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Marine Labaisse

mardi 13 avril 2021

Quand vient le soir

Mercredi

Mercredi


[Avertissement de contenu]

Mort d'animal de compagnie, mort d'humain, deuil, attaque d'oiseau, paranoïa, dépression


Lorsqu’elle avait acheté ce bel appartement sur Orlatan Gate, Susan Youns était persuadée de faire l’affaire de sa vie. Il était spacieux, bien éclairé, avec une vue splendide sur Londres et proche de toutes les commodités. Une véritable aubaine ! Elle avait d’ailleurs été félicitée par tout son entourage pour avoir su saisir une opportunité pareille. Deux semaines plus tard, tous ses meubles étaient installés, et Susan passait enfin le seuil de chez elle.

« Tu vas voir, Henry, on va vivre nos meilleures années ici. »

Henry, lui, s’en fichait un peu. Il faut dire que pour un hamster, un appartement ou un autre ça ne change pas grand-chose. La seule amélioration qu’il y notait, c’était que Susan lui avait acheté une cage plus grande, avec un hamac – le grand luxe.

La pendaison de crémaillère eut lieu le premier week-end ; Susan n’avait pas pu attendre. Ses invités se pressaient au milieu des cartons encore fermés, et lorsque les chaises vinrent à manquer, ils s’installèrent sur ces assises improvisées. La fête mariait à la perfection les apparences luxueuses et les relents de squat : du champagne dans des gobelets en plastique, des tenues de soirées soignées pour dévorer des cacahuètes, les odeurs des colognes et de la sueur mélangées. C’était parfait. Susan se trouvait perchée sur l’accoudoir de son canapé, un bras lancé autour des épaules de sa meilleure amie Noma. Elle riait un peu trop fort pour couvrir la musique. Jamais elle n’avait été si heureuse, enfin propriétaire, ivre des compliments de ses proches et des verres de champagne.


*


Quatre jours plus tard, Susan montait les marches du métro. Ses talons hauts lui meurtrissaient les pieds, et elle rêvait de les envoyer frapper les murs de son entrée aussitôt la porte passée. Elle s’arrêta tout de même dans un Prêt à manger pour acheter une soupe de légumes et un sandwich thon-crudités : elle avait un cours de yoga ce soir-là, comme tous les mercredis, et rentrerait bien trop tard pour avoir le courage de cuisiner. Toutes les excuses étaient bonnes pour éviter de mettre la main à la pâte, littéralement. Parfois, Noma la prenait en pitié et l’invitait à dîner chez elle — c’était un véritable cordon bleu. Elle avait été jalouse de la nouvelle cuisine de Susan dès qu’elle avait pu poser les yeux dessus. Un tel gâchis, s’était-elle exclamée.

Tout en pianotant sur son téléphone pour donner rendez-vous à son amie, Susan pénétra dans son immeuble et prit l’ascenseur qui la mena au neuvième et dernier étage. Noma lui confirma rapidement sa présence au cours du soir : séance papotage programmée sur le chemin de la salle de sport. Ce dernier commentaire fit sourire Susan tandis qu’elle parcourait les quelques mètres qui la séparaient de la délivrance. Sa clé tourna dans la serrure de la porte blanche ; elle accueillit avec un soupir de béatitude l’odeur familière de son nouveau foyer et le son sourd des chaussures qu’elle balança gaiement devant elle. Le carrelage froid lui colla un frisson tout en soulageant le début d’ampoule sous son pied droit.

Susan suspendit son sac à main à l’une des patères de l’entrée, puis se dirigea vers son réfrigérateur – le seul électroménager qu’elle utilisait avec le micro-onde – et y déposa son repas du soir. Elle en profita pour sortir un bâtonnet de carotte pour Henry – sa friandise quotidienne. Un coup d’œil à sa montre l’informa qu’elle avait vingt minutes devant elle pour se préparer, ce qui était largement suffisant : elle allait pouvoir passer un peu de temps avec son hamster.

En s’approchant de la cage, Susan s’étonna d’abord de ne pas y voir le moindre mouvement : d’habitude, Henry s’agitait à son retour, d’autant plus s’il sentait la carotte entre ses doigts. Peut-être dormait-il dans un coin. Elle le chercha dans le hamac, dans son nid de foin, mais il n’était nulle part. Susan sentit son cœur s’accélérer. Est-ce qu’Henry s’était échappé ? Non, la porte de sa cage était verrouillée. Elle l’ouvrit pour pouvoir fouiller plus facilement, agitant la carotte d’une main et susurrant son nom pour l’attirer. Elle le trouva derrière la roue.


Henry était mort.


Susan refusa d’y croire au premier abord. Elle le caressa du bout de l’index, occultant le froid de son corps, l’enveloppa dans ses mains pour le serrer contre elle en murmurant des mots doux. Sur ses joues dévalaient des larmes d’incompréhension et de désespoir. Elle dut se rendre à l’évidence lorsque, en posant son oreille sur le petit ventre poilu, elle ne perçut aucun battement.

La suite se déroula dans un brouillard épais. Susan se souvint avoir appelé Noma pour lui expliquer la situation et annuler sa venue au cours de yoga. Sa meilleure amie lui proposa de venir chez elle, mais elle refusa. Puis elle se rendit chez son vétérinaire pour y déposer la dépouille du hamster. Elle effaça de sa conscience toutes les explications du docteur, tous les messages de compassion du personnel. Seule persistait l’odeur aseptisée de la clinique et la sensation de vide sur le chemin du retour. Noma l’attendait devant sa porte : le cours de yoga était terminé, et elle tenait à la main un sac plastique rempli de nourriture. Susan ne parvint à rien avaler, la gorge obstruée par les sanglots.

Le sommeil, enfin, lui apporta un peu de délivrance.


*


Le lendemain, Susan se leva le cœur lourd et l’esprit embrumé. La douleur était devenue sourde, elle collait à son corps comme une seconde peau. La jeune femme effectua ses tâches quotidiennes, machinalement, se servit un café et déposa même quelques granulés dans la gamelle d’Henry en se dirigeant vers son fauteuil préféré.

Lorsqu’elle entendit le grignotage caractéristique de son hamster, elle se retourna précipitamment, renversant au passage le café brûlant sur ses mains. Henry était là, dans sa cage. Il était là. Sous ses yeux. Ça n’avait aucun sens. C’était même impossible : Henry était mort la veille.

La morsure du café la ramena à la réalité, et elle se précipita pour passer ses mains sous l’eau froide. Elle était victime d’une hallucination. Il lui manquait tellement qu’elle avait cru l’avoir vu. Il ne pouvait en être autrement. Malgré le flou de la soirée, elle avait le net souvenir de sa découverte macabre. Mais en revenant dans le salon, force était de constater que le hamster se trouvait bel et bien là.

Susan le sortit de sa cage, caressa son corps chaud et écouta son petit cœur qui battait, tandis que lui se débattait pour retrouver la terre ferme. Soulagée, elle se laissa tomber dans son fauteuil et pleura. Elle saisit son téléphone et appela sa meilleure amie :

« Noma, Henry est vivant ! »

Le silence lui répondit, puis :

« Pourquoi ne serait-il pas vivant ? »

L’incompréhension était claire dans sa voix : ce fut au tour de Susan d’être perdue :

« Il était mort hier. C’est… c’est étrange quand même, non ?

— Quoi ? Comment ça, mort ?

— Tu as passé la soirée à me consoler, Noma.

— Mais qu’est-ce que tu racontes ? On ne s’est même pas vraiment parlé hier, tu es rentrée aussitôt le cours terminé. »

Susan ne savait plus quoi penser. Avait-elle rêvé ? Non, elle avait bien le souvenir de sa journée. Elle avait raté son cours de yoga, elle en était certaine. C’était à n’y rien comprendre…

« Susan ? Tu es sûre que ça va ?

– Oui, pardon. Je suis juste mal réveillée. Passe une bonne journée. »

Elle raccrocha sans attendre de réponse, et observa Henry qui courait dans sa roue. Quelque chose ne tournait pas rond.


*


Le mercredi suivant, Susan se leva gaiement, les souvenirs de la semaine précédente volontairement tassés dans un coin de son esprit. Elle n’avait pas oublié les événements, ils l’avaient même hantée plusieurs jours, à lui en faire perdre le sommeil. Mais Henry était vivant, c’était tout ce qui comptait. Elle s’était accommodée de la situation, renonçant à connaître le fin mot de l’histoire, et avait repris le cours de sa vie. Noma en avait été soulagée, car Susan n’était plus elle-même depuis son appel étrange.

La journée s’annonçait longue et éprouvante au travail, un simple café ne suffirait pas. Susan versa des céréales dans un bol en chantonnant, puis ouvrit le réfrigérateur pour attraper le lait. Un hurlement lui échappa lorsqu’elle découvrit le corps glacé d’Henry, sur l’une des étagères.


*


« Tu dois me croire, Noma. Il était mort, complètement gelé. Je l’ai laissé là cette fois, je n’ai pas eu la force de l’emmener chez le vétérinaire. Et ce matin, il était de retour dans sa cage, à roupiller dans son hamac comme un bienheureux. Je deviens folle ! !

— Ce que tu dis n’a aucun sens. Tu t’entends ? Comment Henry aurait pu sortir de sa cage, ouvrir ton frigo et grimper sur la plus haute étagère pour y mourir ? C’est absurde ! Tu as simplement fait un cauchemar.

— Je te jure que non ! Tout s’est vraiment passé ! »

Un soupir las lui répondit à l’autre bout du fil.

« Susan, est-ce qu’il te reste des tranquillisants ? Je pense que tu as besoin d’un bon sommeil réparateur.

— Merci pour la confiance. »

Et elle raccrocha au nez de son amie, avec un picotement au coin des yeux. Personne ne la croyait. Ils l’avaient tous soutenue la veille, par messages ou au téléphone, et pourtant aucun ne se souvenait de quoi que ce soit. Susan avait tenté de leur apporter des preuves, mais les messages avaient disparu. Son patron l’avait même félicitée ce matin pour sa grosse vente de la veille, alors qu’elle était certaine de ne pas s’être rendue au bureau.

Se pourrait-il que Noma ait raison ? Est-ce que je deviens réellement folle ?

Susan s’essuya les yeux d’un geste rageur, rassembla ses affaires, et quitta son bureau sans un mot. Elle s’arrêta à la pharmacie sur le chemin de son appartement, pour acheter des tranquillisants, puis elle passa le reste de sa journée sur son sofa, les yeux fixés sur Henry, un verre de vin à la main. Son téléphone vibra et sonna dans son sac à main, mais elle l’ignora. Elle voulait être seule.


*


Un bruit de verre brisé la tira de la torpeur du sommeil. Son réveil indiquait six heures du matin. Elle se leva précipitamment, l’esprit encore endormi où s’entrechoquaient questions et injures. Lorsqu’elle ouvrit la porte de sa chambre, une brise glacée se glissa sous son haut et la fit frissonner : une fenêtre était ouverte. Il lui fallut quelques secondes de plus pour faire le lien entre le bruit qui l’avait réveillée et le vent mordant du petit matin. Prudente, elle enfila ses chaussons pour protéger ses pieds, et se dirigea vers son salon. La lumière des lampadaires n’éclairait que très peu son étage, aussi dut-elle allumer la pièce pour constater l’ampleur des dégâts.

Sa vitre avait explosé, et le verre avait jailli dans tous les recoins. Impossible cependant de comprendre ce qui avait bien pu se produire : elle vivait trop haut pour que quelqu’un ait pu atteindre sa fenêtre avec une pierre ou tout autre projectile. Elle ne décela d’ailleurs pas la moindre trace d’attaque.

Avant de calfeutrer sa fenêtre, elle s’approcha de la cage de son hamster pour vérifier qu’aucun morceau de verre n’y était tombé. Elle en ouvrit la porte, fouilla rapidement le foin. Alors qu’elle s’apprêtait à refermer la grille, un pincement violent lui arracha un petit cri et elle fit un bond surpris en arrière. Son cœur s’emballa lorsqu’elle vit l’énorme corbeau posé sur la cage, l’œil vif et cruel dardé sur son visage. L’oiseau fit battre ses ailes pour en dégager les derniers morceaux de verre, se lavant de tout crime. Puis, non sans la quitter du regard, il pencha son bec dans l’ouverture de la cage et saisit Henry, roulé en boule.

« Non ! »

Susan se précipita, frappa la bête de toutes ses forces. Les serres du corbeau lui lacérèrent les bras et le visage à chaque coup qu’elle lança dans sa direction. Il lui arracha des cheveux et des cris, fit couler son sang et ses larmes, mais jamais il ne lâcha le pauvre Henry.

Sa silhouette sombre disparut finalement dans le ciel, et avec elle l’espoir de sauver Henry. Dans sa chambre, le réveil se déclencha :

« Bonjour ! Il est 6h30 et ce mercredi s’annonce particulièrement agréable ! »


*


Lorsque Susan ouvrit les yeux le mercredi suivant, elle avait le cœur au bord des lèvres. Elle savait que, cette fois encore, elle allait découvrir son hamster décédé quelque part dans l’appartement. Le traumatisme de l’attaque du corbeau l’avait empêchée de dormir toute la semaine. Une fois de plus, en dépit du déplacement des pompiers, de son admission à l’hôpital pour soigner ses plaies, et des visites de ses parents et amis, la vie avait repris son cours normal le lendemain. Les bandages avaient laissé place à une peau en parfait état, sa fenêtre était intacte, et Henry mangeait son foin. Mais les souvenirs, eux, demeuraient. Susan bondissait au moindre bruit, fondait en larmes à la vue d’un moineau, et fixait l’écran de son ordinateur pendant des heures. Son entourage s’inquiétait.

Elle hésita à rester terrée sous sa couette, à refuser la réalité et à simplement attendre que le jeudi arrive. Ne pas aller au travail, ou alors sortir de l’appartement en vitesse pour ne rien voir, et retourner au lit aussitôt rentrée. Oui, c’était une bonne solution. Elle se leva, s’habilla, et rejoignit la salle d’eau en prenant bien soin de ne pas regarder en direction du salon. Une toilette rapide, et elle chaussait déjà ses talons, son sac sur l’épaule et la porte ouverte. Ce ne fut qu’une fois dans le métro qu’elle évacua la tension de son corps et pensa à ranger ses clés dans son sac à main.

Toute la rame s’affola lorsque la jeune femme éclata en sanglots, émotionnellement à bout, en jetant son sac au sol. Le corps sans vie d’Henry roula sous les jambes d’un enfant qui se mit à pleurer à son tour.


*


Les semaines s’enchaînaient sans fin. Chaque mercredi, Susan découvrait son hamster mort. Elle avait beau tout essayer pour le protéger, pour éviter ce destin funeste, la mort trouvait toujours un moyen. Chaque mercredi, son monde s’effondrait, et son cœur comme son esprit se fissuraient un peu plus. Et chaque jeudi, Henry était de retour dans sa cage, heureux et bien portant. Personne ne la croyait. Personne ne se souvenait jamais des événements, qu’ils en soient témoins ou pas. Elle avait tout tenté, même auprès du vétérinaire, mais celui-ci soutenait à chaque fois qu’il ne l’avait pas vue depuis le dernier vaccin de son hamster. Pour sa part, elle l’avait trop vu pour toute une vie.

Elle consulta son médecin, qui lui prescrivit des antidépresseurs et tranquillisants, puis un psychiatre, qui augmenta la dose. Elle cessa de s’alimenter, et ne devait sa survie qu’à sa mère et à Noma qui venaient chaque jour lui tenir compagnie et lui apporter de la nourriture. Son patron finit par la mettre à la porte pour absences répétées et manque de travail. Mais Susan s’en fichait. Si elle ne tenait pas tant à Henry, elle aurait achevé la pauvre bête un lundi, ou un mardi, pour mettre fin à ce cercle infernal.

Mais Henry était destiné à mourir un mercredi, et à renaître le jeudi qui suivait.


*


« Non, je ne changerai pas d’avis, Susan. Tu répètes cette histoire depuis des mois, et je vois ton état empirer au fur et à mesure. Alors ce soir, je reste dormir ici, et je ne repartirai que jeudi. J’ai déjà pris ma journée au boulot.

– Tu me crois, alors ? »

Noma eut une moue désolée.

« Je ne sais pas. Mais si ce que tu dis est vrai, alors je ne l’oublierai pas cette fois, puisque je le vivrai avec toi. Et si rien ne se passe, ça devrait t’aider à comprendre que tout est dans ta tête. Je pense que, dans tous les cas, ce sera toujours mieux que ce que tu vis en ce moment. »

Susan acquiesça doucement. Elle doutait que tout se déroule selon le plan de Noma et pourtant, elle sentait une pointe d’espoir l’envahir à la simple pensée d’avoir son amie près d’elle. Si Noma vivait ce mercredi à ses côtés, tout ce mercredi, alors elle aurait une alliée sur laquelle se reposer, et avec qui trouver une solution.

Ce fut avec cette idée en tête que Susan trouva le sommeil, pour la première fois depuis longtemps.


*


Les oiseaux chantaient dehors. Malgré elle, la jeune femme ne put réprimer un frisson de malaise. Elle sortit de son lit le cœur serré, sans éveiller son amie endormie, avec la certitude de vivre à nouveau la mort de son hamster. Tout lui criait de faire demi-tour, d’ingurgiter une poignée de médicaments et d’attendre que la journée passe. Mais elle devait en avoir le cœur net.

Lentement, comme face à un fauve, elle s’approcha de la cage. Il n’y avait aucun bruit. Ce ne pouvait qu’être de mauvais augure. Susan glissa ses doigts tremblants entre les barreaux et chuchota, la gorge nouée :

« Henry ? »

Silence.

De nouvelles larmes coulèrent sur les traînées creusées par toutes les autres. Elle n’aurait pas dû espérer. C’était peine perdue.

Puis soudain, un petit museau frétillant se fraya un chemin sous un tas de foin. Sa joie fut telle qu’elle ne put la contenir et sauta sur place à plusieurs reprises en riant à travers ses larmes, avant d’enfin saisir l’animal pour le serrer contre sa poitrine. C’était terminé. La malédiction du mercredi prenait fin.

Susan se précipita vers sa chambre, où Noma dormait encore, afin de lui annoncer la bonne nouvelle :

« Il est vivant ! Noma, Henry est vivant ! »

Elle ouvrit la porte.

Un hurlement déchirant jaillit de sa gorge.

Là, les yeux sans vie de Noma la fixaient.

Commentaires

Prêt à manger, le pire souvenir de sandwich de toute mon existence...
Pauvre Susan, quelle horreur de revivre cette boucle sans pouvoir se faire comprendre de personnage. Le geste de Noma est admirable... mais rend les choses pires encore. Bravo pour cette nouvelle :)
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lundi 12 avril à 14h54
Y a des trucs sympas pourtant, même si ce n'est pas de la grande gastronomie !
Je n'aimerais pas être à la place de Susan, c'est sûr... rien qu'imaginer ça avec Ki. Je crois que je me défenestre à un moment donné ^^"
Merci !
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mardi 13 avril à 10h19
J'adore cette nouvelle ! Alors... Elle est terrible hein ! Mais si bien ! Le côté inéluctable, l'ambiance fantastique et incompréhensible, la chute, tout ! Vraiment top !
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vendredi 16 avril à 11h55
Merci beaucoup ! J'adore cette ambiance oui, le fantastique a un potentiel horrifique assez exceptionnel et on a tendance à ne penser qu'à son aspect merveilleux.
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vendredi 16 avril à 12h43
C’est tellement précis, efficace et prenant ! Ça en frustrant de curiosité de ne pas avoir le « reste » du livre qui détaille l’enquête, nous fais miroiter la vérité pour nous dévoiler le twist final.. Chapeau bas, ça m’a replongé dans les best sellers policiers américains que je dévorais plus jeune, j’ai accroché dés le premier paragraphe. Et quelle maîtrise du style, c’est tellement plaisant à lire !
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dimanche 23 mai à 19h36
C'est ce qui me plaît avec la nouvelle, le fait de ne pas avoir à tout dire, tout révéler !
Merci :)
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dimanche 23 mai à 21h56