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Chimène Peucelle

vendredi 22 novembre 2019

L’empire des invisibles

Chapitre 15

Les symptômes apparus chez les cryptides atteints de Décadence varient d’une victime à l’autre mais présentent des caractères communs. Parmi eux, l’afflux soudain et massif de mélanine. L’une des victimes en a contracté dans ses iris, une autre sur ses muqueuses. Plusieurs cas cutanés sont apparus – il semble que ce soit le plus courant de tous. Aucun paramètre ne nous a permis de déterminer avec exactitude quels facteurs entraient en compte dans la sélection de la zone corporelle concernée. Jusqu’ici, seules des zones naturellement sensibles à la mélanine ont été contaminées, à l’exception d’une victime qui a vu noircir son émail. Sciences cryptides et humaines se sont cassé les dents sur ce mystère anatomique pour lequel il n’existe, à ce jour, aucune explication.

Trishna Laghari, Nocte affiliée au Foyer de Beijing, Rapport d’examens destiné à Attila Karison, octobre 2019.



Une brise d’altitude dérange la raideur des sapins. Les ailes frémissantes des oiseaux perdent leur finesse dans la noirceur du ciel ; sans pollution lumineuse, la nuit tombe vite sur les montagnes.

Quelque chose s’est perdu. Les sapins, les oiseaux, la nuit le pleurent. Là où auparavant pulsait un équilibre millénaire, il ne reste qu’un trou calciné criant de vide.

Le Nocte qui construit son enchantement à grands coups d’encens et de mots rituels a beau s’acharner, nul soutien ne lui vient de la nature agonisante. La ligne de Ley qui alimentait la vallée s’est tarie et, si peu de temps après sa destruction, les effets de son manque commencent à apparaître autour du cadavre de Villenval. Les fumerolles qu’il tire de ses doigts luisants s’effilochent trop vite une fois leur magie déposée sur la peau et les vêtements de son supérieur.

La sensation d’absence creuse le nez d’Attila jusqu’aux poumons ; il ne sent qu’elle dans les odeurs des bois, atténuées par chaque mouvement du cryptide devant son front. Fraîchement débarqué de Paris, il accepte avec répugnance la médiocrité crasse dans laquelle on enferme ses pouvoirs, pour masquer sa puissance aux yeux de l’ennemi. Ses perceptions s’effacent au profit d’une inconfortable ataraxie, nécessaire à son camouflage. Samedi a intérêt à tenter son coup ce soir. Attila n’aura pas longtemps la patience de supporter ce handicap.

« J’ai fini, Monsieur », finit par déclarer le Nocte en éteignant ses encens.

Il servira de binôme à Attila, pour lui permettre de mieux se fondre dans la masse. À l’instar de tous ceux qui travaillent sur les décombres du village, il possède un ruban de Möbius violet dans sa médaille. Pas de place pour les bleus dans les affaires décadentes. Attila consulte sa montre : bientôt vingt heures. Ils sortent du taxi dans lequel ils s’étaient enfermés.

L’enchantement l’a pourvu de cheveux bruns et bouclés ; il a grossi les traits de son visage et a donné à son costume fétiche un noir plus conventionnel. Son ruban a perdu sa blancheur pour un violet honteusement sombre. Ainsi grimé, il passe pour un bureaucrate comme le Möbius en compte des dizaines désormais. Son français mâtiné d’un accent japonais, tiré des profondeurs de sa mémoire, complètera sa mascarade. Il compte sur la nuit pour dissimuler les erreurs qui parsèmeront son jeu de dupe. Le déguisement n’a jamais été son fort – rien à voir avec la virtuosité de Greta, qui tromperait une Cacique rien qu’en changeant de démarche.

Si Samedi se montre, Attila prendra des initiatives qui risquent fort de déplaire à ses supérieures. Ce qu’elles ignorent ne peut pas leur nuire…

Le taxi de la Compagnie redémarre et s’éloigne à reculons sur la route de terre tassée. Il les a déposés de l’autre côté de l’un des sommets protégeant la vallée. Attila se souvient de sa première visite, de sa promenade pensive et un rien irritée par les dénivelés. Il constate en entamant son ascension que même aujourd’hui, il ne verra Villenval que dans l’obscurité.

À mi-chemin, les barrières de protection détectent leur médaille et les laissent entrer dans le périmètre défini par les Noctes de terrain. Ils descendent sans simuler leur maladresse, accompagnés d’un vigile qui les guide sur le sentier. L’objectif est qu’ils intègrent l’équipe de nuit jusqu’à la venue de Samedi, qu’on n’attend pas en plein jour, en se faisant passer pour un renfort de sécurité. La perspective de piétiner des heures durant ces tapis d’aiguilles humides ne fait qu’accroître la mauvaise humeur d’Attila.

Enchantement ou pas, le choc le déstabilise une seconde quand il franchit ce qu’il se souvient être les limites du sceau d’espace-temps.

Des pittoresques maisonnettes, de la mairie rebâtie, des rues à gros pavés, des paysans si discrets, il ne reste plus rien. Sous la lumière crue des spots s’étend une mer de cendres dont émergent par endroits pierres, bris de vaisselle et bouts de poutre calcinés. Des périmètres de film plastique tracent les territoires d’études, dans lesquels s’affairent les cryptides nocturnes – Attila reconnaît un éfrit aux cheveux flamboyants en train de goûter une miette de charbon. Mais l’ensemble du chantier lui reste difficile à distinguer et il maudit, comme à presque chacune de ses missions, son absence de nyctalopie.

À sa grande surprise, l’ambiance est plutôt détendue. Il s’attendait à trouver des cryptides mutiques et angoissés, saisis par l’horreur ostensible d’un péril que même les Caciques se sont mises à redouter. Mais si les Noctes se taisent sur son passage malgré son déguisement, avertis de sa présence, ils devisent entre eux avec un naturel désarçonnant. Peut-être sont-ils juste meilleurs acteurs qu’Attila.

Lui et son collègue d’un soir sont présentés à l’équipe de nuit, qui les entraîne aussitôt dans les hauteurs environnantes pour la patrouille. Si aucune attaque n’est survenue au crépuscule, ce qui les a mis en confiance, la prudence reste de mise. On leur explique leur parcours et leurs horaires de relève.

La surveillance commence.

Attila fait le pied-de-grue adossé à un arbre. Il n’a pas assez dormi la nuit dernière et les lampes-torches qui se baladent dans le chantier en contrebas hypnotisent son regard. Il se souvient soudain d’un être humain entraperçu la dernière fois : il claquait la porte de sa maison en allant dormir, à la fin du bond d’espace-temps orchestré par Babel. Jaspe le connaissait-elle ? Évidemment. La tristesse endeuillée de la vouivre lui revient en mémoire. Elle devait se sentir bien seule, rejetée par sa fausse sororité, pour finir par s’attacher à ces broutilles d’êtres vivants. Les minutes passent, puis les heures. Attila a l’impression que le temps se distord à nouveau, cette fois-ci pour prolonger son calvaire.

Puis la forêt émet, quelque part sur sa droite, le son d’un corps dont on étouffe l’affaissement contre un tronc.

Il se retient de tourner la tête et laisse couler les secondes pendant que les autres vigiles s’alertent. Les barrières protectrices n’ont pas bougé mais deux Noctes abandonnent leur poste : dans le secteur d’où provenait le bruit, leur collègue ne répond pas à leurs appels. Attila se concentre et inspire l’air vosgien ; il jurerait y remarquer une humidité de marécage. Aussi loin de chez lui, dans cette terre sans alliés, Samedi tenterait-t-il un assaut solitaire ?

Un instant de silence observateur. Soudain, un craquement osseux rompt la tension, le sommet d’un pin tremble avant de s’effondrer et une forme floue s’arrache au couvert des arbres pour dévaler la pente vers Villenval.

Attila claque des doigts et l’enchantement qui l’entravait se dissout en sifflant. Il prend son élan, vise comme il peut dans l’obscurité et saute. Quand ses semelles quittent le tapis d’épines, le vent ramène dans ses narines la fragrance pourrie de tout à l’heure. Il faut en finir le plus vite possible, sans lui laisser le temps de comprendre quoi que ce soit aux vérités exhumées par le chantier.

Il atterrit en dérapant dans le début de prairie où paissaient autrefois les vaches villenvaloises et contourne le village, à foulées rapides, pour accueillir l’intrus qui achève sa descente. Il commence à distinguer la terre qui se tord et s’assouplit comme un limon docile, les tracés luisants d’une tête de mort sur la peau sombre – une Jaspe en négatif – et l’oscillation irrégulière d’un haut-de-forme au fond décollé. Le combat s’annonce salissant…

Samedi est puissant mais guère rapide. Attila a atteint la limite du périmètre tandis que les Noctes quittent le chantier en désordre. Il se prend à savourer, droit debout dans les hautes herbes, cette certitude de voir l’ennemi capituler avant même d’avoir cherché à le battre. Il est ce joker que les Caciques ne sortent de leur manche qu’en cas de menace majeure : son simple nom sert d’épouvantail pour dissuader les hors-la-loi. Même ceux qui ont la force de frappe d’un lwa.

C’est pour ce genre d’instants de grâce qu’il apprécie tant le XXI e siècle.

Samedi ralentit, ses petits yeux phosphorescents clignotant dans la lumière des projecteurs au rythme de son souffle. Le sang qui a éclaboussé le blanc osseux de ses mains souille sa chemise jusqu’aux épaules. Il a repéré Attila et revoit ses objectifs à la baisse.

La seconde d’après, la terre tremble et les pieds crottés du Baron s’enfoncent dans ses entrailles. Attila frappe du talon et des gerbes de givre serpentent jusqu’à lui – il est déjà immergé jusqu’à la taille. Samedi repousse son assaut en lui jetant une formule de conjuration, mais Attila arrive à son niveau et empoigne son col. Il est entraîné dans les profondeurs et ses pieds quittent l’herbe pour disparaître à sa suite. Des mottes informes s’écrasent sur son costume, sur ses cheveux. Le dégoût qui en résulte le fait sortir de ses gonds.

La terre autour d’eux se fige dans un éclair silencieux, saisie dans des milliers de cristaux étincelants ; des insectes surpris agonisent en s’agitant.

« Il faut qu’on parle », chuchote Attila, la tête à l’envers.

Il s’appuie aux parois pour surplomber Samedi, en équilibre dans le goulot. Ce faisant, sa paume s’égare sur une arête et s’y déchire dans un trait sanglant – instant de panique. Il enfonce la main fautive dans la poche de sa veste, le cœur battant.

Samedi a plaqué ses presque deux mètres de muscles et de graisse contre le bord de sa prison glaciale. Il ne fait pas mine d’attaquer et acquiesce en jetant un œil au rond de nuit qui les surplombe ; seule échappatoire qu’il lui reste. Le limon a cessé d’obéir à ses mimiques. Il halète dans un vacarme de forge.

« Ils disaient que t’étais à Paris pour surveiller la vouivre, grogne-t-il. Tu vas me faire enfermer, fils de chien ?

— Contrôle tes ardeurs si tu ne veux pas que ça arrive. »

Chaque seconde compte avant que ses collègues ne les rejoignent. Attila crispe ses doigts contre la terre : des arabesques gelées s’entrecroisent à l’entrée de leur terrier et il s’appuie dessus pour retrouver son assiette.

« Qui vous a dit pour la Décadence ? »

Samedi tarde à répondre, alors des épines transparentes s’immiscent contre sa poitrine, dans son dos, percent sa peau quand il respire.

« J’ai eu une longue, très longue journée, confesse Attila en serrant les dents. Tu as fini d’épuiser ma patience. Les Caciques te veulent en vie, sinon tu serais déjà embroché comme l’une de tes poupées, mais si tu veux leur échapper, il va falloir accepter quelques concessions.

— C’est Morrigan. »

Évidemment.

« Vous avez approché Winchester ?

— Pas encore. C’est prévu, mais des Noctes ont trouvé Catrina et elles ont dû s’éloigner pour pas se faire coincer. »

Pas besoin de demander à qui se réfère ce “elles”.

« J’ai vu les Balkans l’autre jour et après les Vosges, j’allais rentrer pour qu’on compare tout. La valkyrie, elle va bien ?

— C’est moi qui pose les questions aujourd’hui. »

Attila réfléchit à toute vitesse. La soumission du Baron est l’occasion rêvée d’en finir avec l’isolement qu’il s’est imposé en tant que Nocte.

« Je vais te livrer, déclare-t-il, mais refuser d’encadrer ton déplacement hors des Vosges. Il y aura des failles que tu exploiteras pour t’enfuir et quitter l’Europe comme prévu – je m’en assurerai. Je te recontacterai et on mettra nos savoirs en commun ; y compris ce que Morrigan ignore encore, c’est moi qui l’informe. Marché conclu ?

— Bien sûr !

— Pas comme ça. »

Attila constate son agacement à ses pupilles qui s’étrécissent. Il sait comment le contraindre à sceller une promesse impossible à rompre.

« Jure-le-moi, exige-t-il tandis qu’au-dessus d’eux, des lumières commencent à s’agiter. Sur Brigitte. »

Samedi soupire dans un afflux d’odeur terreuse.

« D’accord. Je le jure… sur Maman Brigitte. »

Ses paroles exhalent une once de magie universelle : celle des mots de pouvoir. Attila rétracte son dôme. Il essuie sa paume blessée dans sa poche avant de la ressortir pour attraper le Baron à l’épaule. Il murmure un pardon hypocrite à son prisonnier et profite de leur remontée chaotique pour laisser à ses épines le bon soin de simuler leur combat ; bon joueur, Samedi braille sa douleur.

Voilà qui parachève leur mascarade. Attila éloigne de ses pensées une désagréable sensation de déjà-vu.

Des Noctes les accueillent, munis d’armes à feu ou enchantées. Commence la pesante procédure durant laquelle on immobilise Samedi, lui bande les yeux et l’éloigne au plus vite de la zone décadente. Attila s’empresse de récupérer un bout de gaze pour en envelopper sa main ; la blancheur du coton se confond complètement avec celle de sa peau.

« Des renforts vont arriver pour le conduire au Foyer de Nancy avant son véritable transfert, annonce-t-il après plusieurs coups de téléphone. Je dois rentrer à Paris. »

Aucun Nocte n’ose exprimer l’incompréhension qu’il lit dans leurs regards. Il remballe l’explication toute faite qu’il avait préparée quant à la nécessité de surveiller Jaspe et Tarja, qu’Ataraxa a acceptée du bout des lèvres quand il l’a évoquée tout à l’heure à l’appareil. Ce coup de bluff lui retombera dessus plus tard ; qu’importe, le Möbius ne peut se passer de lui en ce moment. Les blessures de Samedi sont impressionnantes mais superficielles, rien qu’il ne puisse outrepasser. Il a vécu bien pire dans sa longue vie de divinité.

En attendant le taxi qui va le ramener à Nancy, il s’attarde davantage dans les vestiges de Villenval. Il marche jusqu’aux fondements de la mairie et erre dans ses décombres, à la recherche d’un élément qu’il pourrait reconnaître. La vieille horloge murale, le brasero de Jaspe ? Son premier livre des ombres, mais par quel miracle ? Sa quête reste vaine. Tout n’est plus que charbon, cendre et poussière. Il faudra lui raconter tout ça, il le sait déjà ; elle l’exigera quand il reviendra au Foyer. Il n’aura pas le cœur de maquiller la vérité.


Attila franchit le seuil de son appartement après des heures de train et de voiture. Triste redite de la nuit où il a achevé la mission Villenval. Il surprend Ivan, allongé contre le chauffage au péril de sa fourrure, en allumant dans le salon. Le chat se roule sur le dos et gronde par habitude, le ventre à l’air.

Attila laisse chaussures et serviette de cuir dans l’entrée. Il prend le temps de vérifier toutes les mailles de l’imbroglio magique qui protège son appartement avant d’exhumer du dernier tiroir de sa commode une pochette en plastique. Il s’enferme avec dans la salle de bains.

Ce matin, il avait déjà une tête à faire peur. Son bref face-à-face avec Samedi n’a rien arrangé ; des ombres de fatigue soulignent tous ses traits malgré la chaleur calculée des ampoules, et des résidus terreux s’accrochent encore à son costume. Il ôte sa veste, se recoiffe, passe un peu d’eau sur son visage avec sa main valide. Tout pour retarder l’inéluctable.

Enfin il se résout et ôte avec délicatesse son pansement de gaze. Une croûte luisante s’est formée le long de sa coupure. Pour s’assurer de ce qu’il voit, Attila s’empare d’un rasoir et rouvre la plaie au-dessus du lavabo.

Un sang noirâtre coule sur la céramique et sinue jusqu’à la bonde.

Il porte la main à sa bouche et la lèche en ignorant la douleur. Entre ses lèvres éclot une saveur métallique, fumée comme une viande trop cendrée. Il ouvre le robinet et laisse la souillure disparaître dans la tuyauterie, puis ouvre sa pochette et en sort une feuille de papier buvard.

Assorties de dates, six taches de sang y sont formées : elles se déclinent d’un brun sale à un gris de mauvais augure. Attila presse un coton-tige contre sa coupure et en ajoute une septième, avant de laisser la feuille sécher sur un bahut encombré de maquillage. Il prend une douche rapide pour se ragaillardir mais de retour devant son miroir, l’évidence lui saute aux yeux.

Ça va commencer à se voir.

La peau pâle n’estompe plus qu’à peine le tracé trop terne de ses veines ; c’est particulièrement flagrant sur son torse et son cou. Sur ses globes oculaires, rien ne cache leurs filons sombres. Peut-être se trahira-il la prochaine fois qu’il regardera quelqu’un dans les yeux. Il compare l’échantillon d’aujourd’hui avec ses antérieurs : ça fonce, sans aucun doute possible. Et chaque test le rapproche davantage du noir qu’il redoute tant.

Il y a un mois, une mission sans importance l’a déplacé jusqu’au nord de la Pologne. Peu après son retour à Paris, une nouvelle zone décadente s’y est déclarée, précédant Villenval de deux semaines. Elle se trouvait pile sur l’un de ses lieux de déplacement. Attila suppose qu’il a été contaminé là-bas, avant qu’elle soit identifiée.

Personne n’est au courant et personne ne doit l’apprendre. Il finirait parqué dans une prison dorée, soumis aux dégradantes expériences des autres Noctes. Ou pire…

À l’exception de Jaspe et de Tarja, tous les contaminés connus sont morts une semaine maximum après leur diagnostic officiel. Quelque chose les traque ; quelque chose qui a besoin de les repérer pour les laisser en état de mort cérébrale, sans qu’on puisse attester de lien physiologique avec la Décadence. Attila n’a nulle envie de se retrouver sur cet inquiétant tableau de chasse.

Il refait le bandage de sa main et roule en boule la gaze salie qu’il faudra brûler. À partir de demain, il mettra deux couches de fond de teint.



Commentaires

Wow. Wow wow wow. Bon déjà Greta peut candidater au concours des personnages avec la vie la plus pourrie. Mais Attila et elle se connaissent ??? Et puis je la pensais pas aussi vieille ! Heureusement qu'on savait qu'elle allait survivre, j'aurais eu très très peur sinon T-T
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lundi 25 novembre à 17h32
Eh oui, ils se connaissent depuis des lustres, vous en avez enfin la preuve !
Désolée de t’avoir effrayée alors :p
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mardi 26 novembre à 21h13