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Julien Willig

mercredi 20 septembre 2017

Sous des milliers de soleils, I - Ocrit

Verset XVIII

[Résumé des chapitres précédents]

C’est moi, Abriel, chasseur de trésor et fugitif recherché pour désertion. Arkon veut maintenant que je lui ramène la Médaille du Messager – rien que ça – et, pour ce fait, il m’a adjoint Thalie, son assistante. Je l’ai emmenée boire un verre ou deux au Bouchon des Trépassés, où j’ai appris la disparition de Ruth, avant de voir mon appartement perquisitionné par l’Obscurie.


***


« L’odyssée de la langue de Néant fut considérable. Le Serpent de la Création usa de toutes ses forces, de tout l’amour qui brûlait pour ses parents, afin de retrouver Lumière.

Enfin, au bout du plus long de tous les voyages, il atteignit le joyau éclatant. »


(Le Grand Livre de l’Obscurie, annoté par l’archidiacre Jérimadeth Ie,

IVe Âge de la Création)



Enfin au calme. On a pas mal crapahuté, Thalie et moi, de mon appartement mis à sac au quartier nord jusqu’à la cachette qu’Arkon nous a attribuée. Et encore, “cachette”…

Si nous sommes camouflés c’est bien en pleine lumière. Cette ville est le repaire des malandrins les plus infâmes de tout le Secteur ; pourtant, le cœur de la cité demeure un endroit prisé par la bourgeoisie ou le culte. Au commencement fut l’église, tel Néant dans son Univers : c’est la base de tout regroupement sur Ocrit. Autour d’elle se sont amassés les nantis[1] : des Keroubs mineurs et des marchands Novarii prospères. Ensuite, les contours du centre se sont dotés de toute une panoplie de magasins huppés et de restaurants chics.

C’est dans l’un d’eux que nous nous trouvons actuellement : le Palais d’Anthémis[2]. Une jolie bâtisse avec son nom inscrit en mosaïque sur la façade, et, comble du luxe, une terrasse en bois vernis[3]. Je me trouve dans la cour intérieure, bien isolée grâce à ses murs enduits de chaux ; c’est d’ailleurs l’un d’eux qui me sert de siège, une jambe balancée dans le vide.

Enfin tranquille.

J’exhume mon oreillette de ma sacoche.

« Enfin, c’est pas trop tôt ! »

Gaeth et sa bonne humeur. Même pas le temps d’en placer une :

«  Abriel, qu’est-ce que t’as foutu ? T’as coupé tout contact après l’attaque des margyrens !

— Euh… bonsoir ?

—  T’imagines tout ce travail de perdu si tu t’étais fait tuer ?

— Pas bien, non. Déjà parce que tu m’expliques rien, et pis merdelle, ça n’aurait plus été mon problème ensuite. »

Ma froideur douche la Vigie : c’est pas le moment de m’emmerder.

«  Bon… d’après les données de ton oreillette, tu sembles en bonne santé.

— J’suis toujours entier, ouais.

—  Alors, qu’est-ce qu’il s’est passé ? Tu l’as eu, ton noyau de pertinence ?

— Joyau de Pénitence. Déjà entre les mains d’Arkon.

— Et il t’a donné une dernière mission, c’est ça ? »

Tu ne veux même pas savoir comment je me suis tiré de là ?

« Ouais.

— Ça te prendra longtemps ?

— Ça risque.

— C’est pas bon, ça, Abriel.

— Je serai libre ensuite. Je pourrai m’occuper du coffret que tu m’as fait trouver. »

Flotte alors un léger silence, bientôt rompu par un grésillement métallique – l’équivalent d’un soupir ?

« Pourquoi tu as coupé ton oreillette ? reprend Gaeth. Elle consiste en quoi, cette dernière mission ?

— Cette fois, on m’a collé quelqu’un pour m’assister.

— Je vois. Et qu’est-ce qu’on t’a demandé ? »

C’est moi qui souffle pour de bon. Le tranchant de ma chaussure écaille doucement le crépi blanc. Je peine à laisser la vérité sortir tant elle me paraît absurde :

« J’dois retrouver la Médaille du Messager.

— Tu n’es pas sérieux ?

— Si.

— Abriel, tu ne dois pas faire ça !

— Tu crois peut-être que j’ai le choix ? demandé-je, déjà las.

—  Tu vas risquer ta vie pour rien, c’est complètement stupide !

— Alors quitte ton foutu poste radio pour dire aux sbires d’Arkon de me lâcher la grappe une bonne fois, qu’on s’occupe des directives que tu me balances depuis qu’on se connaît.

— C’est insensé. »

J’explose :

« Ah oui ? Pourquoi t’es toujours sur la défensive ? Qu’est-ce que tu me caches ? Et qu’est-ce que tu me réserves, merdelle !

— Doucement, petit soldat. C’est moi qui t’ai débarrassé de l’ordination, je te rappelle !  »

Je le sentais venir, cet argument. Il ne m’en fallait pas plus pour riposter :

« Super, j’ai été tiré des griffes de fous furieux fanatiques pour obéir aux ordres d’une voix dans ma tête, toujours sans poser de question. En effet, je déborde de gratitude !

— Mais enfin, qu’est-ce que tu veux de plus ?

— Savoir qui tu es. Et ce que j’ai à gagner en t’écoutant. Arkon, lui, m’a proposé un gros poste sur son navire[4] !

— Abriel, est-ce bien le moment de parler de ça ?

— Tu ne veux pas répondre ? »

Nouveau blanc. À moi de le presser :

« Alors ?

—  Tu le sauras, mais pas maintenant. Cette information nous dépasse, toi et moi : trop de choses sont en jeu. Si jamais tu te faisais capturer…

— Encore cette vieille rengaine.

— Je t’ai promis la liberté, Abriel, et tu l’auras, affirme Gaeth. Une liberté telle que tu n’en as jamais rêvée. »

Il ne lâchera rien, comme toujours.

« Pourquoi te fais-tu appeler “la Vigie” ? »

En changeant de sujet, j’espère bien en apprendre un peu plus. Mon interlocuteur daigne échapper ces quelques éléments de réponse :

«  Je suis l’observateur et j’agis dans l’ombre. Je ne suis qu’un œil solitaire parmi les ténèbres ; ma vraie nature n’a pas d’importance pour le moment.

— Toujours des paroles sibyllines, hein ?

—  Je t’ai bien donné mon vrai nom. Quant à ce surnom… on me le confia il y a longtemps. »

Il n’y a rien à ajouter, nous campons sur nos positions. J’ajuste la mienne alors que Gaeth prend congé, et laisse mon regard dériver au loin. Il accroche dans un premier temps les toits inclinés et les cheminées de charbon[5]. Puis, maître parmi les maîtres, se dresse le clocher : son long cou tordu et son crâne délavé, couronné d’une pointe aux tuiles dégarnie. Il darde ses orbites vides aux quatre vents, dénudant sa cloche vert-de-gris comme une pupille aveugle. À force d’être vieux, il en est devenu intemporel. Je te salue, Seigneur, du fond de l’inutile…

À travers l’obscurité, le centre de Lengel survit à la désolation comme l’œil du cyclone, propre et lumineux tandis que les autres secteurs sombrent dans la misère et la pénombre. Tout autour, les remparts. De temps à autre, un sursaut statique fait scintiller les barrières électriques en surplomb. Plus haut encore, les paires de pylônes et leurs tourelles aux coins cardinaux couronnent la cité.

Ensuite, le paysage se hisse péniblement. Si l’on souhaite deviner la silhouette des montagnes érodées, il faut compter sur la lueur des étoiles… du moins, du peu que Néant a pu nous faire parvenir en ce trou perdu de l’Univers[6]. De toute façon il n’y a rien à voir, hormis des falaises érodées ou des déserts de sable ou de roche. Parfois, des plaines fatiguées où végètent quelques biofermes.

Au-dessus de tout cela, le ciel. La nue s’épanche sur la voûte céleste, comme un écho au brouillard poisseux dans mon cerveau. Mais depuis quelques minutes, les nuages se regroupent, pivotent en spirale, ou en “œil”, au fond de l’atmosphère. Ou alors…

Une onde orangée s’échappe de l’amoncellement et s’étend lentement sur la coupole impalpable. En même temps le centre de l’amas bouillonne. On traverse le Phylactère !

C’est un spectacle rare de voir le champ de force ocritien pénétré par un spationef. En fait, j’ignore moi-même comment l’Obscurie se débrouille pour que ses vaisseaux ne soient pas pulvérisés par la pression. Quant à l’appareil qui franchit la tornade de gaz…

Une corne acérée fend les cieux, estoquant l’orage. Elle est suivie par la longue nef, consolidée d’une série d’arcs-boutants, percée de canons et d’immenses vitraux. Sur son dos, la tour d’observation circulaire trône, trapue, marquée de six arêtes par son toit aplati – un furoncle sur une crête chitineuse. Les porches latéraux émergent à leur tour, encadrés par les sentinelles kérubine. Enfin, les deux cylindres des réacteurs apparaissent. Le tonnerre, assourdi, me parvient après plusieurs secondes. Imperturbable, ce mastodonte délaisse le calme froid du cosmos pour éructer sa rage dans le ciel ocritien.

J’observe le vieux léviathan descendre loin derrière les montagnes. Belle bête. Que peuvent-ils chercher, lui et ses semblables, en sillonnant l’espace ? Contre qui “défendent-ils” Ocrit ? Il n’y a pas eu de conflit ouvert avec les Ganipotes depuis la guerre de Nephel. On nous cache quelque chose, c’est sûr. Ou alors, c’est l’Obscurie qui cède à la débauche de moyens pour intimider ses sujets. De toute façon, un léviathan ne se pose jamais : il a peut-être un bombardement à effectuer. S’il a des Rebelles pour cible, j’en connais qui vont passer un sale sablier…

Une série de pas fins, presque duveteux dans le silence, dissipent doucement mes rêveries. La Dame de glace apparaît dans la cour intérieure. Elle analyse l’endroit d’une œillade puis s’assied sur un banc greffé à un plateau de pierre. Dos à moi.

À croire que je ne m’en débarrasserai jamais.

Après un soupir, Thalie abaisse le front et se masse le crâne du bout des doigts. Elle ne m’a pas vu.

Du coup, qu’est-ce que je fais ?

Impossible de savoir pour combien de temps elle compte rester. Je retire mon oreillette : ce n’est pas le moment pour les questions gênantes. À l’aveuglette, je la range au fond de mon sac…

Erreur. Absorbé comme je l’étais, je perds l’équilibre : ma semelle accroche la surface du mur en dessous. La chaux craque, quelques éclats tombent.

« Qui est là ? »

Thalie s’est levée pour volter en position de combat. Il lui faut bien deux secondes pour me retrouver, perché sur mon mur. Alors, elle me tire à nouveau sa gueule de canon à plasma. Je lui décoche le charme de mon sourire.

« Qu’est-ce que vous faites là ? lance-t-elle.

— J’prends l’air. Et vous ?

— Je… prends l’air. »

Ses bras redescendent mollement. On va y aller mollo sur la baston, j’ai envie de me coucher pénard.

« Cette cour est assez grande pour nous deux, vous savez. »

Elle se mord la lèvre mais finit par se résigner. Je reprends :

« Vous ne veniez pas ici pour me filer le train, j’espère ?

— Je vous croyais déjà endormi. Je ne sais pas comment vous faites pour tenir après… Laissez tomber.

— Ça a été un très long halo.

— Je sais. »

Je me cale sur mon perchoir. Thalie me tourne le dos et s’installe contre une table. Sa poitrine se soulève comme un masque que l’on retire. J’ai l’impression de la voir muer sous mes yeux, quitter sa couche de givre pour laisser apparaître son moi véritable : une pulpe malléable et réceptive aux sensations extérieures. Comme un être vivant, quoi.

« Qu’est-ce que vous faites ?

— Je regarde les étoiles, répond-elle d’un ton neutre.

— Pour quelle raison ?

— Un lieu si vaste, tellement inconnu… impalpable, même.

— Ouais, je…

— Quelles merveilles le Messager put-Il découvrir lorsqu’Il traversa le cosmos pour arriver jusqu’à nous ?

— Oui, ‘fin, moi, les dogmes de l’Obscurie, vous savez ce que j’en pense… »

Elle tourne la tête vers moi, étonnée.

« Vous n’avez jamais tenté d’imaginer le vide sidéral ? C’est au-delà du simple culte, je vous rappelle que c’est là d’où est venu le Messager. Et nous avec Lui.

— À ce qu’il paraît, ouais. »

Thalie replonge dans sa mer d’étoiles. Quelques grains de sable dans la brise, puis le courant d’air charrie ses murmures jusqu’à moi :

« N’êtes-vous pas curieux de connaître le voyage du Serpent ? Les vies que Lumière essaima avant de trépasser jusqu’à nous ?

— On est quand même au fin fond de l’Univers. À son extrémité, même : y en a, du chemin à faire. Et des découvertes, j’en ai déjà beaucoup qui m’attendent sous terre. En plus, le Phylactère empêche quiconque de quitter Ocrit sans la plus haute autorisation. »

Elle secoue la tête, calmement.

« Et Cirice ?

— “Cirice” ? lâché-je malgré moi.

— La vieille sylicat d’Arkon. Son espèce n’est pas ocritienne. »

D’accord, là, c’est elle qui m’accroche :

« Vous savez d’où elle vient ? Et comment ?

— Non, c’est un secret jalousement gardé. J’aimerais le découvrir. Qui sait, peut-être que l’un de ces astres représente son système d’origine… »

Et elle repart là-haut.

« Nous avons une belle vue, ce soir », conclut Thalie sereinement.

Tiens, l’orage c’est dissipé.

Et… Thalie a raison. Le Phylactère s’est déjà “nettoyé” de la tempête qui vrillait sa surface. L’atmosphère est désormais apaisé, immobile. Et au-delà, le cosmos… Un vide glacial, impitoyable. Un monde insondable qui sépare les astres par une distance vertigineuse, les condamnant à flotter seuls alors que s’égrènent les éons.

Dans ce cas, comment expliquer ce que j’ai sous les yeux ? Ce n’est pas une absence, ni même une béance : c’est un voile sidéral. Un drap obscur tendu par Néant lui-même sur l’Univers, un suaire enduit de ténèbres en gelée ou de glace de bétyle. Une résine de vacuité impénétrable.

À voir ce rien s’étendre à l’infini, comment ne pas croire en sa solidité ? D’ailleurs, comment alors ces innombrables perles d’argents pourraient s’y tenir, si brûlantes, si réelles qu’elles pourraient reposer dans la paume de ma main ? L’espace est bien plus qu’une mer d’étoiles, c’est un désert, un désert avec pour chaque grain un soleil, chaque poussière une planète, chaque roche une nébuleuse. Et le vide le vent qui les lie. Elles sont là, toutes. Gazeuses ou telluriques, lunes fidèles et comètes solitaires, naines blanches, géantes rouges ou brûlances bleues, à percer cette peau d’encre au charme magnétique comme une poignée d’étincelles jetée par un être supérieur. C’est cela qui donne au cosmos sa solidité, sa cohérence : la lutte à mort entre la flamme et l’oubli, entre la vie et le froid. Or, tout cet œuvre n’est ici qu’une toile de fond. L’entièreté des étoiles n’est rien face à la beauté morbide du spectacle qui s’offre à nous dans le ciel de la “dernière planète”.

“Sois ma compagne, Lumière, donnons la vie dans notre Univers”, aurait dit Néant. Savait-il à quel destin terrible il abandonnait sa promise, à quelle douleur sans âge il se condamnait ? Les deux amants Primaires, séparés à jamais tant que les mondes seront mondes…

Deux nébuleuses nous surplombent. La plus importante n’est autre que Lumière elle-même. Immense globe aux mèches duveteuses, aux émanations ouatées de vapeurs lactescentes et mélancoliques, faibles caresses animées par les réminiscences de la vie charriée par notre Mère. Autour d’elle s’enroule la langue de son amant, langui pour toujours : le Serpent de la Création, cadeau d’adieu de Néant et porteur de ses mots d’éther. C’est une colonne de poussière interstellaire dorée, titanesque, qui enlace la sphère ignée, la queue disparaissant quelques éternités plus loin. Une danse nuptiale, prélude à la mort. Quant à sa gueule, elle s’ouvre plus grand encore, figée dans le cri de douleur infinie que le Créateur jeta à la nuit. Sa crête se décompose en nuages roses et bleus, ses pupilles fondent en orange de braise. Ses deux crochets s’étirent à s’en disloquer. On raconte qu’une lueur fugace en parcourut le fil comme une larme maternelle. Depuis, en leur pointe, des éclats jumeaux brillent à jamais : les deux derniers soleils de la création, Ocrit et Taraben…

Le Tombeau de Lumière, voilà le nom de cette galaxie double. Que sont les étoiles face aux carcasses divines ? Nous sommes le dernier monde et derrière s’étale le rien, impalpable. Un espace sans soleils, plus taiseux que l’orbite d’un crâne vide ; il pourrait être aussi lointain que Néant de l’autre côté, ou accessible en tendant le bras… Qu’y trouverions-nous si nous le percions de nos doigts ?

La pensée amusante d’un groupe de géants sans nom, éberlués, nous découvrant crever cette petite boule que nous appelons l’Univers m’arrache un sourire. Elle disait vrai, Thalie, finalement : malgré son silence effrayant et ses perspectives vertigineuses, songer aux secrets de l’espace fait un bien fou. Et si nos pieds restent dans la même crasse, l’esprit, lui, vogue à pleine voile sur la mer d’étoiles.


Ça y est, j’ai trouvé de quoi dormir en paix.


***




[1] Non contents de servir la “maison du Messager” de leur vivant, il faut en plus qu’ils s’y fassent enterrer le plus près possible… Au moins, on sait où les éviter. [retour]


[2] Comme ça, ça en jette, mais en fait Anthémis c’est le nom du gars qui tient l’enseigne. Et on parle de “palais” parce qu’il met un point d’honneur à goûter tous les plats. [retour]


[3] Vous avez vu le climat sur Ocrit : bien trop aride pour cultiver en masse autre chose que des cactus, pour leur bois de faible qualité. Montrer du vrai bois, c’est afficher son pognon, et je sais d’où vient celui d’Anthémis : Arkon a bien besoin de blanchir son argent quelque part… [retour]


[4] Je devrais prendre le temps de réfléchir à ça, d’ailleurs, tellement ça me paraît surréaliste… [retour]


[5] Au grand étonnement des géologues kérubins, on trouve dans la croûte ocritienne nombre de ressources issues de la sédimentation d’anciens végétaux. Peut-être est-ce dû à la formation d’Ocrit, quand d’immenses plaques furent prélevées sur les planètes telluriques du système, Sorkat et Nephel, ou dans les anneaux de Pitamn, ou sur leurs lunes, Ylüne, Zvat et Kosteth. Ou à la constitution des plus gros astéroïdes broyés ou fondus pour combler, même si ça paraît farfelu. D’aucuns avancent que certaines réserves de sédiments ou de combustibles fossiles auraient été formées artificiellement, par le prélèvement de nécropoles planhines sur Nephel… [retour]


[6] Selon l’orientation d’Ocrit par rapport au reste de la galaxie, nous pouvons même passer un bon moment sans voir une seule étoile. Après tout, nous sommes la destination finale de Lumière, à la limite de l’Univers. [retour]


Commentaires

Un chapitre un peu plus calme après les précédent, ça ne fait pas de mal.
J'ai beaucoup aimé le jeu de mot sur Le Palais d'Anthémis, j'avoue c'était facile mais bien trouvé et ça m'a fait rigoler.

Belles descriptions de l'espace, ça fait rêver et du coup on se pose toujours plus de questions :)
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lundi 15 octobre à 15h01
Merci, j'ai beaucoup aimé écrire ce passage :)
Si je souviens bien, la toute dernière phrase, « ça y est, j'ai trouvé de quoi dormir en paix » est ce qui m'a vraiment traversé l'esprit à ce moment : j'ai dû écrire ce passage en étant nerveux et il m'a bien calmé^^
 1
lundi 15 octobre à 16h52
La fin est assez bluffante, cette description de l'espace au-dessus d'Ocrit est superbe et apporte plein d'infos sur leur religion !

J'aime aussi voir Thalie baisser un peu sa garde, ça donne une ambiance très douce à cette scène.

Curieuse de Gaeth, je sens un truc bien louche derrière tout ça... Mais ça permet au moins de comprendre (en partie) comment Abriel a pu s'échapper de chez les cinglés. Qui aurait eu intérêt à l'aider et pour quoi faire ? Huuuum.
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samedi 17 novembre à 10h32
Merci, je tenais vraiment à cette description :)

La relation entre Thalie et Abriel est vouée à évoluer et connaîtra beaucoup de stades variés... qui sait ce qu'il se passera entre ces deux-là ? x)

L'intérêt... mh, et si tu touchais là un truc ? ^^
 1
samedi 17 novembre à 10h51
Je relisais quelques chapitres précédents pour me remettre dans ma lecture, et j'avais oublié à quel point j'aimais celui-là. Tes descriptions sont souvent assez sublimes, et j'admire ta dextérité. Si en plus on parle du ciel étoilé et de l'espace, alors ça devient directement un de mes chapitres préférés.

Ajouté à cela on voit Thalie se découvrir un peu plus, enfin, et on a envie de mieux la connaître^^ La complexité du personnage nous apparaît et on sent déjà qu'elle sera détonnante avec Abriel ! Ils n'ont pas si peu que ça en commun, finalement :p
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dimanche 30 juin à 22h37
Ces deux-là ne sont pas similaires, ils sont complémentaires, ah ah. J'aime beaucoup travailler sur Thalie, c'est un personnage riche et tout en nuances, à l'inverse d'Abriel qui est d'une écrasante simplicité... que les deux s'en rendent compte leur fera du bien^^

Merci beaucoup. Venant de ta part, ça me touche d'autant plus parce que je suis admiratif de tes propres descriptions. Il y a même ce point commun d'avoir décrit l'espace depuis le sol, ce qui n'est pas des plus évidents ; si c'est normal pour un Papier, c'est moins courant en science-fiction étant donné les larges étendues qu'elle offre habituellement... mais je suis content d'avoir pu établir cette proximité ;)
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lundi 1 juillet à 07h17
Les derniers paragraphes sont incroyables, franchement
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dimanche 9 août à 15h42
Merci, vraiment. Le plus dur étant de ne pas en faire trop^^'
 0
dimanche 9 août à 17h43