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Benjamin Labbé

mercredi 28 avril 2021

Mycélium

Chapitre 1 - Navire

Les craquements du navire ballotté par les vagues achevèrent le sommeil fragile de l’Alchimiste. Elle se retourna, une fois, puis une seconde, se débattit avec son oreiller, dont les côtés inutilisés ne restaient frais que quelques instants. Sa peau écarlate la brûlait, ses cheveux suintants la démangeaient et sa gorge asséchée la suffoquait. Elle chercha à se couvrir différemment — jusqu’à la poitrine, une jambe dehors, seulement les pieds — avant de jeter le drap avec frustration. Il était vain d’insister : elle ne dormirait plus. À contrecœur, la jeune femme ouvrit les yeux, s’assit sur le bord de la couchette et retira ses bouchons de cire d’une main malhabile. Voilà cinq jours qu’elle ne survivait que grâce à quelques minutes de sommeil glanées au long de la journée, incapable de tenir une véritable nuit à cause du bruit, des secousses, et de l’atmosphère étouffante qui semblait avoir envahi l’entièreté du navire.

Le plancher grossier menaça de larder les pieds de l’Alchimiste d’échardes dès l’instant où elle l’effleura. Elle en avait déjà fait les frais trois jours auparavant et avait passé une bonne partie de sa matinée à extraire la pointe de sa plante droite. Néanmoins, elle savait désormais où se trouvaient les pièges, et quelles planches n’étaient que râpeuses plutôt que dangereuses. Ayant esquivé les chausse-trappes avec succès, la jeune femme s’accroupit afin de tirer à elle la lourde malle rangée sous la couchette. Le bagage contenait un ensemble hétéroclite — quoique parfaitement ordonné — de vêtements, rations de viande séchée, verrerie de laboratoire et protections en cuir. Au-dessus du bric-à-brac trônaient une outre et un bol en bronze, strié de taches rouille, dont l’Alchimiste s’empara.

Dès qu’elle ôta le bouchon de la gourde, l’odeur doucereuse du garum mêlé d’épices embauma la cabine : le récipient produisit un brouet couleur de vieux sang, dont les reflets rougeoyants rappelaient l’incandescence du métal fondu. L’Alchimiste engloutit le breuvage avec avidité, les yeux mi-clos, et quelques gouttes rescapées peignirent sa gorge des mêmes traces qui s’étaient incrustées dans le bol. Elle les effaça d’un revers de main nonchalant et laissa échapper un soupir de satisfaction.

Si l’importance d’une invention se jaugeait à la hauteur des richesses générées par celle-ci, alors cette mixture était sans nul doute sa plus grande création. Il s’agissait d’une soupe capable de se conserver durant des mois, voire des années, sans pourrir ni rancir. Elle était facile à produire, nutritive, aisée à transporter et avait une saveur appréciable — si l’on parvenait à oublier son arrière-goût métallique. Certains lui prêtaient même des vertus énergisantes, à l’instar de ces infusions de plantes exotiques venues de l’Est et qui trouvaient parfois leur chemin jusque sur les étals de la Capitale. L’Alchimiste, elle, n’avait guère d’avis sur la question, si ce n’était qu’il s’agissait d’un excellent argument de vente. Ainsi, elle avait su se créer une petite clientèle fidèle de mercenaires, voyageurs et artisans, qui avaient rapidement intégré la soupe à leur ordinaire. La Guilde des Alchimistes n’avait pas été difficile à convaincre du potentiel de la trouvaille, au vu des bénéfices considérables qu’elle pourrait en tirer, et avait offert à sa créatrice une place de titulaire ainsi que les moyens de produire le breuvage en quantité. Le tout, bien entendu, en échange d’une fraction tout à fait raisonnable des profits engrangés. Grâce au réseau de la guilde, l’achalandage de la jeune femme avait explosé, jusqu’à attirer l’œil de la marine impériale elle-même. Un contrat on ne peut plus juteux et qui assura à sa signataire — et à surtout à ses bienfaiteurs — des revenus plus que confortables.

C’était là la palpitante pierre d’angle sur laquelle s’était bâtie sa carrière : la mise au point d’une recette de cuisine. Pareil étalage de banalité n’avait de cesse d’amuser la jeune femme, tant il contrastait avec l’image que le peuple se faisait des alchimistes. Vie en bouteille, musique cristallisée, mémoire animée n’étaient que parades nuptiales à destination de riches nigauds, rien de plus. La soupe, voilà d’où venait la fortune  ! Les babioles ésotériques n’avaient guère plus de valeur marchande que les toiles des peintres et seules les plus exceptionnelles permettaient à leur créateur de manger. Les autres, médiocres, passables, et acceptables, pourrissaient au fond de granges et de greniers avec les rats pour unique public.

D’une main passée sur le visage, l’Alchimiste essaima la nuée de divagations qui bourdonnait dans son esprit. La fatigue attisait les parasites, et un simple geste ne parviendrait pas à les tenir à distance bien longtemps. Il lui fallait de l’air frais pour aérer cette coque fiévreuse qui lui tenait lieu de crâne. Peut-être la brise marine avait-elle apporté un peu de froideur, ou au moins un souffle capable de sécher sa peau moite. L’Alchimiste farfouilla à nouveau dans la malle afin d’en tirer une longue robe de soie bleue, qu’elle enfila par-dessus sa tunique, jusqu’à être couverte des chevilles aux poignets comme le voulait la norme impériale. Celle-ci prônait la modestie et le conformisme avant tout, dans les formes si ce n’est les couleurs, et toute déviation était perçue comme un signe de barbarisme ou de débauche. Les cheveux courts de la jeune femme étaient déjà un affront à ces règles, qu’elle ne pouvait se permettre que grâce à son statut d’alchimiste. Elle termina en chaussant des bottes de cuir noir, qu’elle prit un plaisir mesquin à racler au sol lorsqu’elle quitta la cabine.

La Naphta était une sublime galère mécanique, le fleuron de la compagnie marchande Tzimiskes, issu des toutes dernières avancées en construction navale. La voile triangulaire et une grande cheminée métallique se disputaient la domination du pont, à coups de claquements et de crachats de fumée noire. Un complexe assemblage de poulies et d’engrenages, mis en mouvement par la combustion d’une énorme chaudière, entraînait chaque rame. L’Alchimiste ne se lassait pas d’admirer l’ingéniosité déployée par les créateurs d’un tel système et par le talent des artisans qui lui avaient donné vie. Plusieurs de ses collègues travaillaient à plein temps pour la marine impériale et amélioraient sans relâche l’efficacité des moteurs nécessaires à la propulsion de ces dromons.

Une douzaine de tentes avait colonisé le pont, chacune suivie de sa portée de malles, sacs et aventuriers piteux. Les cabines étaient peu nombreuses sur les navires marchands, aussi leur location se faisait-elle à des prix qui les réservaient à l’élite. Les autres voyageurs plus démunis — si tant est qu’un démuni puisse être un voyageur — s’installaient là où ils le pouvaient, du moment qu’ils ne gênaient pas l’équipage. Sur les convois les plus prisés, ces campements anarchiques viraient aisément à l’empilage de bétail, chaque planche libre voyant alterner jour et nuit sa cohorte de tissus crasseux et de corps puants. Fort heureusement pour les présents, si peu de gens se rendaient en Myconie que les conditions de voyage semblaient presque agréables, du moins pour l’instant.

L’Alchimiste s’avança vers la proue et son campement, déjà bien réchauffés par un soleil terriblement matinal. Entre l’absence de la fraîcheur recherchée et la présence manifeste d’autres personnes — certes encore endormie, mais pour combien de temps  ? — la jeune femme hésita même à faire demi-tour et à retourner dans sa cabine exiguë. Au moins, elle y souffrirait de la chaleur seule. Cependant, comme pour l’inciter à davantage de sociabilité, la brise marine se leva et caressa sa peau humide d’une langue salée. L’Alchimiste en soupira de plaisir et continua d’avancer. Mieux valait en profiter tant qu’elle le pouvait encore : dans quelques jours, sortir sans protection deviendrait impossible.

La jeune femme en frissonna d’impatience.

Un mousse d’une quinzaine d’années à peine s’extirpa de la cale et salua timidement l’Alchimiste, qui lui répondit par un signe de main accompagné d’un sourire fatigué. Elle sentit le regard du garçon se fixer avec insistance sur ses yeux. Ou, plus exactement, sous ses yeux. Une expression inquiète traversa le visage du gamin.

«  Vous êtes malade, Madame  ?  »

Elle avait l’habitude de cette remarque  ; le sommeil la fuyait avec persistance, sur terre comme en mer, et tous ses efforts pour mettre au point un composé somnifère n’avaient réussi qu’à la rendre plus maladive. Elle avait fini par considérer ses cernes et son teint blafard comme une part de son identité.

«  Pas encore  », lâcha-t-elle sur un ton égal.

Le Mousse chercha le sens caché de la répartie quelques instants, les sourcils froncés. Puis, frappé d’une illumination lorsqu’il sembla enfin saisir le trait acide, son faciès rayonna :

«  Oh, vous êtes l’alchimiste dont le capitaine m’avait causé  ! Ravi de vous rencontrer  !  »

Le garçon — auquel il manquait deux dents — irradiait d’un trop-plein d’énergie et de candeur qu’il ne parvenait à canaliser, un peu comme s’il venait d’apercevoir une licorne. Il rajusta sa tunique sale d’un geste fébrile et se campa face à l’Alchimiste dans la posture maladroite des adolescents au corps trop rapidement développé.

« Je peux vous poser une petite question, si c’est pas trop indiscret ? » demanda-t-il d’une voix hésitante.

L’acquiescement silencieux de la jeune femme rendit le gamin euphorique.

« C’est bien d’être alchimiste, non ? »

La question, débordante d’innocence, exigea pourtant de la jeune femme un effort de concentration surprenant avant qu’elle ne puisse produire la moindre réponse. Être alchimiste était indubitablement une fonction respectable et respectée. Elle n’avait pas à se briser le dos pour gagner trois croûtes de pain, et il lui arrivait même de trouver un intérêt à son travail. Mais était-ce suffisant pour qualifier cela de bien ? Et, sans doute plus important encore, pouvait-elle le lui dire ? Le sourire agonisant du Mousse la força à bricoler une réponse, aussi insatisfaisante sembla-t-elle à l’érudite.

« Ce n’est pas si excitant que ce que les gens s’imaginent. Je n’ai jamais fait sauter mon laboratoire, mais je n’ai jamais vraiment rien inventé non plus. J’imagine… que ce n’est pas si mal ? » dit-elle en traînant chaque mot hors de sa gorge.

Loin de se laisser abattre, le Mousse lui répondit avec enthousiasme.

« Vous êtes trop modeste, Madame, moi j’ai grandi dans un petit village, on avait pas d’alchimiste. Juste une vieille sage qui nous donnait des herbes quand on était malades. Mais un jour, y’en a un qui est venu, il cherchait un apprenti qu’il disait. Toutes les familles ont proposé leur gosse, mais il a pas voulu de moi. Il a dit que j’avais pas assez le don, et il est parti avec la fille des Gregoras. »

Le gamin marqua une courte pause, interminable aux yeux de son interlocutrice. Que pouvait-elle lui répondre ? Que devait-elle lui répondre ? Que le « don » n’était que la grossière simplification d’une réalité bien plus complexe, servie comme vérité aux non-initiés afin qu’ils ne se penchent pas trop sur les affaires des érudits ? Ou bien devait-elle plutôt lui tisser un pieux mensonge ? L’Alchimiste eut du mal à réprimer un soupir de soulagement lorsque l’engouement du Mousse réapparut sur ses lèvres craquelées et poussiéreuses.

« Mais j’suis pas triste ! Je sais que je suis pas le plus malin. Je me serais sûrement fait cramer la mouille ! Déjà qu’elle est pas bien belle, vous imaginez ? »

L’Alchimiste gratifia la boutade d’un fin sourire. La poitrine du gamin se gonfla en conséquence et il reprit :

« Je peux voyager ! Enfin vous aussi, mais moi, j’ai même pas besoin de payer ! Suffit que je nettoie le pont et que je charge les chaudières et je peux faire le tour du monde ! Dites… vous êtes déjà allée en Myconie vous, si je peux vous demander ?

— Jamais. C’est la première fois que je monte sur un navire.

— Alors on est tout pareil ! Je suis sorti qu’une fois de Notre Mer, pour une escale au sud. C’était impressionnant, mais on est pas restés longtemps. C’est mon premier vrai voyage en fait ! Le Capitaine nous a donné des chiffons pour quand on arrivera là-bas. Il dit que l’air n’y est pas normal.

— Des chiffons ? » répéta l’Alchimiste, incrédule.

« Ouais, des chiffons. Des vieilles tuniques coupées, ce genre de choses. Il nous a ordonné de bien les serrer autour de notre nez et de notre bouche pour nous protéger », précisa le Mousse, aussi ravi de cette attention soudaine qu’ignorant de sa cause.

La jeune femme le dévisagea, imagina la trogne du gamin planquée derrière de vieilles chiffes en lin. Croyait-il vraiment qu’elles lui permettraient de survivre à son escale ? Sa vie valait sûrement moins qu’un masque en cuir aux yeux de son employeur. Elle hésita à le détromper, puis à feindre de ne rien savoir de l’imminente détresse qui allait le frapper, avant de finalement l’inviter à la suivre. Le Mousse, porté par un mélange d’incompréhension et de curiosité, s’exécuta en silence. Un marchand à l’œil torve les dévisagea lorsqu’ils passèrent devant sa tente et marmonna quelque chose à propos de l’indécence des femmes ces jours-ci. Seuls les ronflements des moteurs lui répondirent.

Une fois devant la porte de sa cabine, l’Alchimiste demanda au Mousse d’attendre avant de s’y enfermer. Enfin isolée, elle s’autorisa un long soupir de soulagement, d’amertume et de regrets. Elle n’était déjà plus vraiment certaine d’assumer sa décision, aussi dépourvue de conséquences soit-elle pour sa propre personne. En choisissant d’aider le môme, elle l’avait laissé pénétrer dans son histoire, dans sa vie. Il suffisait de voir comme il la regardait ! Une idole, sa supérieure… ou juste sa mère ? Toujours était-il qu’elle ne pourrait plus se débarrasser de lui si facilement. L’image d’un visage ravagé et purulent poussa brusquement sa main en avant. Elle tira de la malle une fiole remplie d’un liquide noirâtre et la fit rouler entre ses doigts. Elle ne pouvait se permettre de l’aider davantage, mais peut-être que cela suffirait. Peut-être… Ses jambes tremblaient.

Quand la porte s’ouvrit, le Mousse était toujours là, le regard porté vers la mer et la gueule béate. Ses yeux s’illuminèrent à la vue de la jeune femme.

« Qu’est-ce que vous vouliez me montrer, Madame ? »

Sans lui répondre, l’Alchimiste lui tendit la fiole. Il scruta l’objet d’un air circonspect avant d’accepter de le prendre comme s’il s’agissait d’un bijou délicat. Dès qu’elle eut la main de nouveau libre, la jeune femme regarda le Mousse droit dans les yeux.

« Dès que vous en aurez la possibilité, sortez une bassine et remplissez-la d’eau claire. Nettoyez votre masque en lin et si vous avez du savon, utilisez-en. Quand il sera propre, versez la fiole dessus et assurez-vous que tout le tissu en soit bien imbibé, puis laissez le tout sécher pendant au moins une nuit, d’accord ? »

Le gamin acquiesça sans comprendre. Bien sûr qu’il ne comprenait pas. De toute façon, cela ne lui servirait à rien de comprendre ; cela ne l’aiderait pas à survivre. À quoi bon lui dire que ce qu’il avait entre les mains était un enduit alchimique qui valait probablement plus cher que l’ensemble de ses possessions ? Cela risquait même peut-être de l’inciter à le brader à quelque marchand plutôt qu’à l’utiliser comme elle lui avait demandé. Qu’est-ce que cela aurait changé, qu’il sache que la substance contenait un mélange de résine de pin, de naphte, de peau et de souffrance, chauffé pendant deux lunes ? Sans doute l’aurait-il tout bonnement jeté par-dessus bord, plus inquiet de se voir empoisonné qu’infecté. Non, décidément, cela ne lui servirait à rien. Il avait juste besoin de savoir comment l’appliquer et peut-être de deviner que cela lui sauverait la vie. La jeune femme s’apprêtait à retourner dans sa cabine lorsque le Mousse s’exprima à nouveau.

« Je sais pas trop comment vous remercier, en fait… en fait, je sais pas trop pourquoi vous m’avez donné ça non plus, vu qu’on se connaît pas. Vous êtes vraiment gentille, Madame. »

Gentille, elle ? Cela faisait longtemps qu’elle ne l’avait pas entendue, celle-là. Elle n’avait rien de gentil, elle qui avait hésité à le vouer à l’agonie plutôt que d’affronter sa propre empathie. Pourtant, les mots l’emplirent de satisfaction, quelques instants.

« Voyez-le comme une seconde chance avec les alchimistes », répondit-elle avec un léger sourire.

Puis elle fit volte-face et retourna dans sa cabine, verrouillant la porte derrière elle.

Elle avait eu plus que sa dose de contacts humains : elle se laissa tomber sur sa couche, encore vêtue et chaussée, et ferma les yeux. Dans sa gorge gonfla un nœud de remords. La jeune femme regrettait d’être sortie. D’avoir parlé au Mousse. De lui avoir parlé de cette manière, si ampoulée, si maladroite. La contrition se mêla de honte lorsqu’elle repensa à sa dernière phrase. Pour qui se prenait-elle, l’arbitre des destinées ?

Elle secoua violemment la tête pour chasser cette gêne, et des souvenirs la remplacèrent. Ceux d’une Alchimiste plus jeune, encore sous la tutelle d’un maître, et animée par l’envie d’apprendre, de canaliser ces forces qui semblaient émaner d’elle. Elle n’avait jamais réussi à toucher à nouveau la sensation d’émerveillement qu’elle avait ressenti lorsque, pour la première fois, elle était parvenue à mettre sa joie en bouteille et à la laisser frétiller dans sa fiole. Ou quand, après des semaines d’errance et d’échecs, le marbre chanta pour elle. Elle tenta de forcer son esprit à se focaliser sur la Myconie, sur le futur, mais rien n’y fit. Sa vision resta ancrée sur ces réminiscences qui réapparaissaient sans cesse, un peu plus lointaines chaque jour.

Un vrombissement secoua le navire, avant de s’apaiser de nouveau en un ronflement sourd. Le Mousse venait sans doute de vider un nouveau baril dans la chaudière. La jeune femme se détendit en imaginant le gamin trimer, un sourire goguenard aux lèvres et la face pleine de suie.

Finalement, peut-être avait-elle bien agi.

Commentaires

Bravo pour ton premier chapitre Ben !
J'ai adoré, ton écriture est très fluide, ça captive totalement. J'ai hâte de voir ce qui attend l'Alchimiste en Myconie.
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mercredi 28 avril à 10h35
J'avais déjà lu ce premier chapitre, et l'effet perdure : c'est vraiment prenant. Bravo, j'ai hâte de découvrir la suite (enfin... si ouais, j'imagine qu'il y a des gentils champignons aussi)
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mercredi 28 avril à 17h03
Ma phrase préférée de ce chapitre : "La soupe, voilà d'où venait la fortune !"
Bravo Ben pour ton chapitre !! Et à très vite pour le deuxième... ;)
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jeudi 6 mai à 11h14
Super début, j'aime l'ambiguité déjà entre sa position "respectée" et son cynisme... Vivement la suite !
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samedi 22 mai à 17h07