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Julie Nadal

samedi 5 mai 2018

Prime de Fisc

Chapitre 2

Le nouveau bâtiment de l’administration des contributions directes avait poussé dans le quartier des affaires comme une verrue de vitres et de métal. En raison de l’essor des problématiques fiscales au Grand-Duché ces dernières années, le fisc avait dû quitter ses locaux miteux du quartier de la gare pour s’installer dans un immeuble tout neuf, spécialement construit à son intention. Regroupement du personnel, hausse des effectifs et surtout image de marque : pour donner une réputation plus accessible à l’institution étatique – mais aussi à la Nation entière – les jeunes marketeurs avaient prôné une utilisation excessive d’architecture moderne, de gadgets high-techs et de verre. En résultait une abomination semi-transparente qui écrasait tout le quartier de sa taille démesurée.

La tempête s’était calmée. Iuliana se gara à sa place attitrée dans le parking. À grands pas souples, elle longea les salles de réunion et de réception qu’elle devinait à travers le mur vitré. À cette heure de l’après-midi, les locaux semblaient bourdonner d’une activité fiévreuse qu’elle n’avait guère envie d’affronter. L’amertume de la rencontre avec Haas pesait encore sur son cœur, et bien qu’elle sache avoir accompli sa mission, elle ne pouvait s’empêcher de déplorer les extrémités auxquelles le vieux l’avait poussée. Les aînés méritaient un respect qu’elle n’avait pu témoigner ici. Elle en avait donc profité pour éduquer le môme : cette journée n’avait pas été complètement perdue.

Elle parvint à l’entrée des employés, devant le coin fumeurs le plus prétentieux qu’il lui ait été donné de voir. Malgré les cendriers disposés au-dessus des poubelles, le ministère du Développement durable et des Infrastructures avait décrété que les nouvelles bennes à mégots intelligentes devaient être installées. Les immenses boîtes orange n’avaient en réalité d’intelligent que les corbeaux qu’elles attiraient : un système permettait aux volatiles de déposer les mégots abandonnés dans un réceptacle. En échange de leurs loyaux services, les généreux contributeurs se voyaient décerner quelques précieuses miettes d’une nourriture spéciale gros machins à ailes dont ils semblaient raffoler.

Au bout du compte, les fonctionnaires balançaient leurs cigarettes par terre, amusés par le spectacle des corvidés se ruant dessus, et les oiseaux ramenaient tout ce qui pouvait entrer dans l’urne pour essayer de récupérer leur récompense. Les résultats de leurs échecs trônaient au pied des conteneurs : une liste improbable de tout ce qu’ils avaient pu dégotter dans un périmètre plus ou moins élargi. Ainsi, ils raflaient capsules, branches, cailloux, capotes, emballages de chewing-gum, petite monnaie ou bidules et machins non identifiables, mais parfois ils faisaient preuve d’une inventivité surprenante en ramenant gants de marmots, cartes de fidélité et autres lacets. Les techniciens de surface adoraient. Encore une brillante idée qu’on laisserait pourtant en place au vu des moyens financiers qu’avait nécessité son déploiement.

L’attention de Iuliana fut attirée par de l’agitation au sol. Sur les dalles humides, un corbeau et un lutin se battaient justement pour un mégot abandonné par un employé hilare. Le petit être tirait de toutes ses forces sur le précieux trophée que l’oiseau s’entêtait à tirer hors de sa portée. Depuis que le Surnaturel s’était révélé, toutes les créatures du prisme merveilleux avaient dû trouver leur place dans un monde déjà hautement codifié. Celle des lutins se situait environ entre le pigeon et le rat : ils n’hésitaient ni à mendier aux badauds ni à voler dans les poubelles. Mais parfois, ils manquaient un peu de bon sens et préjugeaient de leur taille. Attaquer une tourterelle ou un moineau était chose aisée, un corbeau… L’animal lâcha soudain le mégot. Le farfadet, tout heureux, s’apprêtait à s’éloigner vers le coffre au trésor tant convoité lorsqu’un bec acéré lui cueillit le bras. Avant qu’il ne puisse riposter, il fut emporté en quelques puissants coups d’aile : le corbeau avait décidé de changer le menu.

L’employé ne riait plus. Face à sa mine déconfite, Iuliana serra les poings. Quel imbécile, à quoi s’attendait-il ? Le Surnaturel n’avait pas subitement transformé ce monde en conte de fées ; ceux qui le croyaient se berçaient d’illusions enfantines. La chaîne alimentaire n’était pas bouleversée, elle comptait juste plus de maillons désormais. Et l’Homme ne trônait plus nécessairement au sommet, ou en tout cas plus tout seul.

Iuliana salua les cerbères en tailleur de l’accueil : trois corps, trois visages, mais un unique cerveau à partager derrière leurs yeux couverts de mascara. Elles piaillèrent une réponse en minaudant. Iuliana les avait déjà dépassées et présentait son badge au vigile qui la laissa entrer. Son chien à lui, monocéphale, était présentement assis entre les jambes de son maître. Un ascenseur transparent emmena l’officier au cinquième. Les parois de verre lui donnaient la nausée et le vertige lorsqu’elle avait la mauvaise idée de plonger le regard vers le hall, mais la sensation s’avérait toutefois bien pire en descente, quand la gravité lui rappelait qu’un être humain avait l’obligation physique de s’écraser dix mètres plus bas.

Elle traversa les couloirs en évitant les services d’assistance car elle n’avait aucune envie d’entrer dans le brouhaha de leurs réponses polyglottes. Du fait de sa croissance inébranlable et de son marché du travail florissant, le Grand-Duché attirait des populations de toutes les nationalités : un tel multiculturalisme n’existait nulle part ailleurs dans l’Union Européenne. Les autochtones ne se reproduisaient pas assez vite pour satisfaire les besoins de main-d’œuvre : la moitié des salariés du pays résidait à l’étranger.

Le vacarme frappa l’officier lorsqu’elle entra dans les bureaux de la BSR. Les lieux débordaient d’une activité frénétique liée à la fin d’année fiscale. Il fallait boucler tous les dossiers avant la Saint-Sylvestre, et l’échéance arrivait à si grands pas que certains commençaient à paniquer.

Pourtant, dès qu’elle arriva à hauteur de ses collègues, une exclamation mit un terme à tous les autres sons :

« Elle est là ! »

Une vingtaine de têtes se tournèrent vers elle dans un ensemble parfait. Nicolas apparut à sa droite comme par magie. Le temps qu’elle le salue, Thomas flanquait sa gauche. Les deux officiers avaient été recrutés en même temps qu’elle, six ans auparavant, à l’ouverture de la BSR. Ils étaient également les seuls à ne pas se laisser impressionner par les abords un peu trop francs de Iuliana et incarnaient ce qui ressemblait le plus à des amis au boulot.

« Raconte ce que t’as fait au gamin ! » attaqua immédiatement Nicolas.

Pas de tour de chauffe.

« Il est avec Müller là, je crois que t’es en train de prendre cher », enchaîna Thomas.

Le duo de comiques le plus efficace de l’administration des contributions directes. Leurs résultats annuels exceptionnels les mettaient à l’abri des remontrances que leur effronterie aurait dû attirer. Et Müller n’avait jamais été un chef susceptible.

« Qu’est-ce que tu lui as fait comme misère à ce pauvre gosse ? reprit Nicolas avant qu’elle n’ait pu en placer une.

— Tu l’as engueulé ?

— Humilié ?

— Menacé ?

— Frappé ?

— Mais non, pas frappé ! Tu sais bien que Iuliana n’a jamais recours à la violence imméritée.

— C’est vrai. Ptet qu’il l’avait mérité du coup ? »

Iuliana les observa se renvoyer la balle sans dire un mot. Elle dut lutter pour s’empêcher de sourire à leurs âneries. Même s’il n’y avait rien à en tirer lorsqu’ils partaient au quart de tour dans leurs fantasmes, elle appréciait ces moments. Elle ne put en profiter très longtemps puisqu'ils s’étaient finalement tus et la regardaient tous deux avec intensité en attendant sa réponse.

« Il était en retard. »

Sans plus de précision, elle rejoignit son bureau et y déposa ses affaires. Avant qu’elle ne puisse s’asseoir :

« Et ? C’est tout ? »

Un chœur parfait. Nicolas et Thomas l’avaient bien entendu suivie ; ils ne lâchaient pas un ragot si facilement.

« Et le contribuable nous a menacés avec un fusil de chasse.

— Ah tu vois que tu peux rendre ça intéressant ! triompha Thomas. Continue, raconte ! »

Elle leur exposa donc la situation dans le détail. Plus elle demeurait rigide et précise dans ses descriptions, plus les deux riaient. Ils avaient toujours eu un faible pour l’intransigeance de la jeune femme.

L’explication eut lieu dans un open space parfaitement silencieux. Si les autres n’avaient pas osé venir s’enquérir directement de la situation – quel besoin de prendre ce risque vu que les deux commères le feraient naturellement ? – ils s’intéressaient avidement au compte rendu.

Lorsque le bleu sortit du bureau quelques minutes plus tard, tous le regardaient avec un rictus moqueur. Manquant d’expérience mais certainement pas complètement idiot, il effectua une prudente retraite loin de la BSR sous un prétexte quelconque. Ses yeux croisèrent ceux de sa prétendue tortionnaire, il y eut un instant de flottement, mais le gamin se dégonfla et s’enfuit. Nicolas en profita pour poser sa main sur l’épaule de Iuliana :

« Ah, au fait, Müller veut te voir. C’est pour une affaire importante.

— Tu sais quelque chose à ce propos ? lui demanda-t-elle.

— Oui, mais si je te le dis ça gâchera la surprise. Vas-y ! »

Sans même tâcher d’en apprendre plus, parfaitement consciente que ce serait inutile, Iuliana rejoignit le bureau de son boss. Il l’accueillit avec un sourire.

« Vous semblez avoir quelque peu agacé mon neveu. Je ne l’avais jamais connu dans une telle colère. »

Iuliana s’assit dignement en face de lui.

« Je crois qu’il n’a pas apprécié les insultes et les menaces de M. Haas. Le retour s’est révélé assez difficile : M. Haas tenait particulièrement à nous faire connaître son avis sur les autorités fiscales – avis qui n’est pas très flatteur comme vous vous en doutez. Il faudra d’ailleurs payer un taxi à l’agent Müller : sa voiture est restée sur place. »

Müller – le chef cette fois – adressa un regard entendu à sa subordonnée, sans ajouter le fond de sa pensée. Aucun des deux n’ignorait la véritable raison du ressentiment du jeune homme. Les nouveaux diplômés se targuaient d’une compétence et d’un ego que la réalité du travail percutait parfois de plein fouet. Iuliana excellait dans l’enseignement de la modestie et du retour sur terre.

Le boss se redressa pour mieux s’enfoncer dans son fauteuil. Ses doigts se mirent à tapoter le bois.

« Iuliana, auriez-vous quelques minutes maintenant ? J’aimerais m’entretenir avec vous. »

L’officier se raidit à ces mots. Que son chef l’appelle par son prénom représentait une nouveauté dont elle n’était pas certaine de goûter la saveur. Quant à la discussion… Müller ne brillait pas par son sens du dialogue. Son credo reposait sur le travail bien fait, sans communication ni atermoiements superflus. Le sujet devait être d’importance pour qu’il y mette autant de formes.

« Bien sûr, je vous écoute, Monsieur. »

Müller ne put réprimer un sourire. Il devait avoir Iuliana en haute estime, malgré son mauvais caractère et son franc-parler, car il l’avait toujours soutenue dans ses croisades administratives en lui prêtant son nom et son autorité, afin qu’elle puisse mouvoir plus aisément le Léviathan fiscal sans subir son inertie naturelle. Müller avait recruté personnellement chaque membre de la BSR à l’issue de plusieurs rounds d’entretiens. Il avait placé toute sa confiance en chacun de ses collaborateurs, et l’avait immanquablement réitérée par la suite.

Ce qu’il ne dépensait pas en mots, Müller l’exprimait en actes. Cette attitude lui avait donné une réputation de papa ours bourru. Iuliana faisait un parfait ourson grognon.

« Je vous épargnerai le couplet habituel sur les origines de la BSR. Vous en avez écrit de multiples pages à mes côtés, et non des moindres. Vous n’êtes donc pas sans savoir que nous comptons de nombreux ennemis. »

Iuliana acquiesça. La moitié du pays, au moins, voulait la tête de Müller et de ses hommes. Les contribuables n’appréciaient que moyennement se voir réclamer leurs obligations avec un flingue sous le nez, tandis que les forces déjà existantes redoutaient le pouvoir qu’avait pris la brigade. Pourtant, dans un contexte d’inflation des dépenses publiques, il s’avérait plus nécessaire que jamais de mettre un terme à la fraude fiscale.

Si les contacts avec les particuliers advenaient de temps à autre, les principales missions consistaient toutefois à mener l’enquête sur de grands groupes, très nombreux au Grand-Duché. La BSR avait découvert plus d’une illégalité à plusieurs millions. Elle traquait les irrégularités, remontait les comptes, repoussait les sociétés-écrans pour trouver la source des revenus. Et elle sanctionnait.

Il se murmurait que le bureau parvenait chaque année à récupérer une portion notable des dépenses publiques en redressements fiscaux, pour des coûts de fonctionnement et de personnel pratiquement nuls. Ainsi, on la tolérait. Mais il y avait bien un mais dans le discours de Müller.

« L’opinion gronde. La grève des zombies a créé une situation inédite dans le pays. De nombreuses activités sont paralysées, à un point tel que la grogne contre le Surnaturel n’a jamais atteint un niveau semblable. Nous sommes au bord de la guerre civile, Iuliana, mais les gens n’en ont pas encore pris conscience. »

Iuliana pâlit. Les tensions récurrentes des derniers mois n’avaient fait que s’amplifier, mais elle n’aurait jamais imaginé la possibilité qu’elles dégénèrent en conflit ouvert. Un affrontement se révèlerait désastreux pour l’économie du petit État qui mettrait des décennies pour se relever d’une pareille calamité. En cas de dissensions sévères, les grèves et abandons de poste seraient légion. Une paralysie du pays ne pouvait être acceptée. La production interne en serait réduite à néant – ce qui représentait déjà un coût conséquent – mais surtout, la stabilité politique et sociale du Grand-Duché serait remise en cause à l’international. Pour une économie qui reposait presque exclusivement sur les investissements extérieurs et la finance, un scandale à grande échelle entraînerait une faillite assurée. Et sans entrée de liquidités externes, plus de croissance. Il deviendrait impossible de maintenir le niveau de vie acquis par tous.

Ensuite, seulement, elle songea aux pertes humaines, mais les balaya bien vite.

Empêcher ce conflit n’était cependant pas de son ressort. Pourquoi lui en parler ?

« Dans ces circonstances, le gouvernement veut plus que jamais prouver qu’il n’y a pas de traitement de faveur. Le Surnaturel sera accepté par l’humanité à la condition expresse qu’il soit soumis aux mêmes lois qu’elle. »

Là, Iuliana commençait à comprendre. Et ce qu’elle comprenait ne lui plaisait pas du tout. Elle tenta de ne rien en laisser paraître. Heureusement pour elle, Müller semblait trop plongé dans ses réflexions pour saisir le léger tressautement de sa paupière gauche.

« Nous avons été sommés de créer une sœur à la BSR : la BSSR. Je pense que le second S est assez évocateur… Il nous faut un commissaire pour en prendre la tête, quelqu’un d’expérimenté. Je souhaitais vous proposer le poste, car vous êtes la plus solide de nos officiers et vous avez passé tous les concours nécessaires à ce grade. »

Müller se tut pour lui laisser le temps de digérer l’information. Puis il asséna l’estocade finale.

« Vous êtes bien entendu libre de décliner, mais je vous crois particulièrement compétente pour ce rôle. »

Et nul doute qu’il n’y aurait pas d’opportunité pareille avant un moment : tel était le message en filigrane. Accepter de devenir l’ennemie publique numéro 1 du monde Surnaturel ou rester coincée encore plusieurs années dans un job qui avait épuisé sa patience et son envie, quel choix généreux en vérité.

Son corps entier lui criait de refuser. Elle détestait le Surnaturel. Elle détestait l’inconnu. Elle détestait sortir de sa zone de confort. Son esprit opta toutefois pour une autre voie.

« Quelles seraient les modalités de l’emploi ? »

Müller parut soulagé. Très professionnel, il poursuivit rapidement, comme pour ne pas lui laisser le temps de trop y réfléchir :

« Vous travailleriez en duo avec un officier du Service Surnaturel spécialement détaché pour cette nouvelle branche. Il vous formerait sur tout ce qu’il y a à savoir dans ce domaine, puis retournerait dans son service quand vous l’estimerez nécessaire. Après ça, vous serez seule à bord et libre de vos actes. Vous pourrez procéder à vos propres recrutements. À terme, ce sera votre brigade. »

La proposition l’intéressait clairement. Commissaire, elle en rêvait. On lui donnait la possibilité de créer la petite sœur de la BSR et d’en être la patronne avec tous les pouvoirs.

Mais pour autant, le Surnaturel, c’était tellement…

Müller, visiblement inquiet, la tira de ses pensées.

« Vous pouvez y réfléchir, Iuliana, je n’attends pas une réponse immédiate. Ça fait des mois que le projet est débattu. Vous…

— J’accepte. »

Son accord fut posé sans extravagance ni cérémonial. Le choix n’en avait jamais été un, Müller le savait aussi bien qu’elle. Voilà tant d’années qu’elle rêvait de se hisser dans la hiérarchie ! On lui offrait un siège éjectable couvert de savon, mais il revêtait pour elle l’allure d’un trône.

Nul doute qu’elle serait surveillée, épiée. Nul doute qu’on chercherait à la faire taire, à l’empêcher d’agir. Elle avait tout intérêt à produire des résultats tout bonnement exceptionnels si elle ne voulait pas se voir épinglée sur le tableau de chasse des médias comme traînée vendue au Surnaturel. Elle assumerait l’entière responsabilité de tout échec, et serait le levier à actionner pour apaiser le peuple. Si les exécutions publiques n’avaient plus l’heur de tomber dans la légalité, le lynchage constituait une alternative somme toute fort efficace. Et le condamné avait même parfois le bon goût de se foutre en l’air tout seul.

En résumé, le poste ne représentait qu’une délicieuse promenade de santé.

« J’accepte cette proposition. Quand rencontrerai-je mon nouveau collaborateur ? »

Müller lui sourit. Ils avaient tous deux conscience qu’elle venait de plonger dans un nid de vipères. Mais son chef la pensait à la hauteur, et elle aussi était convaincue de l’être. Pour le reste… L’avenir ne lui révèlerait ses secrets que si elle s’y frottait.

« Je tâcherai d’organiser cette rencontre dans les plus brefs délais. Vous signerez le contrat dès demain. Félicitations, Iuliana. »

Il lui tendit une main qu’elle serra chaleureusement. Elle se sentait euphorique malgré la peur, et remarqua qu’elle tremblait. Lorsqu’elle tenta de calmer ces mouvements indésirables, ils ne firent que s’amplifier. Sur un dernier sourire ravageur pour Müller, elle sortit du bureau et flotta jusqu’à sa place.

Elle allait avoir sa propre brigade ! Elle allait avoir sa propre brigade !

Elle allait avoir ses propres emmerdes.

Commentaires

Excellent ! J'aime beaucoup Iuliana et ses... priorités en cas de crise^^
Pauvre ptit lutin par contre ;_;
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samedi 5 mai à 17h23
Le lutin était pas très malin. Qui fait le malin... se fait bouffer par un corbeau.

Heureuse que ça t'ait plu !
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dimanche 6 mai à 13h24
Woow. Le premier chapitre était déjà incroyable. J'avais beaucoup aimé le côté bourru de Iuliana et son sens du travail. Elle a une personnalité très carré et il ne faut pas l'agacė. J'adore. C'est le genre de personnage auxquels nous nous attachons pour les voir interagir avec les autres. Puis clairement la précision des termes et la descriptions de l'organisation de la société est tellement parfait et original! Je ne peux qu'aimer. **
Je suis vraiment curieuse de la voir à son prochain poste et d'en découvrir plus sur le Surnaturelle. Et son duo de choc.
 2
dimanche 6 mai à 15h15
Merci Sinmua ! Je suis heureuse que tu apprécies l'univers créé, tu devrais apprécier la suite en ce cas, ça continue à creuser dans les petits détails du quotidien.

Quant au duo de choc... J'espère qu'il te plaira :D
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dimanche 6 mai à 16h03
La conclusion de ce chapitre est juste magique xD
J'accroche vraiment à la plume (jumelée?) de ce texte.
C'est croquant !
Curieuse de connaître le futur bras droit de la BSSR :p
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jeudi 17 mai à 20h48
Et encore un plaisir de lire ce second commentaire :D Les chapitres de Iuliana sont principalement de ma plume, vous découvrirez celle de Benjamin lors des articles qui vont commencer dans le chapitre 3 et dans quelques chapitres plus particuliers... :D

A très bientôt pour le chapitre 3 :)
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jeudi 17 mai à 20h57
La BSSR, non mais du coup je suis trop curieuse de voir où ça va mener !
Je suis vraiment sous le charme de l'histoire ; c'est prenant à lire et, étrangement, je sens venir la catastrophe avec cette nouvelle brigade haha
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jeudi 17 mai à 21h54
Je vois pas ce qui te fait dire ça, tout va parfaitement très bien se passer... :D
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jeudi 17 mai à 22h27
Réponse au chapitre 4 sur ta théorie :D (ouais j'aime vous faire attendre un peu, c'est trop facile sinon).

Vraiment heureuse que Iuliana plaise, la demoiselle a un caractère tellement trempé que ça peut rebuter. Parfait si ce n'est pas le cas, je lui dirai de continuer à être une tête de mule :D
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lundi 21 mai à 19h55
Mdrrr génial, la conclusion est hilarante
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jeudi 12 juillet à 19h24
BSR... Brevet de Sécurité Routière :3
Blague à part, j'aime beaucoup ton (votre) travail ! Mêler fiscalité et surnaturel... C'est original, inattendu mais très bien tourné, je trouve ! Les explications sont très claires, le personnage de Iuliana est tout simplement excellent, l'intégration du surnaturel dans le passage se fait de manière naturelle quoiqu'un peu déroutante... Que de bons points ! ^^
J'ai beaucoup aimé à chapitre précédent ta façon d'introduire le surnaturel. Tu m'as agréablement surprise. On sent que tu t'amuses avec le lecteur, pour le surprendre et le faire rire. Le caractère de Iuliana s'y prête bien, c'est vraiment très plaisant à lire !
C'est parti pour le chapitre 3 !
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jeudi 26 juillet à 12h03
Et ouaip... Traumatisée par mes années permis. Tu verras que la vanne est faite un peu plus loin d'ailleurs :P

Merci pour tous ces jolis compliments. Nous sommes très heureux que notre travail te plaise et que tu apprécies suivre Iuliana et son sarcasme dans ce monde de dingues. Et si tu souris en plus à ses commentaires, c'est encore mieux.

A très vite pour la suite du coup :D
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dimanche 5 août à 19h47