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Karole Schifferling

mardi 13 août 2019

La Mécanique du Temps – Tome 1 : Promesse

Chapitre 17

CHOISIR

Dimanche 23 février 1941, 8h05

L’hiver fut rude. La neige, maîtresse des lieux, avait englouti la ville et le moral.

Eugène avait abandonné. Louis, le jeune suicidaire, avait succombé au froid lors de la tempête du 11 novembre. Quel meilleur moyen, pour un patriote, que d’échapper au joug ennemi le jour de l’armistice ? Cela aurait presque pu être drôle… mais Bonus et Alfred comptaient attendre, eux aussi.

Nous étions seuls.

Deux mois après la demande, Jules et moi avions reçu nos carnets destinés aux tickets de rationnement – lui dans la catégorie J1, et moi en J3. Cela enlevait une épine des pieds des Durel mais, les rations étant très peu conséquentes, cela ne suffit pas. Les Allemands ne se gênaient jamais pour vider les magasins avant nous.

Suivant ce qu’il permettait d’acheter, chaque ticket avait sa couleur : rouge pour le sucre, brun pour la viande, violet pour le beurre et vert pour le thé ou le café. Si l’on en voulait plus, il fallait cultiver… ou prendre contact avec le marché noir.

Le vent froid brûla mes poumons alors que je m’éloignais de la ferme. Je remontai mon écharpe pour respirer à l’intérieur ; quelques flocons passèrent devant mes yeux. En temps normal, depuis le pré où je me trouvais, j’aurais été en mesure de voir ma maison. Celle de Ray.

Mais rien. Un simple champ de pommes de terre sous le manteau neigeux.

Je décidai de me diriger vers un muret ; la poudreuse me piégeait jusqu’aux hanches. Ce ne fut qu’après de laborieux efforts que, dans un lourd grognement, je me hissai dessus.

Le soleil rasait. J’observai son apparition dans un mutisme total, puis fermai les yeux.

Je pouvais revoir mon chez-moi, profiter de la douce chaleur des radiateurs. Entendre le four résonner pour annoncer la cuisson parfaite du repas. Sentir, une dernière fois, l’odeur du poulet rôti que mon père préparait si bien. Percevoir le rire éclatant de ma mère, me frotter le nez à cause du produit que Raymond utilisait pour nettoyer sa voiture…

Vous me manquez tellement.

— Qu’est-ce que tu fais là ?

Simon me surprit. Je pivotai et le vis enfin, au pied de mon perchoir. La neige lui arrivait à mi-cuisses.

— Comment tu m’as retrouvée ?

— Tu sais, pouffa-t-il, quand tes empreintes font trois mètres de haut, c’est pas bien compliqué…

Son sourire égaya ma matinée. Il devait cependant être frigorifié, avec rien qu’un gros pull et un pantalon de tissu : je me décalai d’un pouce et il put s’asseoir. Chacune de ses expirations formait une buée dense qui dansait ensuite loin de nous, parmi les flocons.

Je m’empressai de fourrer mon visage dans l’écharpe que m’avait tricotée Solange. Il s’agissait du meilleur remède contre le rhume.

— Mia, il faut qu’on parle d’un truc.

Il peina à ouvrir le bal :

— Mes parents sont prêts à te garder. Pas seulement temporairement, ils… ils vous apprécient, ton frère et toi, et ils savent que vous ne pouvez plus repartir. Ils savent ce que vous risquez. Ce ne serait plus jamais la même chose. Votre famille… elle est détruite, et vous êtes en danger. Même si vous le souhaitiez, vous ne pourriez jamais reconstruire quelque chose, là-bas.

— Pourquoi tu me dis ça ?

Ses paumes se frictionnèrent. Il ne me regardait plus en face.

— Si je te dis ça, poursuivit-il, c’est parce que je sais que tu continues de voyager. Ma mère t’a vue utiliser un vortex la semaine dernière. J’ai vraiment peur qu’un jour, tu partes et ne reviennes plus ; c’est dangereux.

— Sans blague ?

Il perçut les tremblements de mes membres, mon amertume. Je les jugulais difficilement :

— Je ne peux pas tout laisser derrière en un claquement de doigts, Simon. Ça me manque.

— Peut-être, mais tu nous fais courir des risques inutiles ; ceux qui ont tué Sonia ne s’arrêteront pas là.

— C’est si facile pour toi.

Mes mains s’enfournèrent dans mes poches. Il plissa les yeux :

— Tu crois pas que Jules mériterait de ne jamais revivre ça ? De pouvoir enfin se poser quelque part où il ne serait pas en danger ?

— Parce que les Schleus ne sont pas un danger ? Les bombardements à la noix, les incendies, la torture et la répression, ça n’est pas un danger ? Le danger, Simon, que tu le veuilles ou non, il règne partout ; on ne pourra jamais le fuir.

— Mais ici, on peut le combattre.

Déterminé, il changea ses appuis pour me faire face :

— Tu ne parviendrais à rien là-bas ; ceux qui te pourchassent ne laissent aucun témoin, et tu ne fais pas le poids. Tu le sais, tes proches aussi le savaient et, paradoxalement, en te mettant à l’abri, ils t’ont offert une chance inespérée de mettre fin à cette affaire. Tu penses qu’ils auraient tout donné s’ils avaient su que tu retournerais en 2010, quitte à te faire choper bêtement ? Tu penses que c’était ça qu’ils voulaient ? Réfléchis : on a assez de cartes en main pour faire tomber ces assassins ! On a les recherches de Sonia, ses espoirs, son matériel, et surtout, on dispose de ce qui lui a manqué : du temps.

Il saisit mon bras. Ses prunelles brillaient :

— Elle allait y arriver. C’est inconcevable qu’il en soit autrement. À quelques mois, quelques jours ou quelques années près, je l’ignore encore, mais elle s’apprêtait à anéantir tous les projets d’exploitation de la faille. C’était son vœu le plus cher : vous mettre en sûreté. Si tu reprends son flambeau… si, ensemble, on neutralise leurs plans, ceux qui nous menacent n’auront plus aucun pouvoir. Plus tôt on agit, plus grandes seront nos chances de les battre.

Il raffermit sa prise :

— Tu ne peux pas te permettre de perdre cette guerre. Reste ici, protège Jules, aide-moi à les prendre de vitesse. On peut les réduire au silence et fermer la faille, pour toujours.

— Et je ne pourrai plus rentrer chez moi.

Simon, hésitant, desserra son étreinte. Son regard se fit plus doux, mais je ne pouvais le soutenir. Alors, il descendit du muret :

— C’est ici, chez toi.

Et le bruit de la neige craquant sous ses pas s’éloigna. En fond sonore, je perçus son souffle difficile. Il toussait. L’asthme reprenait le dessus.

Je me remémorai notre conversation sous la Dame des Neiges. Celle où il m’assurait ne pas vouloir poursuivre les recherches pour pouvoir se consacrer à sa famille. Qu’est-ce qui a bien pu le faire changer d’avis ? L’absence de scientifiques pour poursuivre les travaux de ma mère ? Ou plutôt, la peur que ses ennemis s’en prennent à nous ?

Une bourrasque abîma mes cils, mais je l’ignorai pour mieux voir Simon remonter. Loin de moi et de mon ventre noué.

Laisser derrière moi mon époque. Pour la bonne cause. Pour empêcher nos détracteurs de nuire, et protéger ceux qui restent. Ne plus remettre les pieds dans le monde qui m’a vue naître.

Ses futurs changements ne me concerneraient plus.

Je devais rester ici, et me reconstruire. Avec Jules.

Pourquoi alors ne pas chercher à améliorer cette vie, cette époque dans laquelle je me range ? Pourquoi ne pas prendre le risque d’aider Simon si aucune conséquence ne s’appliquera à nous ?

— Simon, attends !

Mon ami refit face. Il était à dix ou quinze mètres de moi. Je devinai l’air plein d’espoir qui s’emparait parfois de lui.

— C’est le seul moyen de nous mettre à l’abri, n’est-ce pas ?

Je le vis acquiescer. Un sourire m’éclata au visage. Mes yeux flambaient.

D’accord, alors je vais le faire. Pour toi.

***

Mathieu œuvrait dans l’atelier. L’une des vitres était brisée, et le froid en profitait pour s’engouffrer à l’intérieur. Dans le but de se réchauffer, il travaillait plus vite : il voulait à tout prix terminer la luge avant la nuit, afin que l’on puisse la tester et se changer les idées. Je l’épiais depuis l’une des fenêtres intactes avant de me décider à frapper à la porte. Malgré la surprise, il ne broncha pas.

— Dis voir, marmonnai-je, je peux te parler une seconde ?

Le jeune homme m’interrogea en silence. Sans grogner – ce qui fut hautement suspect – il laissa ce qu’il était en train de faire, se hissa sur la table et tira un tabouret à côté de lui :

— Je t’écoute.

— J’ai réfléchi, expliquai-je en m’asseyant. Pour ce dont on avait parlé, tu te souviens ?

— Nan.

J’humectai mes lèvres :

— Je sais, j’ai bien conscience que ce n’est pas quelque chose à prendre à la légère. Mais ça y est. J’ai mis du temps, mais j’ai décidé. Je prends le risque de perdre mon monde pour sauver une vie.

Il analysa longuement mon charabia. Ce ne fut qu’un moment plus tard que son regard s’enfuit dans la salle.

Son attention retomba, prudemment, sur moi :

— Tu sais ce que ça implique ?

— J’ai eu le loisir de calculer tous les risques, tous les scénarios possibles.

— Et tu as conscience que tu peux empêcher ta naissance…

— Oui.

— … et que tu ne reverras probablement plus jamais tes amis ?

Je déglutis avant d’opiner :

— Oui.

Il soupira. Je descendis de mon tabouret :

— Mon choix est fait et il ne changera pas. Je vais trouver de quoi soigner ton frère. Alors, soit tu décides de m’aider, soit tu me laisses faire. Sache simplement qu’avec ou sans toi, je le ferai quand même.

Ça ne le rendit pas moins sceptique. Au bout d’une myriade de secondes, qui me parurent une éternité, il remit les pieds au sol et reprit son ouvrage. Je n’eus droit à aucune réaction. Jusqu’à ce que j’actionne la poignée de porte :

— Mia…

Alleluia .

Il se massait les tempes, nerveux :

— Je… d’accord, bien, entendu. Si ça peut soulager Simon, je t’aiderai.

J’effaçai aussitôt le sourire vainqueur qui s’affichait sur mon visage, et inspirai profondément.

Une page bien trop lourde se tournait enfin.

***

La matinée passa. Les gens déneigeaient les trottoirs pendant que les Allemands effectuaient leurs rondes. Cela allait faire quatre mois sans grand incident, et ils semblaient persuadés que leur organisation impitoyable en était à l’origine. Un homme, toutefois, retrouvé chez lui en possession d’explosifs, avait été fusillé pour l’exemple. Charles avait tremblé. Heureusement, avec nos mauvaises conditions climatiques, il aurait été surprenant de les voir traîner dans nos hauteurs : cela nous réconfortait quelque peu.

Mathieu pressa le pas. Nous marchions là où la neige épaisse nous isolait du verglas. Des contrôles d’identité s’effectuaient : nous préférâmes les éviter.

Moins nous étions repérés, mieux c’était.

Nous empruntâmes une venelle. Au croisement, des gendarmes français enquêtaient sur des inscriptions à la craie. Là encore, nous passâmes notre chemin. Boches et collaborateurs encombraient les rues et, malgré le froid, ils semblaient efficaces. Un coup d’œil vers l’église nous donna l’heure : midi moins le quart. Encore un peu de patience, et l’appel du déjeuner nous laisserait la voie libre.

— Il y a un petit café par là-bas, m’indiqua Mathieu. On pourrait attendre à l’intérieur.

L’éventualité d’une pièce chaude me requinqua : je suivis mon guide au cœur de la rue commerçante, et il nous aventura sous une galerie d’arcades, au bord de la route, pavée avec goût. Sur sa longueur, côté façades, elle offrait l’accès à une panoplie d’échoppes : épicerie, boulangerie, cordonnerie…

— C’est là.

Café des arcades

On poussa la porte ; une clochette carillonna. Mathieu retira poliment son béret, et nous nous installâmes à une table, près de la vitrine. Je n’avais pas retiré mon manteau qu’un homme d’une cinquantaine d’années, moustachu et jovial à souhait, abandonnait déjà un torchon pour s’approcher de nous :

— Tiens, p’tit gars, ça faisait longtemps !

Mon ami se leva et lui serra la main. Le cafetier ne tenait plus en place :

— Ce que je suis content de te voir ! Qu’est-ce qui t’amène ?

— Je fais visiter la ville à Marie, dit-il en me désignant du menton. Une cousine éloignée.

— Oh…

Sa sympathie me réchauffa l’âme. Il défroissa son tablier et se désola :

— J’ai plus d’café… et puis, j’vous propose pas des menthes à l’eau ; il fait trop frisquet. Deux chocolats ?

Mathieu accepta. Quelques secondes plus tard, l’homme remuait derrière son comptoir.

— C’est Émile, chuchota Mathieu, un ami de mon père. Ils ont fait la guerre ensemble.

Je posai mon écharpe sur la banquette. La buée s’accumulait sur la vitre : le jeune homme la frotta avec sa main pour mieux surveiller l’extérieur. Les habitués des lieux, eux, conversaient à gorge déployée : une belle occasion d’évoquer les sujets importants.

— T’as un plan, alors ? commença-t-il.

— Eh bien, je pensais infiltrer la pharmacie. Et une fois là-bas, lancer le vortex. Je prendrai les médicaments qu’il me faut et je reviendrai.

— Mh…

Il se gratta la tête :

— Chais pas. Comment tu comptes t’y prendre ? Il faudrait faire ça de nuit, et entre le couvre-feu et les Boches qui…

Il se tut. Il avait certes prononcé cela un peu fort, cependant les clients ne faisaient pas attention à nous.

— Bon. Et ta pharmacie, elle est au même endroit qu’aujourd’hui ?

— Je crois, oui. Dans la rue principale, à côté…

— … de la maison de la presse ?

— C’est ça.

Je m’effondrai de soulagement contre le dossier.

— Au pire, repris-je, il y en a une autre. C’est dans une rue parallèle au cimetière, pas très loin d’ici.

— Ça ne me dit rien.

— Ah ? Il s’agit peut-être d’une simple maison aujourd’hui, ou…

Émile posa une grande tasse fumante devant moi, et une seconde devant Mathieu. Ce n’étaient pas les tout petits volumes auxquels on avait droit au vingt-et-unième siècle : ceux-ci étaient bien plus importants, malgré le manque de produits et le rationnement. Du lait écrémé, moins coûteux, avait remplacé le lait entier.

Tant mieux : depuis toute petite, je haïssais la « peau » qui s’amassait à la surface de mon bol.

L’homme tira une chaise et s’y assit à l’envers, en bout de table, tourné vers Mathieu :

— Comment va ton père ?

— Il ne se plaint pas.

— Tu lui transmettras mon bonjour… Vous n’avez pas trop de problèmes, là-haut ? Avec les bombardements et tout l’toutim, j’me suis fait du souci pour vous.

— Non, pour l’instant on touche du bois, lança Mathieu en tapotant la table.

Émile s’en amusa. Puis, il soupira, et observa pensivement son plafond :

— Moi, ça m’arrange pas cette histoire, le couvre-feu et tout ça. Figure-toi qu’j’ai même plus l’droit de vendre de l’alcool, alors que c’était ça qui f’sait tourner mon affaire… et c’te fichue vitrine : trois fois que j’la change ! Trois fois, en un an ! Alors qu’en trente ans, mon père ne l’a fait réparer qu’une fois. Ils ne s’dérangent pas pour la détruire quand ils sont mal lunés…

Mon ami haussa brièvement les sourcils. Enfin, Émile regarda sa montre : il déclara qu’il avait du boulot, et qu’il tâcherait de nous rendre visite très bientôt.

— Sans faute, hein ? le taquina Mathieu.

— Sans faute, et p’t-être même bien ce soir !

Puis, Émile s’éclipsa à nouveau parmi ses verres et ses bouteilles, pour mieux servir les clients installés sur les chaises hautes.

Sans les quitter des yeux, Mathieu empoigna sa tasse :

— On boit ça tranquillement et tu me montreras où est cette fameuse pharmacie, proposa-t-il.

Et il prit une première gorgée de breuvage.

***

Il était midi vingt lorsque, après avoir payé, nous quittâmes le café d’Émile. L’air froid contrastait fortement avec la chaleur embrumant mon palais. Je me repérai, situai les différentes rues, et invitai Mathieu à tourner à droite. C’était en réalité tout proche : quelques minutes de marche plus tard, nous parvînmes déjà à l’emplacement voulu.

Un terrain vague.

Mon voisin s’étonna :

— C’est là ?

— Oui…

— Bah, c’est une bonne nouvelle ; tu pourras y accéder facilement.

— Oui mais, je le lance où, le vortex ?

Aucune surface plane et verticale ne se présentait. Aucun mur, rien. Seulement un sol bosselé converti en décharge urbaine, que la poudreuse peinait à camoufler.

— En plus, ajoutai-je, ce n’est pas très discret.

— Ça peut s’arranger, non ? Dès neuf heures, les volets sont fermés, et les Boches ça se surveille ! Si on plante des planches au milieu, ça pourrait faire office de mur, tu crois pas ?

Je hochai la tête :

— Je n’en sais rien.

Pour ne pas attirer l’attention, nous marchâmes encore, puis fîmes demi-tour au bout d’une dizaine de mètres, sans un mot. Mathieu vérifia l’absence de badauds avant de se faufiler sur la parcelle : il fouilla la neige. À force de persévérance et, parfois, de coups de pieds, il finit par déterrer un vieux sommier.

— Je, pfouh, je le mets où ?

Je reculai pour réfléchir. Où se trouvait le bâtiment, exactement, en 2010 ?

— Bon, tu te décides ?

— Laisse-moi un instant ; j’ai pas envie d’apparaître dans un mur.

Cela m’inquiétait, bien que, d’après les notes de ma mère, une telle mort était impossible. Ses études avaient prouvé qu’en cas d’apparition du portail au travers d’un objet, comme une table ou une simple dalle surélevée, le voyageur buterait dessus avant même de franchir le champ tachyonique. Il ne serait donc pas en mesure de le traverser sans escalader, ou lever correctement les pieds.

Je me plaçai là où je supposai l’entrée de la pharmacie. Visualisai son hall…

— Plutôt vers là, réagis-je.

Sur mes consignes, mon déménageur personnel alla enfouir un bout du sommier dans la poudreuse. Nous le calâmes ensuite avec des planches, une marmite, un vélo – ce qui était à notre disposition.

Il sembla fier de son œuvre :

— Ça t’irait ?

J’admirais son sens de la débrouille. Je creusai à mon tour à la recherche d’un caillou, et le jetai contre son mur improvisé. La petite pierre le cogna sans trop le faire trembler, et retrouva le sol.

— Oui, ça me va.

Il sourit :

— Dans ce cas, on fait ça quand ?

— Dès que possible.

— Ce soir ?

— Parfait.

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