 11h49
Ahahah
Mais quels sont les critères du peintre alors ? :o
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dimanche 15 juillet à 21h51
Le Beau je dirais, quelle que soit sa forme. A découvrir quand on le reverra :D
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lundi 16 juillet à 10h36
Pour le coup j'adore ce chapitre ! Bon, une grande partie à cause du passage de la pelle (Merci encore :p) ♡ si seulement elle pouvait lui faire payer... il l'a mérite tellement pas x)

Par contre ce type, Émile, je me pose pas mal de question sur lui donc hâte dans savoir plus !
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mercredi 18 juillet à 23h05
C'est un plaisir :D J'étais assez satisfaite moi aussi d'ajouter ce passage sur la pelle :D

Emile reviendra, lalala. Mais pas tout de suite !
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mercredi 18 juillet à 23h11
Haha ! :D

Curieuse, curieuse, curieuse !
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mercredi 18 juillet à 23h45
Friedrich Niche ! X)
Le pseudo me fait rire x))
C'est sympa, je trouve, ces petits bouts de forum... J'aime bien ^^
Et je me demande si ILoveUnicorns ne travaillerait pas avec Dante, par hasard... Si ça se trouve, c'est même lui !
Je n'ai pas commenté le chapitre précédent mais je l'ai trouvé très bien mené ! Les descriptions sont complètes, on s'imagine vraiment bien la maison et ses habitants. Quant à Iuliana... Nul doute que c'est une femme intelligente mais son manque de "tact" et de compréhension... Ce n'est pourtant pas compliqué de se rendre compte que la manière de déclarer ses impôts est inadaptée à ce genre de créatures ! Sans doute son côté légèrement "speciste", comme le souligne Dante, et sa foi aveugle en son boulot qui sont en causes...

Bref, ce n'est pas le sujet du chapitre, ici.

J'ai lu les autres commentaires et ai constaté que ce chapitre est fort apprécié... Je ne partage malheureusement pas leurs avis...
Bien sûr, moi aussi j'ai envie de foutre des coups de pelle à ce cher Alexander ! Bien sûr, je trouve aussi que sa réaction au retard de Iuliana est excessive ! Que ce n'est qu'un c*n et que Iuliana fait bien de s'en rendre compte et de le quitter...
Mais je trouve ton chapitre un peu prématuré. Je m'explique : première fois qu'on entend parler d'Alexander, Iuliana a l'air amoureuse, elle se réjouit d'avance de l'annonce qu'elle va lui faire. Deuxième occurrence, on rencontre le bonhomme. Iuliana n'a plus seulement l'air amoureuse, mais aussi résignée et malheureuse quand Alexander nous semble être le parfait c*nnard. Et enfin, ici, Iuliana se rend compte de l'égoïsme du type et qu'il ne la rendra jamais heureuse. Avec un enchaînement pareil, on pourrait croire qu'ils étaient ensemble depuis... 2 mois ? Alors qu'ils ont partagé leur vie pendant 15 longues années !
J'avoue ne pas trop comprendre l'utilité d'Alexander... À part pour faire comprendre que Iuliana, de nouveau célibataire, sort d'une longue relation décevante - ce qui, je pense, aurait pu être fait sans l'intervention du personnage dans l'histoire. Ou peut-être eût-il fallu consacrer d'autres chapitres à cette relation, essayer de comprendre (pour le lecteur) pourquoi elle est resté si longtemps avec un homme pareil et faire monter la tension peu à peu avant de faire exploser le couple comme ici. Pour moi, donc, ce chapitre est un peu prématuré et je me sens un peu frustrée car un poil indifférente vis-à-vis d'Alexander. Un chapitre pour apprendre à le détester avant cette scène, c'est trop peu à mon goût ^^'

Le chapitre en lui-même reste bien mené. Je n'ai rien à dire dessus si ce n'est qu'aller à un bal avec un cavalier désastreux, s'enfiler des flûtes de champagne comme qui rigole et quitter les lieux avant tout le monde... Ça me rappelle une autre œuvre attelée... ;P

Et cet Émile... Je me demande quel genre d'œuvre il peut bien peindre... Mais sans doute le reverra-t-on ^^

Allez hop ! J'ai encore un chapitre à commenter ! ;P
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samedi 1 septembre à 11h41
Héhéhé les pseudos en révèlent en effet beaucoup sur les personnages derrière. Y a de bonnes intuitions dans ce début commentaire !
Je confirme que Iuliana était particulièrement en difficulté dans le chapitre précédent... Mais en même temps, pas facile de ne pas pouvoir appliquer la loi, ce qu'on lui demande de faire et pour laquelle on l'a spécialement nommée. Si elle ne le fait pas, quick, sa tête tombe. Ca rajoute un peu de pression quand même. Et puis elle déteste les traitements de faveur.

Je prends note de ta réflexion sur Alexander qui est très intéressante. Après, le personnage n'est pas encore complètement exclus, la relation n'est pas terminée. Tu me diras par la suite ce que tu en penses, et si ça ne va toujours pas, je réfléchirai à tout ça lors de la réécriture !

Je n'avais même pas songé à ce clin d'oeil... Vilaine attelée !

Et Emile, bah, ouais, il reviendra !

Merci pour ton commentaire !
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dimanche 16 septembre à 12h27
Wow ! Sacré chapitre !
Iuliana est tellement humaine ! Sans mauvais jeux de mot XD Elle est tellement fragile par moment. Ce chapitre le prouve. Tellement soumise à Alexander bien qu'elle veuille se rebeller. Elle avait vraiment peur qu'il la frappe ! Je suis choquée.
Cet homme est vraiment un immense salaud ! J'ai envie de lui faire bouffer son costume, et l'étrangler avec sa cravate. Il est vraiment le mec qui veut rester le maitre de tout, avec une jolie petite femme à la maison. INSUPPORTABLE.
C'était intéressant de voir les supérieurs de Iuliana aussi. Je ne sais pas trop si je dois m'inquiéter pour elle. (description de Dante, risible XD) XD
Et alors, mystère avec ce peintre plasticien ! Je suis trop curieuse sur son histoire des âmes ! Hâte ! En espérant qu'elle ne soit plus ivre si elle le rencontre encore XD Parce que j'adore le champagne, mais là, il a fait un peu de dégâts.
Super chapitre !
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lundi 24 septembre à 16h44
Je suis heureuse que ce chapitre ait fait ressortir toute la fragilité de Iuliana. Elle partait plutôt du côté de Superwoman pour le moment, il fallait montrer son autre facette !

Quant à Alexander... Bah c'est un gros égoïste oui. Je n'avais pas prévu de lui donner autant le mauvaise rôle à la base, mais quand j'ai vu comme les gens le détestaient, j'ai décidé de lui donner un peu plus de lumière ! (moi, méchante ? Peut-être des fois).

Boarf faut pas s'inquiéter pour Iuliana, comme tu disais au chapitre précédent, elle finit toujours par retomber sur ses pattes la dame. Une vraie anguille (ou un taureau butor, je sais pas).

Je tâcherai de lui souffler d'éviter l'ivresse pour la prochaine rencontre avec Emile. Moi non plus, j'ai pas trop envie qu'il lui arrive des histoires à mon héroïne. Enfin, rien de trop grave. J'ai besoin de son âme moi encore.

Merci !
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mardi 2 octobre à 13h22